COMMENT ORGANISER
SON ASSISTANCE RESPIRATOIRE ?
 
Récupérez le formulaire médical auprès des différentes compagnies aériennes sur lesquelles vous voyagerez. Votre agence de voyage peut s’en charger.
 
Demandez les numéros de téléphone des services d’aide à la personne des différents aéroports fréquentés et les prestataires locaux autorisés à circuler en ambulance sur le tarmac munis de bouteilles d’oxygène.
 
Contactez votre réseau de soins et consultez dans tous les cas votre médecin traitant qui remplira en votre présence le formulaire médical (MEDIF). Envoyez-le. Prévoyez un délai suffisant surtout si votre niveau d’insuffisance respiratoire demande un avis spécialisé avec un test d’hypoxie.( comptez alors plusieurs semaines )
 
Contactez les aéroports et les prestataires locaux une fois l’accord des compagnies aériennes obtenu.
 
La réservation d’une chaise roulante est impérative. Elle réduit les efforts au minimum évitant une désaturation aggravée par l’effort ou la fatigue. Le personnel au sol étant habilité à couper les files d’attente, le temps de transit entre la sortie de l’avion et l’arrivée à l’ambulance en est ainsi grandement diminué.
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PRISE en CHARGE PARTICULIÈRE en cas d’ASSISTANCE RESPIRATOIRE      
 
Dogme :
 
Pour toute demande d’oxygène supérieure à 2l/mn, l’accord du médecin de la compagnie aérienne est obligatoire.
 
Généralités :
 
Un voyage aérien nécessitant un apport supplémentaire en Oxygène doit être anticipé et préparé.
 
Un délai de 48 h est nécessaire à la compagnie aérienne pour affréter l'avion une fois l'accord obtenu. L'accord peut nécessiter l'envoi au médecin de la compagnie aérienne du formulaire MEDIF. Il est en tout état de cause indispensable pour tout apport d'oxygène supérieur à 2l/min. Lui seul permet au médecin de la compagnie aérienne de juger de votre état de santé et de sa compatibilité sur le vol concerné.
Veillez à ce que votre médecin traitant le remplisse avec le plus grand soin et toujours en votre présence.
L’assistance respiratoire est un service toujours payant (billet MCO) quelles que soient les compagnies aériennes, voire impossible. Renseignez-vous !
 
Le surcoût occasionné par l’achat d’un billet MCO pour oxygène, l’achat d’un ou plusieurs sièges et la location d’une ambulance n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale.
 
La durée du vol et le nombre de litres d’oxygène par minute conditionnent la taille de la bouteille d’oxygène. La compagnie aérienne est en droit de vous demander de réserver un deuxième voire un troisième siège sur votre vol. Donc attention au surcoût ! Mais voyager à travers le monde pour son propre plaisir n’exige-t-il pas des efforts physiques, psychiques et financiers ?
 
Précautions :
Elles sont à connaître si vous voyagez sous assistance respiratoire.
 
Le passager « patient »  et  le médecin doivent savoir que :
 
Un échange de documents relatifs à l'appareillage et à la santé du voyageur sont nécessaire : Des documents sur l’état de santé doivent être fournis au médecin de la compagnie aérienne. Un avis spécialisé peut être réclamé par le médecin au vu de ce premier bilan. C’est au cours de cet échange de document (MEDIF) que le médecin de la compagnie peut accepter ou non la présence à bord d’un appareillage respiratoire. Si c’est le cas, il faut vérifier que l’autorisation couvre bien tous les vols aller et retour, les correspondances et les zones d’embarquement dans les différents aéroports. Le passager « patient » doit veiller à disposer de toute l’alimentation électrique et les accessoires nécessaires à son appareillage (raccord de prises, rallonge électrique et piles de secours). Il peut demander à être placé à proximité d’une prise électrique sécurisée (sans aucune garantie ! ).
 
