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INFECTION - SYNDROME INFLAMMATOIRE PATHOLOGIE d’ALTITUDE et AVION
 
L’existence d’une infection pulmonaire (bronchite ou pneumopathie) est retrouvée avec une plus grande fréquence chez les alpinistes souffrant de pathologie d’altitude. Il faut savoir qu’au cours d’une infection pulmonaire, la diffusion de l’oxygène au niveau des alvéoles, enflammées et noyées par les mucosités, est perturbée. L’hypoxémie s’aggrave, favorisant du même coup les mécanismes physiopathologiques responsables de la pathologie d’altitude et en particulier de l’Oedème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA). La présence d'une infection pulmonaire doit donc faire discuter à chaque fois l’intérêt d’un séjour en montagne comme d’un départ en avion.
C’est aussi le cas en présence d’une infection ORL (rhino-pharyngite, otite, sinusite). Outre le risque non négligeable de provoquer un barotraumatisme ORL grave lors d’un vol, l’infection peut “descendre” sur les bronches et favoriser un encombrement bronchique.
Dans les deux cas, l’infection, qu’elle soit ORL ou pulmonaire, s’accompagne toujours d’un syndrome inflammatoire plus ou moins sévère.
Or la survenue d’un OPHA serait sous-tendu par l’existence d’un syndrome inflammatoire comme l’attestent certains arguments cliniques et biologiques. Il peut donc être intéressant d’inclure chez les adeptes des trekkings en haute altitude la recherche d’un syndrome inflammatoire dans leur bilan d’aptitude.
L’existence d’un syndrome inflammatoire biologique se définit par l’augmentation de la VS, des protéines de l’inflammation (CRP, haptoglobine, fibrinogène et orosomucoide) et la modification de l’hémogramme : anémie et thrombocytose (augmentation du nombre de plaquettes sanguines).
En pratique, l’élévation concomitante d’au moins deux critères choisis parmi la VS, la CRP et le fibrinogène définit le syndrome inflammatoire biologique.                                                          suite
 
                                      
APTITUDE aux SPORTS - ALTITUDE CABINE et PATHOLOGIE d’ALTITUDE
 
La contre-indication aux sports extrêmes touche tout naturellement le senior en l’absence d’explorations cardio-pulmonaires. Mais l’histoire ne dit pas si la contre-indication porte sur sa capacité à rejoindre une haute ou très haute altitude selon tel ou tel moyen de transport ou si elle ne concerne que le séjour en haute altitude à partir d’un camp de base à une altitude donnée. Si les deux conditions (capacité physique et altitude) ne peuvent être dissociées, la première ne peut être effectivement en aucun cas négligée.
 
L’altitude cabine atteinte au cours d’un vol moyen ou long-courrier est aussi responsable d’une hypoxie hypobare. La vitesse ascensionnelle est importante (152 m/min) et le temps d’exposition à une haute altitude compris entre 3 et 12 h. Trois conditions retrouvées dans l’incidence de la pathologie d’altitude. Seul l’exercice physique manque à l’appel.
 
L’absence de relation entre le niveau d’entraînement (a priori faible chez le senior peu sensibilisé), la consommation d’O2 (fonction de l’intégrité de la surface alvéolaire et du travail cardiaque, lui-même fonction de la fréquence cardiaque) et le mal aigu des montagnes (MAM) explique peut-être l’importance de l’effort physique dans l’expression de la pathologie d’altitude. Les facteurs aggravants et prédisposants intervenant seulement dans sa fréquence de survenue par rapport à une population et une altitude données. Mais, comme nous l’avons dit plus haut, les conséquences du stress et les conditions d’un voyage aérien évoluant dans un contexte d’ascension brutale où l’atmosphère devient très vite plus hypoxique équivalent probablement à un effort physique pour un senior porteur de comorbidités, plus ou moins désadapté à l’effort. Or sa qualification de modérée à intense dépend de son niveau d’entraînement, de son vieillissement “organique” et de ses réserves fonctionnelles. Il est donc concevable d’inclure le fait de voyager comme l'équivalent d'un effort physique chez un senior ou toute personne adulte désadaptée à l'effort, dernière des trois conditions nécessaires à l’augmentation de l'incidence du MAM.
 
