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voyage-aptitude-senior.fr©création  Décembre 2007
MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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Plan
VACCINATION ANTI-GRIPPALE
 
L’intérêt d’une vaccination anti-grippale annuelle n’est plus à démontrer. Elle est particulièrement recommandée chez les seniors et chez les voyageurs  qu’ils soient occasionnels ou globe-trotters.
La vaccination anti-grippale reconduite d’année en année, sans faillir, a probablement l’avantage d’améliorer l’immunité de la personne vaccinée vis-à-vis de tous les virus grippaux habituels qui circulent dans le monde (expérience personnelle de l’auteur racontée dans un livre à paraître !).
Ce détail a peut-être son importance pour les voyageurs qui passent d’un hémisphère à l’autre aux “époques” où la grippe sévit.
La notion d’épidémie “médiatisée” attachée à la grippe est source de déconvenue car il faut savoir que les virus circulent toute l’année partout dans le monde, même sous les tropiques.
 
Pour quelles raisons les opposants à la vaccination la rejettent-ils à tort
 
Les opposants avancent comme principal argument la nature changeante du virus à chaque saison ! Cette “mutation” explique la raison pour laquelle le virus grippal est très étroitement surveillé. Il est prélevé régulièrement tout au long de son parcours terrestre et pendant toute l’année par les médecins sentinelles. Une telle surveillance permet aux virologues de proposer un vaccin adaptée. Seule une cassure antigénique profonde du virus grippal ou l’apparition d’un nouveau virus comme le virus aviaire rendrait inefficace la vaccination anti-grippale alors programmée et casserait cette possible “résistance acquise”. On parlerait alors, non plus d’épidémie, mais de pandémie. L’avant-dernière remonte à plus de 45 ans. Curieusement, elle ne s’est plus signalée depuis l’introduction des premières campagnes de vaccination dans les pays à fort potentiel médical et cela jusqu’en 2009 ! Son impact et ses controverses qu’elle a suscité en France montrent à quel point ses mécanismes restent encore bien incompris. En l’absence d’étude, il est donc difficile de connaître l’impact d’un nouveau virus sur les populations habituellement vaccinées même si on suppose qu’il sera identique à la population non vaccinée... Finalement, la population âgée n’a été que très partiellement touchée. Sa rencontre avec le virus A(H1N1) ou leur vaccination dans les années 60-70 les a, semble-t-il, sufisamment immunisés pour qu’ils y échappent. C’est pourquoi, nous devons continuer à nous préparer contre les risques d’une nouvelle pandémie et poursuivre notre vaccination annuelle contre les virus gripaux ! Retenez tout de même un détail intéressant : le vaccin protège contre trois virus, deux A et un B. Chaque année, une saison grippale comporte deux épidémies de grippe l’une A et l’autre B. Elles peuvent se déclarer simultanément ou l’une après l’autre avec un décalage plus ou moins long (jusqu’au mois de mai !).
 
Avertissement : Il faut toujours garder à l‘esprit qu’une vaccination n’empêche pas la maladie  (une autre raison avancée par les opposants) mais évite d’en subir les effets les plus incapacitants et les complications qui peuvent aboutir à l'extrême au décès.
Cette confusion, légitime pour un non-initié, explique que certains vaccinés rapportent à leur médecin l’histoire d’une “mauvaise grippe” à la suite d'une vaccination. L’absence de séquelles graves et le simple fait de pouvoir encore raconter à leur entourage l’épisode fâcheux donne un avantage certain à la vaccination!
Un vacciné grippé encore debout vaut mieux qu’un grippé non-vacciné toujours couché sept jours durant (observation de l’auteur)… Or l’alitement nuit et jour est une position inhabituelle au cours d’un voyage. Elle est même incompatible !
De même, certains sujets signalent des  signes d’intolérance comme une tout aussi “mauvaise grippe” dans les jours suivant leur vaccination anti-grippale. Votre médecin devra alors s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une vaccination trop tardive en plein pic épidémique.
                                                                                   Suite
CARNET de VACCINATION    
 
La mise à jour du carnet de vaccination peut demander plusieurs semaines selon la destination choisie. Aussi n’attendez pas la veille de votre départ pour vous prémunir contre les risques infectieux.
 