Les bouteilles d'oxygène doivent être agréés « aéronautiques » pour pouvoir voyager en cabine. Les bouteilles personnelles (gazeux ou liquide) doivent donc être vidées avant d’être mises en soute. Il en est de même pour tout appareillage respiratoire. Vérifiez que les conditions de manipulation, de température et d’humidité ne sont pas incompatibles avec les recommandations de stockage et de transport préconisées par le fabricant.
 
Le débit d'oxygène délivré à bord par les bouteilles aéronautiques classiques ne pourra être que de 2 ou 4 litres par minute. Il est continu. Seules les bouteilles Oxygen Unit WS 120® (Wenoll-system) permettent d’adapter le débit jusqu’à un maximum de 5,2 litres par minute (minimum 1,2 litres par minutes) mais le débit est discontinu et délivré en fonction des besoins ressentis. L’autonomie en est d’autant diminuée.
 
Intérêt des extracteurs d'oxygène portatifs :
 
Il existe un autre remède à ce surcoût. En effet, l’avenir est aux extracteurs à oxygène portables. Ils devraient bientôt être autorisés en vol par l’ensemble des compagnies aériennes et des aéroports.  Ils pourraient à terme faire disparaître le formulaire MEDIF ou le réserver aux seuls passsagers nécessitant une oxygénothérapie supérieure à un débit de 2 litres par minutes. Certains appareils ont déjà reçu leur agrément auprès des principales compagnies aériennes. Renseignez-vous ! Vous pouvez vous rendre sur le site de l’ADEP Assistance et sa page “déplacements” spécialement dédiée aux voyages sous toutes ses formes. Sa lecture est indispensable.
 
Deux sites majeurs sur l’assistance respiratoire à connaître : ADEP Assistance et Antadir.
voyage-aptitude-senior.fr©création  Décembre 2007
MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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OXYGEN UNIT WS 120®
(Wenoll-system)
 
L’utilisation par les compagnies aériennes des nouvelles bouteilles d’oxygène appelées Oxygen Unit WS 120® (Wenoll-system) permettra de limiter le surcoût lié à l’assistance respiratoire compte tenu de l’autonomie des bouteilles et de leur encombrement minimum (la mallette peut se loger en position verticale sous le siège avant sans trop empiéter sur l’espace disponible). Air France les utilise déjà sur ses vols moyen et long-courriers. Ainsi pour une bouteille pleine avec un réglage à 0,6 délivrant 2 litres d’oxygène par min, l’autonomie est de 16 heures 30. À 0,8 soit 3,6 l/min d’O2, l’autonomie est de 12 h 30. Le module contient en prime un oxymètre de pouls qui permet de contrôler l’efficacité de l’assistance en oxygène dès l’installation et au besoin pendant le vol.
 
Autonomie :
 
L’autonomie importante du système Oxygen Unit WS 120® (Wenoll-system) est rendue possible par l’existence d’un trigger qui déclenche une insufflation d’oxygène seulement à chaque inspiration nasale. Elle diminue cependant si on passe à en mode continu. Ce changement est irréversible.
 
Avantages et inconvénients :
 
L’absence d’inspiration déclenche un signal d’alarme sonore et visuel caractérisé par le sigle représentant deux poumons sur le boitier. L’oxygénothérapie délivrée est ainsi en adéquation avec les besoins ressenties. Néanmoins, le système perd de son efficacité si le passager respire par la bouche ou si l’inspiration devient trop faible. Elle n’est alors plus détectée par le trigger. C’est le cas quand le passager est en dette chronique de sommeil  ou lorsqu’il présente au cours des différentes phases de son sommeil des hypopnées voires des apnées. C’est pourquoi, il est très important de faire le diagnostic de syndrome d’apnée du sommeil et d’en caractériser le type : soit par apnée centrale soit par apnée obstructive.
 