Aussi, quand une pathologie pouvant se rapporter à un MAM se déclare,  à l’exemple du groupe de seniors en transit sur le vol Amsterdam-Nairobi pourtant protégé du MAM par leur âge, elle est le signe probable de l’existence d’une certaine activité physique subie chez le voyageur. Les symptômes du Mal Aigu des Montagnes ne faisant que se confondre ou s’intriquer aux effets délétères de l’hypoxie hypobare sur le système nerveux central et sur les appareils pulmonaire et cardiaque de chacun des individus concernés.
 
En pratique, le niveau d’altitude atteint au cours d’un vol de croisière permet au vu des incidents de vol rapportés l’expression tout au plus d’un MAM ou d’un OLHA mais guère ses complications à moins de compter parmi ses comorbidités les facteurs favorisant d’un OPHA ou d’un OLHA. Lire la page Pathologies d'Altitude et Senior. Il est vrai que les conséquences de l’hypoxie hypobare admises par tous les scientifiques concernés comprennent : un essoufflement ou dyspnée, des céphalées aggravées par le sommeil ou l’assoupissement, la fatigue, l’augmentation de la fréquence cardiaque et la vasodilatation artérielle mais aussi et surtout des troubles du rythme cardiaque et de l’ischémie silencieuse. Des événements pouvant survenir en conditions de vol normal et en l’absence de tout effort physique.
 
Une aptitude physique suffisante, des capacités de performance en altitude adéquates s’imposent dès lors aux voyageurs aériens ou désireux de séjourner en haute voire très haute altitude. Toutes ces conditions ne peuvent souffrir aucune improvisation.
VOL AMSTERDAM-NAIROBI via ROME  PATHOLOGIE d'ALTITUDE ou MAL AIGU des MONTAGNES : EXPLICATIONS
 
L’altitude cabine des avions modernes se situent aux environs de 2200 m en condition de vol normal et jusqu’à 2700 m en condition dégradée (turbulences). Les avions les plus anciens ont une altitude cabine en vol de croisière plus basse, 1800 m en moyenne. Pendant son vol moyen ou long-courrier, le passager aérien subit les effets de l’hypoxie hypobare à l’égal d’un vacancier séjournant à la montagne pour les mêmes altitudes.
La durée d’exposition d’un passager aérien à l’hypoxie hypobare dépend de la durée du vol. 
Les vols long-courriers se définissent par un temps de vol supérieure à 3h 30. Il ne dépasse que rarement les 12 heures de vol du fait du rayon d’action des appareils et des contraintes sécuritaires (temps de vol maximal des pilotes et du personnel de cabine).
 
La pathologie d’altitude nécessite un temps d’exposition suffisamment long à l’hypoxie hypobare pour s’exprimer : 3 à 8 heures en moyenne après l’arrivée en altitude. Sachant qu’il faut 20 minutes à un bi-réacteur et 2 heures environ à un quadri-réacteur pour atteindre son altitude de croisière où règne une ambiance hypoxique hypobare, il est facile de concevoir qu’une pathologie d’altitude puisse survenir lors d’un vol moyen ou long-courrier chez des passagers aériens, seniors de surcroît.
Cette hypothèse a d’ailleurs fait l’objet d’une lettre adressée à la rédaction d’une revue savante spécialisée en gériatrie. L’auteur, voyageant à bord d’un avion de ligne, raconte les raisons qui l’ont amenées à demander au commandant de bord de calculer une nouvelle loi de pressurisation pour améliorer l’hématose de certains passagers seniors. Autrement dit, son intervention a permis de diminuer l’altitude cabine en augmentant la pression et de fait la saturation en oxygène du sang circulant d'un groupe de seniors en grande difficulté ...
Il avait été sollicité par l’équipage devant le comportement anormal de ces seniors... “Agités, confus, querelleurs, ils se plaignaient tous de maux de tête”. Ces symptômes et ces comportements habituellement décrits au cours du MAM ne le sont guère dans la zone dite de compensation complète dans laquelle évolue un passager aérien commercial. De plus, les céphalées ne sont-elles pas un des signes essentiels du MAM ? Par prudence, l’auteur n’évoquait pas ce diagnostic, préférant suspecter à juste titre plutôt les effets de l’hypoxie hypobare ambiante. Une suspicion renforcée par l’amélioration clinique spectaculaire des           suite
MAL AIGU des MONTAGNES et AVION
 
Les conditions de vol des avions commerciaux sont-elles susceptibles de déclencher une pathologie d’altitude comme le Mal Aigu des Montagnes chez les seniors ?
 

