Une règle à retenir : si votre voyage vous fait traverser ou passer par un pays infecté par telle ou telle maladie infectieuse (exemple la fièvre jaune), votre arrivée dans une zone libre de toute maladie infectieuse mais susceptible d’être contaminé (présence des mêmes insectes vecteurs) vous oblige à être immunisé contre la ou les maladies de la zone infectée traversée. Sans compter le risque vital que vous prenez (les maladies concernées sont généralement mortelles), un contrôle des autorités sanitaires vous expose, en l’absence d’immunisation, à devoir supporter manu militari une observation de (x) jours correspondants à la durée d’incubation de la maladie coincés sous une moustiquaire. L’absence de maladie au-delà de ce délai confirme votre état de « réservoir non infectant » pour les insectes vecteurs présents dans le pays. Si la santé n’a pas de prix, l’immobilisation forcée dans une structure sanitaire est dérangeante pour le bon déroulement d’un voyage préparé de longue date.
 
La remise à jour de votre carnet de vaccination peut être réalisée par votre médecin traitant en consultation pour la plupart des vaccins recommandés (diphtérie, tétanos, poliomyélite ; hépatite A et B, typhoïde, méningocoque, grippe) sauf pour certains vaccins particuliers comme la fièvre jaune, la rage, l’encéphalite à tiques etc. Vous devez dans ce cas vous adressez au centre de vaccination agréé le plus proche de votre domicile.
Les BONS RÉFLEXES à ADOPTER
        AVANT de S’ENVOLER               
 
Liste Noire
 
Vérifiez que la compagnie aérienne qui vous emmènera sur le lieu de votre rendez-vous touristique ne fait pas partie de la liste noire.
 
Hygiène de vie
 
Être en bonne santé. En cas de doute ou de pathologie chronique traitée, faites toujours vérifier votre état de santé par votre médecin traitant.
Se méfier des petits bobos apparemment anodins traités par des médicaments en vente libre même conseillés par votre pharmacien, surtout s’ils ne justifient pas d’après vous un avis médical.
Exemple : un simple rhume chez un homme après 60 ans. Outre le risque réel de souffrir d’un barotraumatisme, l’achat en vente libre d’un traitement efficace contre le rhume contenant un anticholinergique risque de provoquer une rétention aiguë d’urine chez un homme s’il est porteur connu ou non d’un adénome prostatique (pathologie courante après 60 ans).
 
Selon votre âge et vos antécédents, évitez autant que faire se peut un départ aux aurores. Préférez un départ en fin de matinée ou en début d’après-midi afin d’éviter tout stress. Les risques de bouchons de circulation sont élevés aux heures de pointe. PRENEZ surtout VOTRE TEMPS !
 
Dans les deux à trois jours qui précèdent votre départ en avion moyen et surtout long-courrier, évitez les agapes salées et sucrées avec alcool à go-go. L’excès de sel et de sucre d’un tel régime peut être préjudiciable pour votre santé si vous êtes insuffisant cardiaque et/ou rénal voire ignorant d’un tel état pathologique ! Il faut en effet plusieurs jours pour éliminer l’excès de sel absorbé lors de l’ingestion d’une douzaine d’huîtres par exemple en cas d’insuffisance rénale même modérée (clearance de la créatinine comprise entre 30 et à 60 ml/minute)                        
                                                                      Suite
PRÉPARER SON VOYAGE
 
Vous allez essayer d’évaluer personnellement grâce aux différentes pages du site vos capacités à voyager en avion. Une aptitude qu’il vous faudra ensuite confirmer auprès de votre médecin traitant. Mais avez-vous aussi réfléchi à l’impact environnemental de votre prochain lieu de villégiature sur votre état de santé ? Quels en seront les effets ?
 