Remarques  importantes :
 
L’oxygénothérapie ne remplace pas la PPC (pression positive continue) qui permet de traiter le syndrome d’apnée du sommeil. Notez que les apnées centrales sont principalement associées aux affections neurologiques et à l’insuffisance cardiaque. Voir la page Pneumologie 2 et Cardiologie 1
Compte-tenu de ces remarques, il est conseillé de veiller à bien respirer par le nez et régulièrement pendant les déplacements en cabine. Le risque d’accident cardiaque (syncope hypoxique, troubles du rythme et accident ischémique) est important pendant un déplacement.
 
Déplacements en cabine : N’hésitez pas à demander à l'équipage une bouteille d’oxygène de secours à débit continu 2 ou 4 L/min pour vos déplacements à l’intérieur de la cabine si vous souffrez d’angine de poitrine ou si votre saturation mesurable par l’oxymètre de pouls fourni avec le système Oxygen Unit WS 120® (Wenoll-system) affiche un chiffre  inférieur au 94% requis au repos assis sur votre siège.
 
Autres conseils : si le signal d’alarme se déclenche en permanence pendant votre sommeil (phase d’endormissement et sommeil) parce que vos inspirations nasales sont trop faibles, vous pouvez essayer de placer la lunette en travers de la bouche (comme un mors !). L’inspiration buccale pendant le sommeil est plus forte. Il faudra si possible éviter de mouiller les deux orifices voire de les machouiller. Si vous êtes accompagné, l’accompagnant peut installer le dispositif une fois que vous serez endormi.
Vous pouvez demander au chef de cabine de vérifier de temps en temps votre saturation si vous craigniez de ne pas entendre le signal d’alarme pendant le vol.
ASSISTANCE en OXYGÈNE
et ANÉMIE CHRONIQUE
 
Dogme : le traitement de l’anémie reste le traitement de sa cause et repose sur la transfusion sanguine.
 
Dogme : l’anémie n’est pas liée à l’âge, même à un âge très avancé.
 
Définition : l’anémie chronique du senior se définit par une hémoglobine inférieure à 12 g/dl chez la femme et 13 g/dl chez l’homme.
 
Anémie et Oxymètre de pouls : L’anémie chronique ou aiguë même sévère ne modifie pas les performances de l’oxymètre de pouls. En clair, un patient anémique (hémoglobine inférieure aux chiffres usuels, la moyenne normale se situant autour de 14 g/dl : 12-16 g/dl) en l’absence de pathologie pulmonaire peut avoir à l’oxymètre de pouls une saturation à 98% au sol.
La nécessité d’un assistance respiratoire chez un patient anémique est pourtant bien réelle. Si la désaturation observée et liée à l’hypoxie hypobare reste modérée (perte de 2% en moyenne à l’oxymètre de pouls à l’altitude de croisière pour un passager indemne de toute pathologie pulmonaire), la quantité d’oxygène transportée n’en est pas moins diminuée. Elle le sera d’autant plus que l’anémie est sévère.
 
Tous les organes nobles du corps humain sont susceptibles d’en souffrir et tout particulièrement le muscle cardiaque. Or le seuil de déclenchement d’une douleur angineuse à l’hypoxie et/ou à l’anémie dépend de la sévérité de la maladie coronaire (et de la tolérance du patient). Le médecin traitant ne pouvant pas apprécier sans des épreuves interventionnelles cardiaques (ECG, Echographie, ECG d’effort, scanner coronaire, coronarographie etc.) l’état et la qualité du réseau coronaire du futur passager, il est facile de comprendre l’intérêt d’apporter une oxygénothérapie d’appoint à un patient anémique dans la mesure où les chiffres trouvés sont raisonnables et stabilisés entre 9 et 10 g/dl et ce, alors qu’il ne présente aucune symptomatologie cardio-vasculaire au sol. Dans le cas contraire, outre le traitement de la cause de l’anémie, le seul traitement efficace contre les signes d’angine de poitrine sera le traitement de l’anémie par une transfusion sanguine. 
 
