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BPCO et STADE de GRAVITÉ
Évaluez le stade de gravité de votre BPCO. Puis affinez-le à l'aide de l'échelle de Sadoul/MRC après avoir mesuré votre distance parcourue  pendant une marche de 6 minutes.
 
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS à RISQUE d'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION : Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
RECOMMANDATIONS IMPÉRATIVES en PRATIQUE AÉRONAUTIQUE : Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
Quelques conseils incontournables pour les passagers oxygéno-dépendants ou souffrant de pathologies respiratoires : BPCO, asthme etc.
 
BPCO en SITUATION AÉRONAUTIQUE
L'association stade et grade de sévérité permet de peser le pour et le contre avant de prendre la décision de partir en voyage. Elle fait discuter un éventuel apport en oxygène.
 
PATHOLOGIES RESPIRATOIRES et CLINIQUE
La dyspnée ou essoufflement et la toux sont les deux signes cliniques qui conditionnent votre aptitude sur le plan pulmonaire.
 
CONSEILS aux VOYAGEURS BPCO
il est impératif d’apprécier votre éventuelle dépendance en oxygène si vous empruntez les lignes aériennes. Quels sont les délais recommandés pour éviter toute prise de risque ?
 
INTÉRÊT de MESURER la SpO2
Est-ce vraiment nécessaire ?
 
INFECTION BRONCHO-PULMONAIRE et DÉPART
Une bronchite aiguë ou une pneumonie impose dans tous les cas une évaluation du traitement en cours et de la fonction respiratoire même chez les sujets ayant habituellement 96 % (et plus) de SpO2 au sol... Prudence chez les patients présentant une affection cardiaque chronique...
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INFECTION BRONCHO-PULMONAIRE
et DÉPART
 
Il est évident que la survenue d’une bronchite aiguë ou d'une pneumopathie dans les jours précédents le vol hypothèque sérieusement un départ en avion. Elle impose dans tous les cas une évaluation du traitement en cours et de la fonction respiratoire même chez les sujets ayant habituellement 96 % (et plus) de SpO2 au sol.
 
Il est donc important devant toute pathologie pulmonaire ou cardio-vasculaire chronique de connaître le VEMS et la SpO2 pour décider de la conduite à tenir. Parlez-en à votre médecin.
 
Il est admis que tout futur voyageur qui présenterait une SpO2 au sol supérieure à 95 % peut voyager sans arrière-pensée et sans adjonction d’oxygène pendant le vol.
Hélas, cette assertion ne tient pas pour les voyageurs qui présenteraient une pathologie cardio-pulmonaire chronique ou récente.
 
La conférence d’expert sur “voyage aérien et maladies respiratoires” donne la conduite à tenir selon l’âge, l’état clinique, les pathologies associées ou non du sujet, le résultat de la SpO2 et des éventuels examens complémentaires VEMS (Volume Expiratoire Maximal en 1 seconde), CV (capacité vitale) et gaz du sang artériel. 
INTÉRÊT de MESURER la SpO2
 
Concernant les seniors, le seuil de SpO2 ≥ 92 % donné au chapitre F de la conférence d'experts, seuil qui autorise un voyage aérien sans supplément d’oxygène  parait un peu trop optimiste en l'absence de EFR  (épreuve Fonctionnelle Respiratoire).
Par expérience, une SpO2 < 95 % trouvée à l’examen sans notion de EFR récente impose de vérifier par l’interrogatoire l’absence de toute pathologie pulmonaire et plus particulièrement d’asthme même très ancien peu ou pas traité. La présence dans l’armoire à pharmacie d’un bronchodilatateur utilisé à la demande, même rarement doit inciter le futur voyageur à se rapprocher de son médecin afin de discuter l'intérêt de demander un avis spécialisé. C'est encore plus vrai pour toute valeur de SpO2 inférieure ou égale à 94 %. Voir les explications à la page RECOMMANDATIONS chapitre “en pratique aéronautique”.
Lire la Charte de voyage-aptitude-senior.fr
BPCO ou BRONCHO-PNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE et AVION
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CONSEILS aux VOYAGEURS BPCO
 
En cas de pathologie pulmonaire, il est impératif d’apprécier votre éventuelle dépendance en oxygène si vous empruntez les lignes aériennes.
 
Pour cela, il vous faut connaître au moins votre saturation au sol à l’aide d’un oxymètre de pouls.
 