Quelques pistes de réflexions avant de signer votre chèque qui vous emmènera vers le pays de vos rêves
 
Quels sont les risques sanitaires : Hygiène, nourriture locale, prévention des maladies infectieuses ?
Il est recommandé de consulter avant votre départ le site du Professeur Patrice Bourée, chef de service à l’hôpital de l’AP-HP Bicêtre (le Kremlin-Bicêtre) : Parasitologie.fr. Vous connaîtrez en quelques clics rapides les maladies que vous pourriez rencontrer en chemin et les précautions à prendre pour vous en prévenir (vaccinations, nouvelles épidémiologiques, conduite à tenir au retour, horaires de consultation etc.)
Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article recommandations sanitaires aux voyageurs. (Avant de cliquer sur le lien, copier à l’aide de votre clavier
« recommandations sanitaires aux voyageurs » puis une fois sur la page de BEH copier dans « rechercher ». Choisir dans le menu déroulant le texte le plus récent : 2011). Sinon cliquez ici sur BEH 18-19. L’article est écrit à l’intention des professionnels de santé. Il est donc recommandé de se rapprocher de son médecin traitant pour en faire l’interprétation. L’utilisation de recettes dans un objectif d’automédication est certainement préjudiciable à la santé du voyageur.                                                                                                                   
Le risque “politique” ou “épidémique” existe aussi. Vous trouverez toutes les informations sur la page Conseils aux Voyageurs du site gouvernemental du Ministère des Affaires Etrangères. Sa mise à jour régulière est fonction des données logistiques recueillies dans les pays et les zones à risque (vol, agression, attentat, épidémie, séismes, ouragans, piraterie etc.). À l’échelle locale, vous pouvez consulter le site Netglobers.fr et son forum, véritable mine d’information, reflet des expériences vécues par les touristes au travers de leurs carnets de voyage.
 
Le site Cimed vous propose dans ses fiches “santé” de nombreuses informations (page médecin). En particulier, le nom et l’adresse de médecins chez lesquels les expatriés vont consulter. La liste des médecins disponibles est à vérifier auprès du Consulat ou de l’Ambassade du pays.
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AUTRES DOCUMENTS
 
CARTE DE GROUPE SANGUIN
 
Munissez-vous de votre carte de groupe sanguin et de votre carte d’information anesthésique si vous possédez l’une ou l’autre.
 
ASSURANCE-VOYAGE
 
Disposez d’une assurance-voyage comprenant une assurance annulation (lire article dans voyage puis voyager pratique). L’assurance annulation est fortement recommandée plus vous avancez en âge ou plus votre handicap s’alourdit.
 
Attention aux contre-indications au voyage ! La survenue d’un état pathologique dans les trois à six mois précédents votre départ peut s’avérer être une contre-indication au voyage en général et en avion en particulier. Passer outre comporte un risque. Elle permet à la société d’assistance de faire valoir une clause dite d’antériorité. Prenez la peine de vérifier votre contrat d’assurance sur l’existence ou non d’une telle clause.
 
PASSEPORT
 
Perdre son passeport est toujours une source de complications. Aussi veillez à ne l’utiliser que pour les formalités de douanes. Une fois arrivé à l’hôtel, mettez-le en lieu sûr (coffre du concierge ou coffre-fort de la chambre). Lors de vos promenades ne conservez sur vous que votre carte d’identité. Posséder une photocopie de son passeport et de sa carte d’identité est une bonne mesure.
 

                                                                
AVANT de PRENDRE l’AVION
 
À moins de voyager en bateau, votre séjour touristique débutera dans la majorité des cas par un voyage en avion : Comment s’y préparer ? Avez-vous une idée précise des contraintes  « aéronautiques » que votre corps va subir au cours du vol ? Voyage-aptitude-senior.fr a pour objectif de vous préparer à votre future consultation d’aptitude au voyage avec le médecin traitant de votre choix.
 
Il est donc conseillé de prévoir avant le départ :
 
La consultation médicale d’aptitude au voyage en avion devant toute pathologie chronique préexistante en particulier cardio-respiratoire.
Une consultation ophtalmologique si votre dernière consultation remonte à plus d’un an.
Une vérification par votre chirurgien-dentiste de votre bon état dentaire.
 
Si vous voyagez en avion, vous devez par tous les moyens disponibles vous prévenir contre le risque de maladie thrombo-embolique veineuse. Visitez la page Phlébite et Avion.
 
Si vous êtes diabétique insulino-dépendant ou de type II (non inullino-dépendant mais pouvant être requérant): veuillez suivre les conseils de la page Diabète et Avion
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
PLAN retour Résumé
 
AVANT de PRENDRE l’AVION
Quelques conseils : intérêt d'une consultation médicale d'aptitude. Que faut-il prévoir avant le départ ?
 
CARNET de VACCINATION
Contrôle des autorités sanitaires.Quels risques pour le voyageur négligent.
 