Un chiffre inférieure à 8 g/dl dont la raison est méconnue contre-indique formellement un vol même avec oxygène. Il impose une enquête étiologique dont l’objectif initial est d’éliminer en premier lieu un saignement aigu ou chronique. L’aggravation d'un saignement chronique  sur un mode aigu est toujours possible.
 
Il est évident que la mise en évidence d’une anémie au cours de l’examen clinique d’aptitude est une contre-indication au voyage aérien tant que le diagnostic étiologique n’a pas été posé et les capacités physiques du voyageur évaluées.
 
Une anémie chronique se rencontre souvent chez les patients traités par chimiothérapie anti-néoplasique. Il est cependant possible d’envisager chez ces patients une transfusion sanguine de manière à améliorer leurs performances physiques pendant le voyage et limiter au maximum le risque hypoxique en vol.
 
L’objectif thérapeutique transfusionnel ne saurait être inférieur à 12 g/dl d’hémoglobine en présence d’une comorbidité cardiaque ou pulmonaire, en l'absence d'oxygène, situation la plus fréquente chez le senior présentant des facteurs de risque vasculaire. Les risques d’une transfusion sanguine doivent néanmoins être connus. Le rapport bénéfice risque doit donc être apprécié et discuté par rapport à l’oxygénothérapie d’appoint pendant le vol. 
 
Anémie aiguë : Si l’anémie chronique du senior se définit par une hémoglobine inférieure à 12 g/dl chez la femme et 13 g/dl chez l’homme, la symptomatologie clinique est indépendante du chiffre d’hémoglobine trouvé par le laboratoire. C’est encore plus vrai en cas d’anémie aiguë. La perte brutale de 2 points d’hémoglobine de 14 à 12 g/dl malgré des chiffres encore dans les normes admises peut précipiter une maladie coronaire latente non diagnostiquée. Les conséquences de l’anémie tant sur le plan cardio-vasculaire que neurologique sont par définition des contre-indications au vol commercial. Lisez la Page Interdictions et Avion.
 
Si le traitement de l'anémie repose sur la transfusion sanguine et non sur la seule oxygénothérapie, dans ce dernier cas, il est intéressant d'observer le rôle bénéfique de l'oxygénothérapie quant à sa capacité de diffuser et de saturer les tissus les plus vascularisés comme les muscles. Le coeur en est un !
 
Conclusion : l’existence d’une anémie  fait de vous un passager à risque hypoxique avec ses conséquences cliniques (cérébrales, ischémie typique ou silencieuse, troubles du rythme, syncope hypoxique). Elle peut perturber votre équilibre clinique jusqu’à 72 heures après le vol, voire plus. La prudence s’impose ! Parlez-en à votre médecin.
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS
à RISQUE D'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION
 
Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
Elles sous-entendent de pouvoir se référer à une épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), examen indispensable devant toute pathologie pulmonaire. Parlez en à votre médecin.
 
Idéalement l’évaluation du risque hypoxique doit être réalisée dans les quatre mois précédent le voyage aérien lorsque le futur voyageur est en état stable. Si le voyage est planifié dans les deux mois suivant un épisode respiratoire aigu, l’évaluation du risque hypoxique doit être effectuée aussi près que possible du départ planifié [avis d’experts].
 
NB : < signifie strictement inférieur à, ≥ signifie supérieur ou égal à, > signifie strictement supérieur à.
 
Les catégories de patients suivantes doivent faire l’objet d’une évaluation préalable du risque d’hypoxie en vol :
 
A. Patients présentant un trouble ventilatoire obstructif chronique et
 
1. Un VEMS < 50 % des valeurs prédites [niveau C] ou une intolérance à l’exercice (dyspnée sévère après 50 mètres sur terrain plat) [avis d’experts] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [niveau C] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [niveau C].
 
