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TRAITEMENT d'une DYSLIPIDÉMIE
Quel traitement  privilégier ?
 
Le bénéfice d’un traitement est largement démontré jusqu’à 75 ans. Au-delà, il n’y a pas de recommandation précise. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut rien tenter pour se prémunir des risques vasculaires liés à l’hypercholestérolémie !
Le traitement idéal repose sur l’activité physique et un « régime sans dénutrition » de type méditerranéen auxquels il faut le plus souvent ajouter un médicament hypolipémiant. Les fibrates ou les statines sont habituellement bien supportés chez les seniors en retenant que la dose minimale requise est toujours préférable à une dose maximale de manière à limiter au mieux les effets secondaires. Après 70 ans, prenez garde au risque musculaire provoqué par les statines surtout si vous souffrez d’insuffisance rénale ou d’hypothyroïdie. Le risque hépatique doit aussi être évalué pour tous les traitements hypolipémiants. Parlez-en à votre médecin.
L’intérêt d’une activité physique associée à un régime sans dénutrition de type méditerranéen est évident puisqu’il permet ainsi d’atteindre avec une plus petite dose de médicament la valeur cible de LDL souhaitée.
 
En prévention primaire* (voir dictionnaire) : Le C-T doit être pris en considération chez le sujet âgé de plus de 65 ans chez l’homme et de plus de 75 ans chez la Femme. Il faut traiter et abaisser votre LDL-C si vous appartenez à cette classe d’âge et si vous êtes à haut risque d’accident vasculaire (à savoir plusieurs facteurs de risque ou une maladie athéromateuse évoluée : sténoses, plaques etc sur les vaisseaux artériels périphériques ou la notion de cardiopathie ischémique : angine de poitrine, infarctus ou infarctus silencieux documenté).
En cas de traitement déjà prescrit, celui-ci sera poursuivi et adapté à la valeur cible de LDL-C souhaitée surtout s’il s’avère que le C-T reste élevé et le LDL-C supérieur à 2,2 g/l. La justification de la poursuite du traitement s’entend  si on prend en compte les garde-fous suivants : une espérance de vie de qualité supérieure à deux ans et une motivation personnelle adéquate. Parlez-en à votre médecin.
 
Après 80 ans, il n’est pas nécessaire de débuter un traitement en prévention primaire à moins que votre hypercholestérolémie soit importante, vérifiée à plusieurs reprises, que vous soyez en bon état général et présentant a priori une espérance de vie supérieure à 2 ans avec comme impératif le contrôle de tous les autres facteurs de risque : diabète et HTA. En dehors de ce cas d’école, la prévention primaire après 80 ans est inutile (recommandation AFSSAPS) d’autant que l’effet du traitement diminue avec l’âge même si la baisse du cholestérol sous statine ou fibrate est visible sur les chiffres donnés par le laboratoire. La baisse du C-T sous statine est indépendante de l’âge !
 
En prévention secondaire* (voir dictionnaire) : Le traitement médicamenteux s’impose dans tous les cas avec des valeurs cibles de LDL-C proches de celles de l’adulte tout en suivant les mêmes garde-fous : une espérance de vie de qualité supérieure à deux ans et une motivation personnelle adéquate. L’activité physique et un « régime sans dénutrition » sont là encore indispensables. Parlez-en à votre médecin.
 
(*) On appelle prévention primaire l’instauration d’un traitement médical avant la survenue d’un premier accident vasculaire. La prévention est dite secondaire lorsque l’instauration du traitement médical intervient après l’accident.
 