VACCINATION ANTI-GRIPPALE  
Pour quelles raisons les opposants à la vaccination la rejettent-ils à tort
Avertissement : Pourquoi faut-il se vacciner le plus tôt possible ?
Grippe A(H1N1) : Rappels
Immunité Acquise : Intérêt des autres vaccinations pour renforcer ses défenses.
Allergie et vaccination :
 
PRÉPARER SON VOYAGE
Quels sont les risques sanitaires ? Lire les recommandations sanitaires aux voyageurs
Conditions climatiques et logistiques : altitude, température, handicaps
 
Les BONS RÉFLEXES à ADOPTER AVANT de S’ENVOLER
Liste Noire et compagnies aériennes
Hygiène de vie avant le départ
Décalage horaire et troubles du sommeil
Eau : prévention des états de déshydratation
Ordonnances et pharmacie
Vêtements : Prévention de l'hypothermie, de la maladie thrombo-embolique et des maladies parasitaires.
Substitut Nicotinique : Gommes à mâcher et patches
Moustiques et insectes vecteurs : intérêt des répulsifs, prévention du paludisme et autres maladies
Lentilles cornéennes et verres correcteurs : prévention des conjonctivites dues à la siccité de l'air en cabine
 
AUTRES DOCUMENTS
Carte de groupe sanguin : inscrivez dessus vos allergies
Assurance-voyage : Assurance-annulation clause d'antériorité, contre-indications au voyage
Passeport et photocopie
Plutôt que d’emporter une kyrielle de médicaments « au cas où » dont l’intérêt est discutable et dont l’usage risque en définitive de masquer une maladie grave et de retarder de fait votre hospitalisation urgente, il est préférable de noter dans votre trousse à pharmacie le numéro de téléphone de votre assistance-voyage et du consulat ou de l’ambassade la plus proche de votre secteur de villégiature si vous voyagez dans des pays à faible fréquentation touristique. Vous pourrez ainsi recueillir auprès des chargés d’ambassade les adresses des « soignants »  prenant en charge les expatriés. Consultez le site CIMED et ses fiches “santé”. Elles donnent pour les villes les plus importantes la liste des médecins qui soignent les expatriés
 
Vêtements
 
Se munir dans l’avion d’un vêtement chaud et léger. Soyez bien chaussé et portez des vêtements amples sans oublier les indispensables chaussettes de contention de force (1) ou 2 remboursables sur prescription médicale. Une force 2 est préférable à une force 1 sauf en cas d’artérite des membres inférieurs. Parlez-en à votre médecin. Voir la page Phlébite et Avion
Une fois arrivé à destination, marcher pied-nus sur le sol comporte des risques de blessure et de transmission parasitaire. Les voyageurs diabétiques ou artéritiques doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de se blesser. Voir la page Diabète et Avion
 
Substitut Nicotinique
 
Pour les fumeurs invétérés, se munir de substitut nicotinique pour atténuer le manque que vous pourriez ressentir pendant le vol. Votre confort n’en sera que meilleur. En l’absence  des contre-indications habituelles, faites un essai avant de prendre l’avion. En effet, mâchouiller entraîne l’absorption de bulles d’air dans l’estomac et le tube digestif.  L’air ainsi absorbé est source d’inconfort. Il est d’autant plus marqué en vol de croisière qu’il est déjà notable au sol (éructations et douleurs). À consommer avec modération chez les gastritiques  et les personnes porteuses d’une hernie hiatale avec reflux gastro-oesophagien !  Les patchs n'ont pas cet inconvénient.
 
Moustiques et insectes vecteurs          
 
Il est important de se prémunir des piqûres d’insectes par des répulsifs. Les moustiques sont les principaux vecteurs de la plupart des maladies infectieuses rencontrées un peu partout dans le monde. Ils piquent habituellement la nuit mais aussi le jour ! La dengue est ainsi aussi transmise par piqûre de moustique dans la journée.  Une mise à jour complète des répulsifs est disponible sur le BEH 18-19 page 222.
 
Info 2008 : Le CNR du Paludisme préconise de faire passer en groupe 3 le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Tous les pays d’Afrique hormis Madagascar appartiennent désormais au groupe 3. En plus d’une prévention vigilante des piqûres de moustiques nocturnes, une chimioprophylaxie par l’atovaquone-proguanil, la méfloquine ou un monohydrate de doxycycline s’impose. Consulter le BEH n°19 en ligne p 167. À confronter aux dernières recommandations 2011.
 