Ce qu’il faut OBSERVER
 
La pathologie d’altitude nécessite un temps d’exposition suffisamment long à l’hypoxie hypobare ambiante pour s’exprimer : 3 à 8 heures en moyenne après l’arrivée en altitude. Elle atteint un maximum entre 12 à 36 heures avec une majoration la nuit et le matin pour le mal aigu des montagnes ou MAM. En ce qui concerne les autres formes cliniques ou complications du MAM, les signes apparaissent au cours des premiers jours d’exposition à l’altitude (63% dans les 3 premiers jours suivant l’arrivée en altitude pour l’oedème pulmonaire de haute altitude ou OPHA, 5 jours en moyenne pour l’oedème cérébral de haute altitude ou OCHA (1 à 13 jours). Ce délai peut être extrêmement raccourci en cas de pathologie cardiaque, pulmonaire ou cérébrale préexistante. Parlez-en à votre médecin traitant.
 
L’hypoxie hypobare est l’agent causal du MAM. Ce fait est maintenant admis sans discussion possible. Le MAM est aussi une pathologie fréquente puisqu’il survient chez 25 % des adultes qui font une ascension à 2000 m à partir du niveau de la mer.
 
Les symptômes du MAM demandent environ 4 jours une fois arrivé à l’altitude maximale pour disparaître. Mais l’acclimatation à une altitude donnée n’est complète qu’à partir du dixième jour. (À ne pas confondre)
 
On décrit trois niveaux d’altitude :
- la haute altitude de 1500 à 3500 m,
- la très haute altitude de 3500 à 5000 m
- l’altitude extrême au-delà de 5000 m.
 
En l’absence de tout symptôme à l’altitude de départ, il est possible de monter brutalement à une haute voir très haute altitude (mais toujours inférieure à 4000 m) à la condition de redescendre dans les 2 heures à l’altitude de départ. (C’est le cas lors d’une ascension par téléphérique sur tel ou tel pic montagneux à partir d’un point de base). Mais une telle tolérance, discutable chez le senior polypathologique, ne joue plus pour les altitudes extrêmes (altitude supérieure à 5500 m).
 
Quelque soit la forme clinique rencontrée, la pathologie d’altitude survient à partir d’une altitude de 1800 m chez un sujet non acclimaté. Son incidence dépend de l’altitude atteinte, de la vitesse ascensionnelle et de l’intensité de l’exercice physique. Des symptômes évocateurs du MAM peuvent néanmoins apparaître en l’absence de toute activité physique comme le montre certaines études réalisées sur une population de sujets âgés transportés par bus ou en voiture à une altitude de 2100 à 2500 m. Autrement dit, si l’incidence du MAM augmente en fonction des trois paramètres cités plus haut, il n’est pas besoin nécessairement de devoir monter à pied en altitude avec un sac sur le dos pour présenter des signes évocateurs d’un mal aigu des montagnes.
PRÉVENTION du MAL AIGU "AVION"
 
LE MAL AIGU "AVION" si tant est qu'il existe est susceptible de se rencontrer au cours d’un vol commercial si certaines conditions  sont réunies :
 
une altitude cabine d’au moins 1800 à 2200 m
une vitesse ascensionnelle rapide (152m/min)
un temps d’exposition à l’hypoxie hypobare supérieur à 3 heures
un départ précipité, mal préparé avec des temps de parcours mal définis, source de stress et de fatigue
l’absence de temps de repos au cours des différentes phases d’embarquement
un deuxième vol en transit
un passager peu entraîné ou présentant des comorbidités neurologiques cardiaques et pulmonaires responsables d’une désadaptation à l’effort
un comportement aéronautique  marqué par une excitabilité anxieuse
une déshydratation, une infection ORL ou une bronchite, un indice de masse corporelle élevé
un appareil cardio-pulmonaire sensible à l’hypoxie
une fragilité neuro-cognitive avec perte d'autonomie
 