Remarques à propos des conseils hygiéno-diététiques : Si vous hésitez entre les différents traitements, n’oubliez jamais que l’activité physique et un régime équilibré, méditerranéen en l’occurrence, ont montré leur intérêt dans la prévention des dyslipidémies.
RISQUE AÉRONAUTIQUE
et VALEURS CIBLES de LDL
 
Conduite à tenir
 
Antécédents lipidiques : Un voyageur qui présenterait un taux normal de C-T après 60-65 ans mais qui possédait un taux de C-T élevé et un HDL-C bas pendant toute son activité professionnelle devrait se considérer comme un passager à risque d’accident ischémique et envisager une examen cardio-vasculaire avant le départ. En effet, l’élévation du taux de cholestérol total et du low density lipoprotein-cholesterol (LDL-C) est corrélée au risque vasculaire (cardiopathie ischémique en particulier) chez l’adulte et le sujet âgé.
Recherchez dans vos archives vos anciens bilans lipidiques tout en sachant que les normes des paramètres explorés ont pu varier au cours des vingt dernières années.
 
Si votre médecin traitant vous a prescrit récemment un bilan lipidique, vous pouvez contrôler les valeurs cibles du LDL-C à atteindre en fonction de vos autres facteurs de risque vasculaire.  D’après les recommandations de mars 2005 de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Ces règles sur proposition de l’AFSSAPS sont applicables aux seniors jusqu’à l’âge de 80 ans.
 
Recommandations AFSSAPS
 
Nombre de facteurs  et valeur cible du LDL-C
0 facteur  : LDL-C inférieur à 2,2 g/l
1 facteur  : LDL-C inférieur à 1,9 g/l
2 facteurs  : LDL-C inférieur à 1,6 g/l
3 facteurs et +  :  LDL-C inférieur à 1,3 g/l
Patients à haut risque cardiovasculaire (*) < 1 g/l
   
Les facteurs de risque cardiovasculaires associés à une dyslipidémie sont :
l'Âge(**)
Les Antécédents familiaux de maladie cardio-vasculaire précoce (***)
Le Tabagisme actuel ou interrompu depuis moins de 3 ans
Le Diabète de type 2 (DNID) (traité ou non)
Un taux de cholestérol HDL < 0,40 g/l (1 mmol/l)
   
Les facteurs protecteurs sont
Un taux de cholestérol HDL > 0,60 g/l (soustraire 1 au score de niveau de risque)
                                                                 
(*) : antécédents de maladie cardiovasculaire avérée et/ou diabète de type 2 avec atteinte rénale, risque de survenue d’un événement coronarien dans les 10 ans supérieur à 20% ou, chez le sujet âgé, un des éléments suivants : tabagisme, hypertension artérielle, microalbuminurie  > 30 mg/l et HDL-C < 0,40 g/l.             
                                                                        Suite
RÉGIME ALIMENTAIRE  et  CHOLESTÉROL
 
Un régime suivi correctement pendant 6 mois fait baisser le C-T de 5,3% ! Il doit être poursuivi pendant 2 ans pour en obtenir le plein effet. Chez le sujet âgé, suivre un régime peut être délicat voire dangereux d’autant que le risque de mortalité cardio-vasculaire associé au surpoids diminue avec l’âge et n’est plus retrouvé après 75 ans.
 
En conséquence, privilégiez si possible un régime méditerranéen qui a montré son efficacité chez les sujets âgés de plus de 70 ans.
 
Dans tous les cas l’apport nutritionnel conseillé doit être normocalorique contenant un tiers de lipides en privilégiant les graisses mono-insaturées comme l’huile d’olive surtout ou les poly-insaturées (huiles de tournesol, de maïs, colza et margarines préparées avec ces huiles).
 
Il doit être restreint en cholestérol alimentaire (évitez le jaune d’œuf, les abats, la charcuterie, l’agneau, le porc gras, le veau, les poissons gras sauf ceux qui sont pêchés en pleine mer et dans des eaux froides riches en acides gras poly-insaturés oméga 3).
 
                                                                                 suite
RÉGIME MÉDITERRANÉEN
 
Qu’appelle-t-on régime méditerranéen ?
 