Lentilles cornéennes et verres correcteurs
Évitez de porter vos lentilles de contact si vous prenez un vol moyen ou long-courrier du fait de la siccité de l’air de la cabine à l’altitude de croisière. Si vous n’avez pas de lunettes correctrices de secours, emportez alors un flacon de larmes artificielles. Attention il ne doit pas dépasser les 100 ml (plusieurs flacons sont possibles) et être placé dans un petit sac en plastique transparent.
Buvez régulièrement !
Décalage horaire et troubles du sommeil
 
En cliquant sur le lien suivant : « effets des voyages en avion » du site de la British Airways vous pourrez comme il est écrit « défiez les effets du décalage horaire grâce aux conseils du docteur Sommeil ». Pour en savoir plus sur le sommeil, différentes informations sont disponibles sur le site à la même page.
 
Eau
 
Se munir de deux bouteilles d’eau de 25 ou 33 cl à mettre en réserve respectivement dans sa valise et dans son sac de voyage ( à acheter sur place à l’aéroport une fois le contrôle de sécurité franchi). Au cours du voyage : la remplacer dès que possible après utilisation et si possible avant de boire la seconde bouteille.
 
Ordonnances
 
Préparez deux trousses de médicaments avec leur ordonnance (faire une photocopie). À placer respectivement dans la valise et dans son sac de voyage. L’ordonnance est nécessaire pour passer les contrôles de sécurité de certains pays sous peine d’ennuis à la douane. Dans la valise, gardez les médicaments dans leur boîte d’emballage d’origine. Le nom international dit en DCI est indiqué dessus. Vous pouvez néanmoins le recopier sur l’ordonnance pour gagner de la place si les boîtes occupent un volume trop important ! Emportez aussi des lingettes ou du liquide désinfectant pour les mains (flacon de 100 ml).
Vous pouvez demander à votre médecin traitant d’écrire ou d’imprimer sur une feuille vos antécédents médicaux (pathologies chroniques traitées ou non, opérations, allergie, intolérances médicamenteuses). Indiquez sur cette feuille votre dernier taux d’hémoglobine, ionogramme sanguin et de créatinine ou la clearance rénale par le calcul de la formule MDRD avec la fourchette de valeurs du laboratoire. Vous pouvez bien entendu faire plus si votre état de santé nécessite une surveillance particulière.                
                                                                   Suite
VACCINATION ANTI-GRIPPALE (suite)
 
La « fabrication » des anti-corps par l’organisme demande en effet plusieurs jours voire deux à trois semaines. Le vaccin n’étant pleinement efficace qu’au bout de ce délai. Les symptômes décrits dépendront de l’intervalle de temps existant entre la vaccination, génératrice d’anticorps, et la contamination par le virus grippal.
L’intolérance au vaccin anti-grippal peut aussi être due à un tout autre micro-organisme infectant ! Seule la durée de l’alitement ou l’incapacité à mener à bien ses actes de la vie de tous les jours aidée des éventuels examens complémentaires permettront de différencier une maladie grippale d’une autre infection virale ou bactérienne.
Il est donc conseillé de se faire vacciner le plus tôt possible. La première quinzaine d’octobre est la période idéale de mon point de vue (pour la France et les pays limitrophes) car la probabilité d’attraper à cette époque une virose saisonnière interférant avec la vaccination est la plus faible. De plus, l’effet positif de la saison d’été sur la santé physique des personnes est incontestable : reconstitution du capital protéique (anticorps) et musculaire par une meilleure activité physique et une alimentation adéquate plus conviviale.
 
GRIPPE A(H1N1)  Rappels : Pour tout savoir sur la vaccination A(H1N1) veuillez consulter le site www.pandemie-grippale.gouv.fr Il est aussi conseillé de lire la page recommandations aux voyageurs concernant la grippe A(H1N1). L’Institut Pasteur donne de son côté des informations précises sur la question des mutations du virus A(H1N1).
Notez qu’un jeune patient prélevé positif au virus A(H1N1) pendant la campagne 2009-2010 présentait au cours de sa consultation une fréquence cardiaque à 140-150 battements par minute pour une fièvre à 38°C. Un rythme cardiaque bien trop soutenu pour laisser de marbre un senior.
NB : Le vaccin saisonnier 2010-2011 contenait la souche A(H1N1) sans adjuvant. C'est encore le cas en 2012.
 