A contrario, le temps d’exposition de 3 à 8 h explique peut-être la raison de l’apparente innocuité des vols court-courriers de moins de deux heures par rapport aux vols moyen et long-courriers d’une durée supérieure à 3 heures. Si cette hypothèse s’avère juste en ce qui concerne la pathologie d’altitude, elle ne s’applique pas en cas de pathologie avérée sensible à l’hypoxie. Il est donc indispensable de s’évaluer avant un séjour en altitude ou un voyage en avion. Un exercice difficile sans l’aide des pages du chapitre Testez votre Aptitude au Voyage.  Profitez des autres pages du site si vous êtes traité pour une pathologie cardiaque ou pulmonaire.  Parlez-en ensuite à votre médecin, il est le seul à pouvoir statuer sur votre aptitude aéronautique ou au voyage en général.
 
Rappelons que la moyenne d'âge des incidents en vol est de 42 ans chez l'Homme et 49 ans chez la Femme ! Dans ces conditions mieux vaut prévenir que guérir selon l'adage bien connu.
voyage-aptitude-senior.fr© création  Décembre 2007 MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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Plan
 
 
 
CONCLUSION
 
Certaines idées reçues doivent donc être combattues. La première étant de considérer les seniors comme étant parfaitement aptes à voyager en l’absence de tout examen médical. L’hostilité réelle du milieu aéronautique chez un passager présentant des comorbidités ignorées ou insuffisamment traitées étant la seconde.
La seule parade à la « pathologie d’altitude avion » chez le senior repose sur une préparation et une évaluation physique par un examen médical rigoureux. La recherche d’une mauvaise adaptation à l’altitude en l’absence d’organicité évidente est certainement utile. Le score Lake Louise est à proposer au candidat au voyage. Il le sera systématiquement s’il est retrouvé une symptomatologie évocatrice d’une mauvaise adaptation à l’altitude lors d'un séjour en montage dans les antécédents du senior globe-trotter.
 
 
 
FACTEURS FAVORISANTS
un MAL AIGU des MONTAGNES
 
Les facteurs aggravants sont représentés par : le froid, le sommeil en altitude, un indice de masse corporel élevé, la déshydratation, et les facteurs précités : vitesse ascensionnelle, intensité de l’effort physique, niveau d’altitude atteint.
 
Des facteurs prédisposants ont aussi été identifiés. Ce sont : les antécédents de pathologies ventilatoires obstructives et restrictives, les antécédents de MAM sévère ou de complication du MAM, le sexe (féminin), l’âge (jeune) , les antécédents de migraine et de façon moins univoque une plus faible réponse ventilatoire à l’hypoxie.
 
Il paraît tout aussi important de vérifier l’absence de toute symptomatologie évocatrice d’une sensibilité à la pathologie d’altitude chez les seniors présentant des troubles du sommeil lors d’un séjour à la montagne.
De même, les adeptes inconditionnels de la prise de somnifère ou d’alcool pour « se relaxer» à la montagne ou pendant un vol long-courrier doivent être interrogés.
Notez que l’utilisation de somnifère ou l’absorption d’alcool est à proscrire en altitude.
L'OEDÈME LOCALISÉE de HAUTE ALTITUDE
 
L’OLHA est une particularité clinique décrite au lendemain d’une nuit en altitude. Il se caractérise par un oedème du visage, les traits apparaissant bouffis, infiltrés. Correspond-t-il aux oedèmes observés à la fin d’un vol de nuit long-courrier en particulier chez les femmes ? Il signe une rétention hydrosodée. Il pourrait être intéressant de rechercher parmi ces passagers aériens ceux présentant les critères d’un MAM.
L’interrogatoire avant le vol ou le séjour en altitude recherchera une éventuelle sensibilité à la pathologie d’altitude chez les candidats ayant présenté par le passé un OLHA voire un MAM, même à un âge plus jeune.
 