Le régime méditerranéen est un tout. Il est la combinaison d’un apport alimentaire modéré mais extrêmement varié dans sa composition en privilégiant les fruits et légumes de saisons associés à une vie active au quotidien. Jouer à la pétanque en est un exemple. Il impose un art de vivre qui sous-entend de « prendre le temps » de manger, de bouger ou de se reposer.
Il doit comprendre :
Des produits céréaliers complets et en abondance.
des fruits et légumes de saison en abondance, des noix (attention aux allergies avec les fruits à coque !). Les plats doivent être agrémentés d'oignons, d'épices, d'aromates et d’ail (à éviter dans les jours précédents un voyage en avion si vous ne voulez pas incommoder votre voisin et provoquer chez lui un mal des transports  éclaboussant !)
L’utilisation quasi-exclusive d’huile d’olive comme corps gras dont la principale qualité est sa teneur en acides gras mono-insaturés, dont l'acide oléique (oméga-9). L’huile d’olive servira à la fois pour la cuisson et pour  l’assaisonnement.
 
                                                                                    suite
EFFETS du COUPLE DIÉTÉTIQUE et ACTIVITÉ
sur le SYNDROME MÉTABOLIQUE
                   
Les études sur l’activité physique ont clairement montré à la fois : 
 
Une DIMINUTION
-des Triglycérides
-du LDL-C
-de la graisse viscérale
-de la pression artérielle
-d’un état pro-thrombotique (obstruction des vaisseaux)
-de l’inflammation systémique de bas grade.
 
et  l’AUGMENTATION
-de l’HDL-C,
-de la sensibilité à l’insuline
-de la tolérance au glucose.
-des fonctions endothéliales artérielles (protection contre l’athérome).
 
L’âge, le sexe et les facteurs génétiques interagissent avec les effets de l’activité physique et influencent le résultat. Néanmoins l’ensemble du couple idéal “diététique et activité physique” a pour conséquence de prévenir le diabète de type 2 et de diminuer les risques liés à l’athérosclérose : diminution des accidents ischémiques cardiaques (infarctus du myocarde), cérébro-vasculaires et périphériques artériels. Il serait aussi un facteur protecteur de la maladie d’Alzheimer et autres démences.
 
Tous ces effets peuvent s’observer indépendamment de toute variation de poids. Ce point est important chez les seniors pour lesquels une perte de poids peut s’avérer délétère.
 
Dans tous les cas, l’amplitude des effets bénéfiques de l’activité physique est majorée si elle s’accompagne d’une diminution de poids.
DIÉTÉTIQUE et ACTIVITÉ PHYSIQUE versus SYNDROME MÉTABOLIQUE
 
Le terme “Syndrome Métabolique” désigne un ensemble d’anomalies métaboliques et de facteurs de risques cardio-vasculaires intriqués entre eux. L’existence d’au moins un facteur entrant dans la définition du  Syndrome Métabolique est plutôt prédictif de la présence d’un ou plusieurs autres facteurs de risque. C’est pourquoi le syndrome métabolique est associé à un risque cardio-vasculaire accru. Il est aussi prédictif de la survenue d’un diabète de type 2. En Europe, un quart environ de la population (hommes et femmes) est touché avec cependant des petites disparités régionales entre le Sud et le Nord !
Le syndrome métabolique se définit par l’existence
-d’une obésité abdominale (En Europe : tour de taille supérieur ou égal à 94 cm chez l’homme, 80 cm chez la femme et respectivement 102 cm et 88 cm aux États Unis) associée à au moins deux autres facteurs de risque parmi les suivants :
-une hypertriglycéridémie supérieure à 1,5 g/l ou 1,7 mmol/l
-un HDL-C inférieur à 0,4 g/l chez l’homme et à 0,5 g/l chez la femme
-une pression artérielle élevée supérieure ou égale à 130 de systolique et 85 de diastolique.
-une glycémie supérieure ou égale à 1 g/l (anomalie de la régulation glycémique incluant une insulino-résistance)
 