2. Un VEMS < 1 litre ou une hypercapnie connue (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [niveau C].
 
B. Patients présentant un trouble ventilatoire restrictif et
 
1. Une CV ≥ 50 % des valeurs prédites [niveau C] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
 
2. Une CV < 50 % des valeurs prédites ou une hypercapnie (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [avis d’experts].
 
C. Patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire
 
1. Classe fonctionnelle OMS I : voyage autorisé sous réserve des investigations à réaliser en fonction de l’affection sous-jacente [avis d’experts].
 
2. Classes fonctionnelles OMS II et III : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
3. Classe fonctionnelle OMS IV : Voyage aérien contre-indiqué. [avis d’experts].
 
D. Patients présentant une intolérance respiratoire importante à l’exercice (dyspnée invalidante après une marche de 50 mètres sur terrain plat).
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer si la cause de l’intolérance à l’exercice est une cause respiratoire rentrant dans le cadre des recommandations précédentes [avis d’experts].
 
E. Patients ayant présenté des symptômes d’origine cardio-vasculaire ou respiratoire au cours d’un voyage aérien antérieur (douleurs thoraciques, syncope, dyspnée). [avis d’experts].
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer la responsabilité de l’hypoxie dans l’apparition de ces symptômes [avis d’experts]. Une évaluation fonctionnelle respiratoire est conseillée [avis d’experts]. Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 95 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
F. Patients âgés de plus de 70 ans souffrant d’une maladie respiratoire associée à un trouble ventilatoire obstructif chronique (VEMS > 50 % des valeurs prédites) ou d’une maladie cardiovasculaire (maladie coronarienne, insuffisance cardiaque, maladie cérébrovasculaire) [avis d’experts].
 
Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 92 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 92 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 92 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
 
Recommandation de l’auteur du site : Concernant le cadre F, le seuil de SpO2 ≥ 92 % autorisant le voyage aérien sans supplément d’oxygèneme parait un peu trop optimiste. Par expérience, une SpO2 < 95 % trouvée à l’examen sans notion d’EFR récente impose de vérifier par l’interrogatoire l’absence de toute pathologie pulmonaire et plus particulièrement d’asthme même très ancien peu ou pas traité. La présence dans l’armoire à pharmacie d’un bronchodilatateur utilisé à la demande, même rarement oblige le médecin à demander un avis spécialisé pour toute valeur de SpO2 inférieure ou égale à 94 %. Voir les explications à la page Recommandations et Pathologies Pulmonaires, chapitre “en pratique aéronautique”.
OXYGÈNE et AÉROPORT
 
Les compagnies aériennes ne fournissent pas d’oxygène à l’extérieur de l’avion. Qui plus est, certains aéroports interdisent dans leur enceinte l’oxygène liquide ou gazeux. Il faut donc anticiper et demander un accueil ambulancier muni d’une bouteille d’oxygène à des prestataires locaux agréés auprès des services de sécurité de l’aéroport ou de la compagnie aérienne. L’organisation d’une oxygénothérapie à l’embarquement, en transit et au débarquement peut donc poser des problèmes. C’est pourquoi il est préférable de réserver des vols directs plutôt que des vols avec correspondances et choisir les compagnies aériennes régulières qui offrent le maximum de service d’aide à la personne.
 
Chaque aéroport comme chaque compagnie aérienne possède son propre règlement interne. Contacter l’aéroport peut s’avérer utile pour pouvoir bénéficier de toutes les aides nécessaires.
Cliquez sur informations pour surfer sur les différents sites des aéroports français et internationaux.
 
Il est conseillé de disposer d’une assistance au sol pour vos déplacements à l’intérieur des aéroports. Plusieurs kilomètres séparent parfois deux vols en correspondance. Économisez vos forces au maximum !
 