 
PLAN retour Résumé
 
MAL AIGU des MONTAGNES et AVION
Les conditions de vol des avions commerciaux sont-elles susceptibles de déclencher une pathologie d’altitude chez les seniors ?
Ce qu’il faut observer :
L’hypoxie hypobare est l’agent causal du Mal Aigu des Montagnes ou MAM.La pathologie d’altitude nécessite un temps d’exposition suffisamment long à l’hypoxie hypobare ambiante pour s’exprimer : 3 à 8 heures en moyenne après l’arrivée en altitude.
Le MAM est aussi une pathologie fréquente puisqu’il survient chez 25 % des adultes qui font une ascension à 2000 m à partir du niveau de la mer.
Quelque soit la forme clinique rencontrée, la pathologie d’altitude survient à partir d’une altitude de 1800 m chez un sujet non acclimaté. Son incidence dépend de l’altitude atteinte, de la vitesse ascensionnelle et de l’intensité de l’exercice physique. Mais des symptômes évocateurs du MAM peuvent néanmoins apparaître en l’absence de toute activité physique comme le montre certaines études réalisées sur une population de sujets âgés transportés par bus ou en voiture à une altitude de 2100 à 2500 m.
 
FACTEURS FAVORISANTS un MAL AIGU des MONTAGNES
Les facteurs aggravants sont : le froid, le sommeil en altitude, un indice de masse corporel élevé, la déshydratation, la vitesse ascensionnelle, l'intensité de l’effort physique et le niveau d’altitude atteint.
Les facteurs prédisposants sont : les antécédents de pathologies ventilatoires obstructives et restrictives, les antécédents de MAM sévère ou de complication du MAM, le sexe (féminin), l’âge (jeune) , les antécédents de migraine et de façon moins univoque une plus faible réponse ventilatoire à l’hypoxie.
 
APTITUDE aux SPORTS - ALTITUDE CABINE et PATHOLOGIE d’ALTITUDE
La contre-indication aux sports extrêmes touche tout naturellement le senior en l’absence d’explorations cardio-pulmonaires adéquates.
L’altitude cabine atteinte au cours d’un vol moyen ou long-courrier est aussi responsable d’une hypoxie hypobare. La vitesse ascensionnelle est importante (152 m/min) et le temps d’exposition à une haute altitude compris entre 3 et 12 h. Trois conditions retrouvées dans l’incidence de la pathologie d’altitude. Seul l’exercice physique manque à l’appel. Mais les conséquences du stress et les conditions d’un voyage aérien évoluant dans un contexte d’ascension brutale où l’atmosphère devient rapidement hypoxique équivalent probablement à un effort physique pour un senior porteur de comorbidités, plus ou moins désadapté à l’effort. Or sa qualification de modérée à intense dépend de son niveau d’entraînement, de son vieillissement “organique” et de ses réserves fonctionnelles. Il est donc concevable d’inclure le fait de voyager comme l'équivalent d'un effort physique, dernière des trois conditions nécessaires à l’augmentation de l'incidence du MAM dans une population tout venant.
 
VOL AMSTERDAM-NAIROBI via ROME  PATHOLOGIE d'ALTITUDE ou MAL AIGU des MONTAGNES : EXPLICATIONS
il est facile de concevoir qu’une pathologie d’altitude puisse survenir lors d’un vol moyen ou long-courrier chez des passagers aériens, seniors de surcroît. Une hypothèse qu'un médecin voyageur a soulevé  dans une lettre adressée à la rédaction d’une revue savante spécialisée en gériatrie.  Que dit-elle ? Faut-il suspecter un Mal Aigu propre à l'Avion ?
 
PRÉVENTION du MAL AIGU "AVION"
LE MAL AIGU "AVION" si tant est qu'il existe est susceptible de se rencontrer au cours d’un vol commercial dans certaines conditions :
une altitude cabine d’au moins 1800 à 2200 m
une vitesse ascensionnelle rapide (152m/min)
un temps d’exposition à l’hypoxie hypobare supérieure à 3 heures
un départ précipité, mal préparé avec des temps de parcours mal définis, source de stress
l’absence de temps de repos au cours des différentes phases d’embarquement.
un deuxième vol en transit
un passager peu entraîné ou présentant des comorbidités cardiaques et pulmonaires responsables d’une désadaptation à l’effort
un comportement aéronautique  marqué par une excitabilité anxieuse
une déshydratation
un appareil cardio-pulmonaire sensible à l’hypoxie
 
L'OEDÈME LOCALISÉE de HAUTE ALTITUDE
L’OLHA est une particularité clinique décrite au lendemain d’une nuit en altitude.Il se caractérise par un oedème du visage, les traits apparaissant bouffis, infiltrés. Correspond-t-il aux oedèmes observés à la fin d’un vol de nuit long-courrier en particulier chez les femmes ? Il signe dans tous les cas une rétention hydrosodée...
 