          Facteur de risques          Seuil diagnostique
                ↑ Triglycérides > 1,5 g/l (1,7 mmol/l)
                ↓ HDL-C < 0,4 g/l  (1,03 mmol/l) homme
                                 < 0,5 g/l  (1,29 mmol/l) femme
                ↑ Pression artérielle PAS ≥ 130 mmHg
                                                    PAD ≥ 85 mmHg
                ↑ Glycémie ≥ 1 g/l (5,6 mmol/l)
 
La prévention ou le traitement du syndrome métabolique repose sur une diététique équilibrée et une activité physique appropriée. Parlez-en à votre médecin.
ACTIVITÉ PHYSIQUE  et  CHOLESTÉROL
 
L’activité physique même faible (4 heures de marche par semaine) abaisse la mortalité chez le sujet âgé.  Une étude a même démontré que le risque de cardiopathie ischémique diminuait avec la distance de marche. Ainsi les sujets qui marchent plus de 2,1 km par jour ont un risque de mourir par accident cardio-vasculaire plus faible de 22% par rapport à ceux marchant moins de 0,5 km par jour.
Avoir une activité physique comme la marche est donc primordial. Connaître sa distance de marche habituelle peut être intéressant d’autant que la distance parcourue au cours d’un voyage sera souvent plus importante. Évaluez votre distance habituelle de marche sans fatigue est possible en cliquant sur  Aptitude Physique et Voyage…)
D’autre part, l’activité physique quelle quel soit (jardinage, bricolage, marche, vélo etc.) augmente le HDL-C.
 
Intérêt de la marche sur les facultés mentales : Elle est aussi associée à un risque moindre de démence quand bien même elle serait débutée à un âge avancé et pour une activité aussi simple que la marche. Un effet particulièrement observé chez la femme dont la longévité est la plus grande. L’activité physique parait donc bien être un facteur protecteur contre toutes les formes de déclin cognitif (étude Paquid).
L'association activité physique et marqueurs de la maladie d'Alzheimer a été tout récemment démontrée. Lire les dernières nouvelles dans Aptitude Physique et Voyage.
EFFETS de l’ÂGE sur les LIPIDES 
 
Que constate-t-on  avec l’âge ?
On observe une diminution du C-T et une augmentation du LDL-C liée à la diminution de son catabolisme, mais aussi une diminution de l’effet protecteur du HDL-C. L'effet du HDL-C reste cependant bénéfique chez le sujet âgé.
La variation des taux de lipides avec l’âge dépend de facteurs génétiques et environnementaux mais aussi de l’état de santé du sujet et de ses comorbidités.
 
Sans tenir compte du risque vasculaire coronarien en particulier, l’impact d’une augmentation du C-T et du LDL-C s’amenuise avec l’âge et les sujets très âgés ayant un taux élevé de C-T ont la mortalité la plus basse avec un taux de décès par infection ou cancer le plus faible. Au contraire, un taux bas d’HDL-C est fortement associé à la dépendance et est corrélé à un risque de décès par cardiopathie ischémique surtout avant 80 ans. D’où l’importance de connaître les taux antérieurs de C-T et d’HDL-C entre 40 et 60 ans, même si le taux actuel de C-T est resté dans les normes ou augmente.
 
Risque vasculaire et âge : L’âge, le diabète et l’HTA sont les trois facteurs majeurs du risque vasculaire chez le sujet âgé. Si l’impact de l’hypercholestérolémie sur la mortalité par accident coronarien s’amenuise avec l’âge surtout après 85 ans, elle n’en reste pas moins un facteur de risque de mortalité. Parlez-en à votre médecin pour décider avec lui de l’intérêt d’un contrôle cardio-vasculaire sachant que vous réaliserez des efforts plus soutenus qu’à l’accoutumée au cours de votre voyage. Vous devez, dans ce cas, vous prévenir du risque hypoxique aéronautique.
 
Les femmes âgées actives qui présentent un taux élevé de cholestérol le doivent le plus souvent à un taux élevé de HDL-C. Elles ont aussi des taux de HDL-C plus élevés que les femmes sédentaires.
 