Votre voyage peut être refusé par la compagnie aérienne pour raison médicale à toutes les étapes : à la réservation, à l’enregistrement et à l’embarquement dans la mesure où votre état clinique ou son organisation peut compromettre la sécurité du vol.
PLAN Retour Résumé
 
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS à RISQUE d'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION : Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
PRISE en CHARGE PARTICULIÈRE en cas d’ASSISTANCE RESPIRATOIRE
Dogme : Pour toute demande d’oxygène, accord obligatoire du médecin de la compagnie.
Généralités : L’assistance respiratoire est un service toujours payant (billet MCO)
Précautions : les bouteilles d'oxygène doivent être elles aussi agréés « aéronautiques » pour pouvoir voyager en cabine.
Débit d'Oxygène : Il est de 2 ou 4 litres par minutes.
Deux sites majeurs sur l’assistance respiratoire à connaître : ADEP Assistance et Antadir.
 
COMMENT ORGANISER SON ASSISTANCE RESPIRATOIRE ?
Récupérez le formulaire médical MEDIF. 
Contactez les aéroports et les prestataires locaux une fois l’accord des compagnies aériennes obtenu.
La réservation d’une chaise roulante est impérative.
 
OXYGÈNE et AÉROPORT
Les compagnies aériennes ne fournissent pas d’oxygène à l’extérieur de l’avion.
 
ASTUCE pour compenser la siccité de l’air en cabine et la sécheresse majorée par l’oxygénation.
 
ASSISTANCE en OXYGÈNE et ANÉMIE CHRONIQUE
Dogmes : le traitement de l’anémie reste le traitement de sa cause et repose sur la transfusion sanguine.
Définition : l’anémie chronique du senior se définit par une hémoglobine inférieure à 12 g/dl chez la femme et 13 g/dl chez l’homme.
Anémie et Oxymètre de pouls : L’anémie chronique ou aiguë même sévère ne modifie pas les performances de l’oxymètre de pouls.
Un chiffre inférieure à 8 g/dl dont la raison est méconnue contre-indique formellement un vol même avec oxygène.
Anémie Aiguë :  La perte brutale de 2 points d’hémoglobine de 14 à 12 g/dl malgré des chiffres encore dans les normes admises peut précipiter une maladie coronaire latente non diagnostiquée.
Conclusion : l’existence d’une anémie sur votre bilan sanguin fait de vous un passager à risque hypoxique
 
OXYGEN UNIT WS 120® (Wenoll-system)
Air France  utilise ce type de bouteille à débit discontinu sur ses vols moyen et long-courriers. 
Autonomie : Elle est importante grâce l’existence d’un trigger...
Avantages et inconvénients : Le système perd de son efficacité si le passager respire par la bouche ou si l’inspiration devient trop faible en cas d'hypopnées ou d'apnées...
Déplacements en cabine : N’hésitez pas à demander à l'équipage une bouteille d’oxygène de secours à débit continu...
Autres conseils : Vous pouvez demander au chef de cabine de vérifier votre saturation
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.
Astuce pour compenser la siccité de l’air en cabine et la sécheresse majorée par l’oxygénation
 
Ayez à votre disposition un foulard en soie déjà lavé et propre, une casquette et un pulvérisateur standard (déconditionnez un produit pour laver les vitres et veillez à nettoyer l’intérieur pour enlever toute substance chimique). Mettez le foulard sur votre tête puis la casquette pour le maintenir ou l’inverse si vous avez peur d’étouffer. Le foulard doit déborder et recouvrir complètement vos épaules. Prenez un carré Hermès, c’est plus chic ! Arrosez ensuite le foulard sur toute la face de votre visage avec le pulvérisateur rempli d’une eau à température ambiante offerte gracieusement par l’équipage. Attention, votre foulard ne doit pas vous coller au visage. Ainsi affublé, vous respirerez un air saturé d’humidité.
(Système D validé par un patient rapatrié intolérant à la sécheresse de l’air ambiant et transporté sous oxygène 4 l/min).
OXYGÈNE ASSISTANCE