INFECTION - SYNDROME INFLAMMATOIRE - PATHOLOGIE d’ALTITUDE et AVION
L’existence d’une infection pulmonaire (bronchite ou pneumopathie) est retrouvée avec une plus grande fréquence chez les alpinistes souffrant de pathologie d’altitude. C’est aussi le cas en présence d’une infection ORL (rhino-pharyngite, otite, sinusite).
Dans les deux cas, l’infection, qu’elle soit ORL ou pulmonaire, s’accompagne toujours d’un syndrome inflammatoire plus ou moins sévère.
L’intérêt de prévoir un bilan biologique avant le départ ne saurait être démentis, ne serait-ce pour vérifier l'absence d'anémie.
 
CONCLUSION
Certaines idées reçues doivent donc être combattues. La première étant de considérer les seniors comme étant parfaitement aptes à voyager en l’absence de tout examen médical. L’hostilité réelle du milieu aéronautique chez un passager présentant des comorbidités ignorées ou insuffisamment traitées étant la seconde.Le score Lake Louise utile au dépistage du Mal aigu des montagnes est à proposer à tout candidat au voyage relatant des difficultés d'adaptation lors d'un séjour à la montagne.
La recherche d’un syndrome inflammatoire devrait être systématique chez le senior avant un départ en voyage car il est le reflet de nombreuses pathologies parfois intriquées. La liste des pathologies responsables d’un syndrome inflammatoire est encyclopédique. Quelques exemples parmi cette liste sensibiliseront certains seniors globe-trotters soumis aux différentes contraintes qu’elles soient liées aux conditions de voyage, à l’altitude ou au contraintes aéronautiques proprement dites.
Ce sont : l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance respiratoire chronique, la maladie thrombo-embolique veineuse, les endocardites, les pneumopathies, la tuberculose dans toutes ses localisations, toutes les tumeurs en particulier cérébrales (donnant le change avec un MAM ou un OCHA lorsqu’elle se déclare au cours d’un séjour en altitude), cardiaque et pulmonaire (responsable de pneumopathie à un moment ou l’autre de son évolution), les hémopathies (avec le risque d’aggraver une angine de poitrine si elle s’accompagne d’une anémie), les pathologies vasculaires comme la maladie de Horton classique chez le senior mais encore les pathologies se rapportant à une affection articulaire comme la chondrocalcinose ou la goutte, certes moins graves mais tout aussi handicapantes. L’ensemble des pathologies citées laisse la porte ouverte à une éventuelle décompensation en vol et au cours du voyage.
 
L’intérêt de prévoir un bilan biologique avant le départ est évident, ne serait-ce pour vérifier l'absence d'anémie qui se caractérise chez un senior Homme par un taux d'hémoglobine inférieur à 13 g/dl et à 12g/dl chez la femme. Il sera prescrit par votre médecin traitant. C’est pourquoi, il est important de le consulter dès la décision prise de voyager et quel que soit le moyen de transport envisagé ou la destination choisie. En prévenant suffisamment tôt votre médecin traitant, ce dernier pourra inclure votre bilan biologique de départ dans votre plan de soins sans mettre en péril les comptes sociaux !
 