Intérêt de l'activité physique : Les sujets âgés qui ont une activité physique régulière, même modérée, ont des taux de HDL-C supérieurs à ceux qui ont une activité physique faible ou nulle. lire la page Aptitude Physique et Voyage pour connaitre les recommandations de l'American Heart Association.
Le POINT sur les DYSLIPIDÉMIES
 
Ce qu’il faut comprendre et savoir
 
Définition : L’hyperlipidémie se définit par un taux élevé de cholestérol dans le sang.
Elle est un des principaux facteurs de risque cardio-vasculaire. Or la notion de risque évoque la possibilité de complications. C’est vrai pour tous les individus comme pour tous les voyageurs. C’est pourquoi une question essentielle se pose à tous les seniors… et globe-trotters en particulier. : Faut-il traiter son cholestérol ?
 
La recherche d’une anomalie lipidique prescrite par votre médecin traitant donne le dosage du cholestérol total ou C-T, de l’HDL-C (« le bon » cholestérol), du LDL-C (« le mauvais » cholestérol) et des Triglycérides.
Le LDL-C peut se calculer à partir d’une formule intégrant le C-T le Hdl-C et les Triglycérides (si inférieur à 4 g/l). Votre médecin peut le calculer si le laboratoire ne le fait pas.
Un cholestérol C-T élevé peut être liée à la seule augmentation du HDL-C. Le dosage isolé du cholestérol n’a donc aucun intérêt d’autant plus qu’il faut pouvoir éliminer une dyslipidémie secondaire (hypo ou hypercholestérolémie).
Les deux entités "élévation du LDL-C et cardiopathie ischémique" sont liées quel que soit l’âge. La baisse du cholestérol diminue l’artériosclérose et semble inhiber la rupture de plaque responsable d’infarctus du myocarde.
 
Athérosclérose et risque : L’athérosclérose est une maladie multifactorielle : le tabac, une dyslipidémie avec C-T et LDL-C augmentés et HDL-C bas), l’Hypertension artérielle (HTA), le diabète, et l’âge en sont les principaux facteurs de risque.
Il existe d’autres facteurs puissants dont l’importance est insuffisamment précisée chez le sujet âgé : l’obésité, l’obésité abdominale, la sédentarité, les antécédents familiaux de cardiopathie ischémique (angor, infarctus), l’élévation des triglycérides, de l’homocystéine, de la lipoprotéine(a) et l’existence d’une inflammation.
L’hypercholestérolémie est associée à une augmentation du risque de sténose carotidienne et d’accident vasculaire cérébral (AVC) thrombo-embolique surtout en cas d’HTA ou de fibrillation auriculaire (maladie rythmique du cœur). Notons qu’un taux élevé d’HDL-C diminue le risque d’AVC ischémique.
 
Impact du traitement : L’impact du traitement hypocholestérolémiant sur le risque coronarien apparaît plus rapide sous statine (le plein effet demande environ 1 an) par rapport à la seule baisse du cholestérol (plein effet 5 ans). De plus, elle diminue le risque d’AVC chez le coronarien.
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voyage-aptitude-senior.fr©création  Décembre 2007
MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
 
 
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CONCLUSION
 
Le bénéfice d'un traitement est largement démontré jusqu’à 75 ans. Au-delà, la décision de traiter doit tenir compte de vos motivations et :
du caractère permanent de la dyslipidémie.
des facteurs de risque associés (HTA, diabète, tabac, âge …)
des signes d’athérosclérose
de votre état général (sédentarité, obésité...)
de votre espérance de vie.
 
Parlez-en à votre médecin et rappelez-vous : l’hypercholestérolémie est un facteur de risque cardio-vasculaire majeur qui par sa potentialité morbide peut compromettre le bon déroulement de votre voyage.
 
