MAL AIGU des MONTAGNES et AVION    
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Les conditions de vol des avions commerciaux sont-elles susceptibles de déclencher une pathologie d’altitude chez les seniors ?...
Ce qu’il faut observer :
L’hypoxie hypobare est l’agent causal du Mal Aigu des Montagnes ou MAM. La pathologie d’altitude nécessite un temps d’exposition suffisamment long à l’hypoxie hypobare ambiante pour s’exprimer : 3 à 8 heures en moyenne après l’arrivée en altitude...
Le MAM est aussi une pathologie fréquente puisqu’il survient chez 25 % des adultes qui font une ascension à 2000 m à partir du niveau de la mer...
Quelque soit la forme clinique rencontrée, la pathologie d’altitude survient à partir d’une altitude de 1800 m chez un sujet non acclimaté. Son incidence dépend de l’altitude atteinte, de la vitesse ascensionnelle et de l’intensité de l’exercice physique. Mais des symptômes évocateurs du MAM peuvent néanmoins apparaître en l’absence de toute activité physique comme le montre certaines études réalisées sur une population de sujets âgés transportés par bus ou en voiture à une altitude de 2100 à 2500 m...   Lire la suite (...)
Les facteurs aggravants sont : le froid, le sommeil en altitude, un indice de masse corporelle élevé, la déshydratation, la vitesse ascensionnelle, l'intensité de l’effort physique et le niveau d’altitude atteint ...
Les facteurs prédisposants sont : les antécédents de pathologies ventilatoires obstructives et restrictives, les antécédents de MAM sévère ou de complication du MAM, le sexe (féminin), l’âge (jeune) , les antécédents de migraine et de façon moins univoque une plus faible réponse ventilatoire à l’hypoxie ...
Le MAL AIGU "AVION" si tant est qu'il existe est susceptible de se rencontrer au cours d’un vol commercial dans certaines conditions :  
 
une altitude cabine d’au moins 1800 à 2200 m
une vitesse ascensionnelle rapide (152m/min)
un temps d’exposition à l’hypoxie hypobare supérieure à 3 heures
un départ précipité, mal préparé avec des temps de parcours mal définis, source de stress
l’absence de temps de repos au cours des différentes phases d’embarquement.
un deuxième vol en transit
un passager peu entraîné ou présentant des comorbidités cardiaques et pulmonaires responsables d’une désadaptation à l’effort
un comportement aéronautique  marqué par une excitabilité anxieuse
une déshydratation
un appareil cardio-pulmonaire sensible à l’hypoxie
une fragilité neuro-cognitive...
L’OLHA est une particularité clinique décrite au lendemain d’une nuit en altitude.Il se caractérise par un oedème du visage, les traits apparaissant bouffis, infiltrés. Correspond-t-il aux oedèmes observés à la fin d’un vol de nuit long-courrier en particulier chez les femmes ? Il signe dans tous les cas une rétention hydrosodée...
L’existence d’une infection pulmonaire (bronchite ou pneumopathie) est retrouvée avec une plus grande fréquence chez les alpinistes souffrant de pathologie d’altitude. C’est aussi le cas en présence d’une infection ORL (rhino-pharyngite, otite, sinusite).
Dans les deux cas, l’infection, qu’elle soit ORL ou pulmonaire, s’accompagne toujours d’un syndrome inflammatoire plus ou moins sévère.
L’intérêt de prévoir un bilan biologique avant le départ ne saurait être démentis, ne serait-ce pour vérifier l'absence d'anémie...
Certaines idées reçues doivent donc être combattues. La première étant de considérer les seniors comme étant parfaitement aptes à voyager en l’absence de tout examen médical. L’hostilité réelle du milieu aéronautique chez un passager présentant des comorbidités ignorées ou insuffisamment traitées étant la seconde.Le score Lake Louise utile au dépistage du Mal Aigu des Montagnes est à proposer à tout candidat au voyage relatant des difficultés d'adaptation lors d'un séjour à la montagne...
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MISE À JOUR Novembre  2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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Il est facile de concevoir qu’une pathologie d’altitude puisse survenir lors d’un vol moyen ou long-courrier chez des passagers aériens, seniors de surcroît. Une hypothèse qu'un médecin voyageur a soulevé  dans une lettre adressée à la rédaction d’une revue savante spécialisée en gériatrie.  Que dit-elle ? Faut-il suspecter un Mal Aigu propre à l'Avion ? Explications ...
La contre-indication aux sports extrêmes touche tout naturellement le senior en l’absence d’explorations cardio-pulmonaires adéquates ...
L’altitude cabine atteinte au cours d’un vol moyen ou long-courrier est aussi responsable d’une hypoxie hypobare. La vitesse ascensionnelle est importante (152 m/min) et le temps d’exposition à une haute altitude compris entre 3 et 12 h. Trois conditions retrouvées dans l’incidence de la pathologie d’altitude. Seul l’exercice physique manque à l’appel. Mais les conséquences du stress et les conditions d’un voyage aérien évoluant dans un contexte d’ascension brutale où l’atmosphère devient rapidement hypoxique équivalent probablement à un effort physique pour un senior porteur de comorbidités, plus ou moins désadapté à l’effort. Or sa qualification de modérée à intense dépend de son niveau d’entraînement, de son vieillissement “organique” et de ses réserves fonctionnelles. Il est donc concevable d’inclure le fait de voyager comme l'équivalent d'un effort physique, dernière des trois conditions nécessaires à l’augmentation de l'incidence du MAM dans une population tout venant ...
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