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comorbidités à un véritable effort physique. Elle l’est par expérience pour le senior rapatrié justifiant le plus souvent l'indication de son hospitalisation après le rapatriement, mais aussi pour le médecin ou infirmier transporteur.
L’activité de transporteur impose un rythme soutenue entre deux voire plusieurs vols longs et court-courriers, la fatigue étant toujours au rendez-vous, même si les vols se font en classe affaires dans de très bonnes conditions. Pour autant, il n’est pas rare de ressentir au cours du vol de retour une certaine inappétence avec parfois quelques nausées accompagnées de céphalées. Des symptômes ressenties aussi par le personnel cabine interrogé à ce sujet. Pour s'en guérir ils n'ont d'autre choix que de demander à leur commandant de bord d'abaisser l'altitude cabine de l'avion.
Sur certaines destinations, comme Bogotta par exemple, ville située à 2640 m d’altitude, les céphalées, certes ténues pour celui qui n’en souffre pas habituellement, s’accompagnent volontiers de troubles du sommeil, altérant d’autant la qualité du repos compensateur à quelques heures du vol de retour. S’agit-il de symptômes liés à la pathologie d’altitude ou seulement l’expression somatique d’une responsabilité professionnelle voire de conditions de voyage propres au métier de médecin transporteur ? La question est posée. Elle est sans vraie réponse pour l'instant. Pourtant La physiopathologie du MAM tend à faire pencher la balance de son côté.  Une autre question vient aussitôt à l’esprit. Quel temps de récupération doit-on offrir à un senior soumis à un effort “d’embarquement” pour retrouver des capacités suffisantes qui lui permettent d’aborder sereinement un deuxième vol en atmosphère hypoxique hypobare ? D'ou l'intérêt de prévoir des vols sans correspondance, une condition incontournable pour les seniors à la fragilité avérée. Lire  à la page Alzheimer et Avion l'article Alzheimer et Aviation Commerciale : les précautions à prendre... 
Notons au passage que l’entraînement s’il est souhaitable avant un trekking en altitude ne protège pas de la pathologie d’altitude. Autrement dit, l’effort physique dépensé lors du départ ne peut être considéré comme une mesure d’adaptation. Elle a plutôt tout lieu d’être un facteur de décompensation au même titre qu’une ascension pédestre sac au dos pour une personne désadaptée à l'effort ou présentant des comorbidités cardio-pulmonaires avérées.
 
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seniors dès lors que le commandant de bord diminuait à sa demande l’altitude cabine de l’avion par le calcul d’une nouvelle loi de pressurisation plus compatible avec leurs besoins en oxygène.
 
Si l’altitude atteinte et le temps d’exposition ne dépassent a priori jamais l’altitude maximale de 2438 m en condition de vol normale et une durée de 10 à 12 heures, la vitesse ascensionnelle est, dans le cas d’un vol commercial, très importante même si elle n’excède pas les 152 m /min réglementaire à la montée. Cette vitesse ascensionnelle maximale imposée par les physiologistes a pour seul objectif, en principe, de mettre les passagers à l’abri d’un barotraumatisme. On ignore cependant quelle vitesse ascensionnelle est recommandée pour un senior débilité par ses comorbidités ou au mieux en bonne santé pour atteindre une altitude cabine comprise entre 2000 et 2438 m... sans lui déclencher des symptômes pouvant se rapporter à un MAM. Encore faut-il qu’il puisse exister un MAM au cours d’un vol dépassant les 3 heures 30 minutes ?
 
Dans les différentes études réalisées, les symptômes du MAM étaient notablement moins fréquents chez les seniors transportés en car ou en voiture ayant fait en cours d’ascension une halte d’une nuit à l’altitude intermédiaire de 1500-1600m. Aussi, en l’absence de toute acclimatation à l’altitude, il est licite de se demander si les deux heures et, a fortiori, les vingt minutes d’ascension rapide nécessaire à un avion pour atteindre son altitude de croisière ne participent pas à l’expression de la pathologie d’altitude ? Le médecin appelé sur le vol Amsterdam Nairobi via Rome précisait dans son article que l’incident avait eu lieu “shortly after the departure from Rome” soit peu de temps après le décollage de l’aéroport romain. Il notait cependant l’absence de toute difficulté lors de la première partie de leur périple aéronautique entre Amsterdam et Rome. Cette remarque n’est pas triviale. En effet, si la vitesse ascensionnelle d’un avion quoique extrêmement rapide comparée à une ascension pédestre ne peut  en aucun cas être considéré comme un effort. Il en est de même pour une exposition plus ou moins accélérée à une atmosphère hypoxique hypobare assis dans un fauteuil. Il n'en reste pas moins concevable que la fatigue générée par le premier vol avec le stress du départ, les temps d’attente sans possibilité de s’assoir dans les serre-fils, le confinement, la température excessive d’un bras d’accès ou d’une salle d’embarquement, les déplacements en cabine puis les déplacements à pieds, souvent interminables, d’un aérogare à l’autre, peuvent correspondre pour un senior présentant des      suite
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