Bibliographie : Friocourt P. Dyslipidémies de la personne très âgée. EMC (Elsevier Masson SAS, Paris), Traité de Médecine Akos, 3-1111, 2007.
HYPERLIPIDÉMIE et ÂGE
 
Faut-il traiter son trouble lipidique quel que soit son âge ?
 
La réponse attendue est oui pour les adultes et les plus jeunes, mais… avec des réserves pour les seniors selon leur âge. En effet, si les études ont montré l’intérêt d’une prise en charge des dyslipidémies chez les sujets adultes et les seniors, ces dernières n’ont pas mis en évidence avec un niveau de preuve suffisant l’intérêt d’un traitement à un grand âge, malgré l’augmentation des accidents vasculaires cardiaques et cérébraux dans cette tranche (supérieure à 80 ans). Il n’y a donc à ce jour aucune recommandation précise après 75 ans.
Aussi pour répondre avec suffisamment de pertinence à la question posée, votre médecin devra tenir compte de tous les paramètres dont il dispose.
 
Paramètres décisionnels :
 
-de votre taux de cholestérol total ( C-T) et du high density lipoprotein (HDL-C).
-des particularités propres à chaque pays (régime méditerranéen ou non)
-de vos chiffres antérieurs de C-T et HDL-C .
-de vos pathologies associées à haut risque : Diabète , HTA.
-de l’existence d’une cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde, angine de poitrine) ou d’un accident vasculaire cérébral.
-de votre état de santé.
 
Enfin la décision de traiter qui lui appartient à lui seul dépendra :
-de votre niveau de risque vasculaire.
-de votre espérance de vie.
Après 75 ans, elle est de 13,1 ans chez une femme et 10,1 an chez un homme.
Après 85 ans, elle est de 6,5 ans chez une femme et 5,2 ans chez un homme.
-de votre motivation et surtout de votre souhait !
 
PLAN retour Résumé
 
Le POINT sur les DYSLIPIDÉMIES
Définition: l’hyperlipidémie se définit par un taux élevé de cholestérol dans le sang.Elle est un des principaux facteurs de risque cardio-vasculaire. Qu'entend-t-on par bon ou mauvais cholestérol ?
Athérosclérose et risque : l’athérosclérose est une maladie multifactorielle. Le tabac, une hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle (HTA), le diabète, et l’âge en sont les principaux facteurs de risque. Mais ce ne sont pas les seuls... Quel risque encoure-t-on ?
Impact du traitement : la diminution du cholestérol diminue le risque d'accident cardio-vasculaire
 
HYPERLIPIDÉMIE et ÂGE
Faut-il traiter son trouble lipidique quel que soit son âge ? La réponse est oui pour les adultes et les plus jeunes, mais… avec des réserves pour les seniors selon leur âge. Quels sont les paramètres décisionnels ?
 
EFFETS de l’ÂGE sur les LIPIDES
La variation des taux de lipides avec l’âge dépend de facteurs génétiques et environnementaux mais aussi de l’état de santé du sujet et de ses comorbidités.
Risque vasculaire et âge : l’âge et un des trois facteurs majeurs du risque vasculaire chez le sujet âgé. les deux autres sont le diabète et l'hypertension artérielle.
Intérêt de l'activité physique : l'activité physique régulière même modérée augmente le taux d'HDL-Cholestérol ( le bon cholestérol)
 
ACTIVITÉ PHYSIQUE  et  CHOLESTÉROL
L’activité physique même faible (4 heures de marche par semaine) abaisse la mortalité chez le sujet âgé.  Mais encore ...
 