IMMUNITÉ ACQUISE et autres vaccinations : Notez que l’immunité acquise ancienne qui s’étiole au fil des années se renforce lors du renouvellement tous les cinq à dix ans de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite chez les seniors. Rien ne vaut donc une piqûre de rappel pour mieux lutter contre les infections ... Pour les sujets aux « bronches fragiles », pensez aussi à la vaccination anti-pneumococcique. Elle vous protègera des pneumocoques les plus pathogènes. N’oubliez pas qu’une bronchite ou une bronchopneumonie, qu’elle soit virale ou bactérienne, fait de vous un passager à haut risque vis-à-vis du risque hypoxique aéronautique. Parlez-en à votre médecin.
 
ALLERGIE à la vaccination : La seule contre-indication au vaccin anti-grippal est l’allergie aux protéines de l’œuf. Elle n’est à retenir que chez les personnes dont l’allergie est reconnue et documentée. En clair, si vous mangez un aliment contenant  de l’œuf sans autre problème, vous n’avez aucune raison d’éviter de vous protéger contre la grippe. Parlez-en à votre médecin. D’ailleurs seul votre médecin est à même de discuter de l’intérêt de votre vaccination anti-grippale en cas de maladie chronique. Une contre-indication est, en l’espèce, très rare et le plus souvent temporaire. Voire la page Allergie et Avion
 
L’auteur du site, médecin « sentinelle » auprès du GROG (Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe en partenariat avec l’Institut Pasteur) espère avoir convaincu les derniers hésitants  ou opposants à la vaccination anti-grippale.
Il est en effet préférable de vacciner un sujet qui adhère à son traitement plutôt que le contraire. La tolérance au vaccin si décriée par les détracteurs n’en sera que meilleure.
Conditions Logistiques et Climatiques
 
Vous avez décidé de partir seul (ou en couple) ou en voyage organisé :
 
Pouvez-vous au vu des renseignements fournis par le voyagiste apprécier la pénibilité de votre périple ou des activités proposées ?
 
Votre voyage est-il adapté à vos capacités physiques et psychologiques ?
 
Quel est le temps de visite par rapport au temps de repos ? Les visites s’enchaînent-elles ? Vous est-il donné la possibilité de retourner à l’hôtel entre deux visites ?Quelles sont les conditions climatiques et les variations de températures ?
 
Vous pouvez connaitre les risques météorologiques en allant sur le site de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Il donne un aperçu sur les conditions climatiques qui règnent au-dessus des Etats-Unis mais aussi du risque de tsunamis dans le monde et autres cataclysmes des régions limitrophes.
 
Pour les voyageurs empruntant fréquemment les routes aériennes passant par les pôles ( Pôle Nord en particulier) vous pouvez sur le même site connaitre les dates d’éruptions solaires et apprécier ainsi votre niveau d’exposition aux radiations ionisantes... Eles sont pour un passager occasionnel toujours inférieures  au maximum toléré.
 
À quelle altitude votre périple vous entraîne-t-il ?  Une fois sur le site Heavens Above©, cliquez sur le nom du pays et entrez le nom de la ville. Vous pouvez ensuite cliquer sur le lien “voisinage ou neighbourgs” pour connaître l’altitude environnante.
 
Quels sont les risques traumatiques et vos handicaps personnels : périmètre de marche, marche avec aide, transport 4 x 4, état des routes.
 
Si vous ne pouvez répondre qu’évasivement à toutes ces questions, il est conseillé de poursuivre vos recherches personnelles concernant votre projet de voyage. Les conseils médicaux aux voyageurs de l’institut Pasteur de Lille vous aideront aussi à mieux vous préparer sur le plan médical.
 
Avant de vous embarquer vers la destination de vos rêves, vous pouvez aussi lire la page BIEN-ÊTRE et Santé sur le site Air France et plus particulièrement le chapitre «Préparez votre voyage de A à Z» dans le cadre bleu.
                                                                   
RÉFLEXES et AVION   
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