RISQUE AÉRONAUTIQUE et VALEURS CIBLES de LDL
Antécédents lipidiques : Un voyageur qui présenterait un taux normal de C-T après 60-65 ans mais qui possédait un taux de C-T élevé et un HDL-C bas pendant toute son activité professionnelle devrait se considérer comme un passager à risque d’accident ischémique et envisager une examen cardio-vasculaire avant le départ.
Recommandations AFSSAPS: Prenez conseil auprès de votre médecin traitant
Mise en garde : si vous êtes un patient présentant plusieurs facteurs de risque ou à haut risque cardio-vasculaire, vous devez consulter votre médecin traitant pour décider avec lui de l’intérêt d’une exploration cardio-pulmonaire afin de vous prévenir contre le risque hypoxique aéronautique.
Hyperlipidémie au féminin : Prudence... tout n'est pas aussi rose !
Calcul du risque cardio-vasculaire : il ne concerne que les personnes indemnes a priori de toute pathologie cardio-vasculaire. Dans les autres cas vous pouvez déjà vous considérer comme des personnes à haut risque cardio-vasculaire.
 
TRAITEMENT
Quel traitement  privilégier ?
Le bénéfice d’un traitement est largement démontré jusqu’à 75 ans. Au-delà, il n’y a pas de recommandation précise. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut rien tenter pour se prémunir des risques vasculaires liés à l’hypercholestérolémie ! Le traitement idéal repose sur l’activité physique et un « régime sans dénutrition » de type méditerranéen auxquels il faut le plus souvent ajouter un médicament hypolipémiant.
qu'appelle-t-on prévention primaire et prévention secondaire ?
 
DIÉTÉTIQUE et ACTIVITÉ PHYSIQUE versus SYNDROME MÉTABOLIQUE
Le terme “Syndrome Métabolique” désigne un ensemble d’anomalies métaboliques et de facteurs de risques cardio-vasculaires intriqués entre eux.Il est aussi prédictif de la survenue d’un diabète de type 2. Connaissez-vous ses paramètres ?La prévention ou le traitement du syndrome métabolique repose sur une diététique équilibrée et une activité physique appropriée.
 
EFFETS du COUPLE DIÉTÉTIQUE et ACTIVITÉ sur le SYNDROME MÉTABOLIQUE
L’ensemble du couple idéal “diététique et activité physique” a pour conséquence de prévenir le diabète de type 2 et de diminuer les risques liés à l’athérosclérose.
 
RÉGIME ALIMENTAIRE  et  CHOLESTÉROL
Un régime suivi correctement pendant 6 mois fait baisser le C-T de 5,3% ! Il doit être poursuivi pendant 2 ans pour en obtenir le plein effet. Quel régime suivre ?...
 
RÉGIME MÉDITERRANÉEN
Il est la combinaison d’un apport alimentaire modéré mais extrêmement varié dans sa composition en privilégiant les fruits et légumes de saisons associés à une vie active au quotidien.
 
CONCLUSION
l’hypercholestérolémie est un facteur de risque cardio-vasculaire majeur. Par sa potentialité morbide, il peut compromettre le bon déroulement de votre voyage.
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.
suite RISQUE AÉRONAUTIQUE et VALEURS CIBLES de LDL
 
(**) : par définition, le score est au minimum égal à 1 chez le sujet âgé.
(***) : proposé chez l’adulte jeune et d’âge moyen, sans intérêt chez le sujet âgé.
 
Mise en garde : L’utilisation des recommandations peut être une source d’erreur pour un non-initié. Parlez-en à votre médecin et évaluez avec lui votre risque cardio-vasculaire si vous doutez d’atteindre les valeurs cibles.
 
(°) Si vous êtes un patient présentant plusieurs facteurs de risque ou à haut risque cardio-vasculaire, vous devez consulter votre médecin traitant pour décider avec lui de l’intérêt d’une exploration cardio-pulmonaire afin de vous prévenir contre le risque hypoxique aéronautique.
Si vous êtes diabétique insulino-dépendant ou non-dépendant, vous devez vous considérer comme un patient à haut risque cardio-vasculaire et prendre les mêmes précautions vis-à-vis du risque hypoxique.
 
Hyperlipidémie au féminin : Prudence devant l’association de 3 facteurs de risque car cette condition multiplie par 5,9 le taux de cardiopathie ischémique chez la femme alors qu’il n’est multiplié que de 2,4 chez l’homme.
 
Calcul du risque cardio-vasculaire
 
Remarque : Les tables de calcul du risque cardio-vasculaire ne concernent pas les sujets présentant déjà des symptômes vasculaires cardiaques, périphériques ou cérébraux ni les sujets souffrant de diabète ou d’HTA, d’hypertriglycéridémie, un taux élevé de lipoprotéines (a), d’hyperhomocystéinémie (facteur associé à la maladie thrombo-embolique veineuse) et d’hyperfibrinogènémie parce qu'ils sont considérés déjà comme à très haut risque sur le plan cardio-vasculaire.
En dehors de ces cas, vous pouvez calculer votre risque vasculaire à plus ou moins long terme… En retenant que la qualité de certaines tables laisse plus ou moins à désirer.
Parmi les plus performantes, il existe le modèle SCORE (Tableau d’évaluation du RCV global à 10 ans depuis l’âge de 40 jusqu’à 65 ans proposé par le Consortium SCORE) et le modèle de Framingham applicable aux hommes et aux femmes jusqu’à 74 ans. Le résultat étant donné en pourcentage, il peut donc être d’interprétation difficile. L’intérêt des tables est de connaître votre risque à 10 ans d’accident coronarien. S’il est supérieur ou égal à 20%, dans ce cas vous devrez atteindre comme valeur cible un LDL-C inférieur à 1 g/l. Aboutir à un tel objectif de LDL-C demande un suivi hygiéno-diététique adéquat aidé d’un traitement hypolipémiant. Le contrôle strict, sous surveillance médicale, des autres facteurs de risque cardio-vasculaire reste indispensable. Parlez-en à votre médecin.
Les poissons maigres sont le haddock, le carrelet, l'anchois frais, le bar, le brochet, la morue, le colin, la dorade, le cabillaud, la perche, la raie, le rouget, la sole, le thon albacore et la truite grise. Ils sont faits de muscles et apportent des protéines de bonne qualité.
 
Les poissons gras, qui présentent plus de 6 % de lipides, sont le saumon sauvage, le hareng, le maquereau, l'anguille, la sardine, le thon rouge, la truite saumonée sauvage, l'alose et la lamproie.
Notez que les poissons d’élevage contiennent beaucoup moins d’acide gras poly-insaturés oméga 3.
 
Quant à la cuisson il faut préférer un mode de cuisson sans friture : marinade ; bain-marie, en papillote, poché ou vapeur.
 
Il doit être aussi légèrement hypoglucidique et plutôt hyperprotéiné sauf en cas d’insuffisance rénale au cours de laquelle il faut plutôt viser plutôt un régime normoprotéiné.
Une faible quantité d'acides gras saturés : très peu de lait et de beurre, mais des fromages frais ou des yogourts en quantité suffisante.
Un apport supplémentaire en calcium et vitamine D est la plupart du temps obligatoire pour apporter la quantité requise de calcium journalier nécessaire aux besoins osseux. Des propriétés intéressantes autres qu’osseuse ont été démontrées chez les seniors. Ainsi un apport quotidien correct en calcium-vitamine D renforce la capacité musculaire et améliore la cognition. Parlez-en à votre médecin.
Du vin rouge, consommé modérément et au cours des principaux repas : 1 verre par repas. À une dose modérée, l’alcool serait susceptible d’augmenter le HDL-C.
La consommation de poisson (plusieurs fois par semaine) doit être privilégiée au détriment de la consommation de viande rouge (quelques fois par mois). Elle n’est donc pas interdite pour autant.
La consommation de volaille (en enlevant la peau) et d'oeufs (maximum 2 par sem) doit être aussi limitée. La consommation d'aliments sucrés doit là encore être limitées (quelques fois par semaine).
Enfin l’apport calorique quotidien restera raisonnable. Une perte de poids en l'absence d'activité physique signe jusqu’à la preuve du contraire un régime hypocalorique.
SENIOR et LIPIDE