Par expérience, une saturation en deçà des 96% nécessite certainement un avis spécialisé. En l’absence de mesure, seul un avis spécialisé aidé des résultats d’épreuves fonctionnelles respiratoires peut conclure. Ne réagissez pas à la dernière minute ! En effet, l’évaluation du risque hypoxique doit être réalisé idéalement dans les quatre mois précédent le voyage aérien si votre état est et reste stable.
 
En cas de survenue d’un épisode respiratoire aigu deux mois avant le départ, vous devrez évaluer votre risque hypoxique le plus près possible de votre départ.
Cette recommandation sous-entend qu’un minimum de deux mois est requis pour stabiliser et évaluer un éventuel risque hypoxique avant d’autoriser le voyage en avion.
 
Si les bronchites hivernales sont plus habituelles, il ne faut en aucun cas sous-estimer les bronchites estivales à l'évolution plus torpide. Une consultation médicale est dans tous les cas recommandée.
PATHOLOGIES RESPIRATOIRES
et CLINIQUE 
 
Deux signes cliniques conditionnent votre aptitude sur le plan pulmonaire :
 
La dyspnée ou essoufflement
La toux
 
Mais la sensation d’être essoufflé étant plus ou moins subjective pour un sujet donné, il peut être intéressant de lui associer un symptôme équivalent :
 
La diminution du périmètre de marche
 
Si vous avez coché un de ces trois signes, vous devez consulter votre médecin.
 
Remarques :
 
On n’entend par « diminution » l’obligation qui est faite de ralentir ou de s’arrêter au cours d’un effort régulier habituellement réalisé.
Une diminution du périmètre de marche en l’absence de toute douleur dans l’un ou les deux mollets ( ou jambes) doit faire évoquer l’existence d’une dyspnée.
 
La toux et la dyspnée peuvent manquer au cours d’une maladie respiratoire sévère, mais ces symptômes ont forcément existé à un moment donné ou à un autre dans les mois, semaines ou jours précédents.
BPCO en SITUATION AÉRONAUTIQUE
 
Il est effectivement intéressant d’associer à ces 5 grades qui comprennent aussi la distance parcourue, le stade de sévérité d’une BPCO comme indiqué dans le texte : Il est facile de constater qu’au-delà d’un stade 1 grade 1 ou dès le stade 2 la décision de voyager doit être pesée et faire discuter une assistance respiratoire en vol afin de permettre les déplacements dans l’avion et d’éviter ainsi le risque de syncope hypoxique ou la survenue d’un trouble du rythme cardiaque. Mais la BPCO étant une maladie grave et évolutive très sensible aux conditions environnementales, rien ne peut prédire quel sera le comportement du voyageur à l’altitude de croisière. Une évaluation respiratoire est donc conseillée si le diagnostic de BPCO est suspecté sur les seuls arguments cliniques : toux grasses avec expectorations tous les matins pendant au moins trois mois de suite dans l'année et depuis au moins deux années consécutives". Parlez-en à votre médecin.
 
Un bilan spécialisé dès le stade 2 grade 2 parait nécessaire avant de prendre l’avion. À partir du grade 3, il est là encore incontournable. Une assistance au sol en cas de correspondance est à prévoir. N’oubliez pas : les conditions de déplacement au sol pendant votre voyage doivent aussi être adaptées à votre tolérance physique, cardiaque  et respiratoire. Rapprochez-vous des services d’assistance à la personne pour réserver une chaise roulante au départ, à l’arrivée et en transit. Lisez la page Oxygène Assistance.
RECOMMANDATIONS IMPÉRATIVES
en PRATIQUE AÉRONAUTIQUE
 
Conférence d’experts.
Un passager qui voyage sous oxygène doit effectuer ses déplacements dans l'avion sous oxygène. Tout déplacement sans oxygène doit être signalé au personnel navigant. Le risque de syncope hypoxique au cours du déplacement est trop important en l’absence d’apport d’oxygène. Demander une bouteille portative au chef de cabine si votre bouteille pour le vol est fixée au plancher. Le personnel de cabine est formé à la prise en charge des passagers sous oxygène.
Tout voyageur qui présenterait une pathologie pulmonaire obstructive voire une BPCO doit avoir dans son bagage à main son bronchodilatateur avec l’ordonnance de prescription (si possible traduite en anglais). Son bronchodilatateur doit être à portée de main et non rangé dans le rac pendant toutes les phases du vol.
Note : Si vous devez utiliser un bronchodilatateur, les sprays ou les dispositifs à poudre sont à privilégier en première intention. Une chambre d’inhalation peut être utile. Les appareils à aérosols ne sont pas recommandés pour des raisons d’ordre à la fois pratique et sécuritaire.
Tout passager « patient » habituellement sous oxygène de longue durée même en discontinue doit voyager en avion sous oxygène à débit continu.
Si l’oxygénothérapie à domicile est prescrite à un débit supérieur ou égal à 4 litres par minute, il est indispensable de réaliser un test d’hypoxie sous le débit habituellement délivré pour évaluer la PaO2 pendant un vol.
Les passagers « patients » recevant une quantité d’oxygène inférieure ou égale à 1 litre par minute doivent recevoir un débit de 2 litres par minutes pendant le vol. Au-delà d’un litre et jusqu’à 3 litres par minute d’apport au domicile, un débit de 4 litres par minute doit être choisi pour ces passagers. Un test d’hypoxie est à réaliser au moindre doute. Parlez-en à votre médecin !
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS
à RISQUE D'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION
 
Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
Elles sous-entendent de pouvoir se référer à une épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), examen indispensable devant toute pathologie pulmonaire. Parlez en à votre médecin.
 
Idéalement l’évaluation du risque hypoxique doit être réalisée dans les quatre mois précédent le voyage aérien lorsque le futur voyageur est en état stable. Si le voyage est planifié dans les deux mois suivant un épisode respiratoire aigu, l’évaluation du risque hypoxique doit être effectuée aussi près que possible du départ planifié [avis d’experts].
 
NB : < signifie strictement inférieur à, ≥ signifie supérieur ou égal à, > signifie strictement supérieur à.
 
Les catégories de patients suivantes doivent faire l’objet d’une évaluation préalable du risque d’hypoxie en vol :
 
A. Patients présentant un trouble ventilatoire obstructif chronique et
 
1. Un VEMS < 50 % des valeurs prédites [niveau C] ou une intolérance à l’exercice (dyspnée sévère après 50 mètres sur terrain plat) [avis d’experts] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [niveau C] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [niveau C].
 
2. Un VEMS < 1 litre ou une hypercapnie connue (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [niveau C].
 
B. Patients présentant un trouble ventilatoire restrictif et
 
1. Une CV ≥ 50 % des valeurs prédites [niveau C] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
 
2. Une CV < 50 % des valeurs prédites ou une hypercapnie (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [avis d’experts].
 
C. Patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire
 
1. Classe fonctionnelle OMS I : voyage autorisé sous réserve des investigations à réaliser en fonction de l’affection sous-jacente [avis d’experts].
 
2. Classes fonctionnelles OMS II et III : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
3. Classe fonctionnelle OMS IV : Voyage aérien contre-indiqué. [avis d’experts].
 
D. Patients présentant une intolérance respiratoire importante à l’exercice (dyspnée invalidante après une marche de 50 mètres sur terrain plat).
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer si la cause de l’intolérance à l’exercice est une cause respiratoire rentrant dans le cadre des recommandations précédentes [avis d’experts].
 
E. Patients ayant présenté des symptômes d’origine cardio-vasculaire ou respiratoire au cours d’un voyage aérien antérieur (douleurs thoraciques, syncope, dyspnée). [avis d’experts].
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer la responsabilité de l’hypoxie dans l’apparition de ces symptômes [avis d’experts]. Une évaluation fonctionnelle respiratoire est conseillée [avis d’experts]. Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 95 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
F. Patients âgés de plus de 70 ans souffrant d’une maladie respiratoire associée à un trouble ventilatoire obstructif chronique (VEMS > 50 % des valeurs prédites) ou d’une maladie cardiovasculaire (maladie coronarienne, insuffisance cardiaque, maladie cérébrovasculaire) [avis d’experts].
 
Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 92 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 92 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 92 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
BPCO et STADE de GRAVITÉ
 
Si vous êtes soigné pour une bronchite chronique, vous devez connaître votre stade de gravité en fonction de la dyspnée (essoufflement) ressentie ou de votre essoufflement à l’effort
 
stade 1 : absence de dyspnée à l’effort                          
stade 2 : présence habituelle d’une dyspnée d’effort
stade 3 : dyspnée au moindre effort ou dyspnée de repos
 
L’échelle de Sadoul/MRC décrit 5 grades de dyspnée. On peut lui associer la distance parcourue au cours d’un test de marche de 6 minutes et par extrapolation le stade de sévérité d’une BPCO.
 
Grade 0 : la dyspnée survient pour un effort important ou au-delà du 2ème étage. Distance parcourue supérieure  ou égale à 350 m. (Stade 1)
 
Grade 1 : la dyspnée survient pour un effort modéré : montée d’un étage, marche rapide ou en légère pente. Distance parcourue supérieure  ou égale à 350 m. (Stade 1)
 
Grade 2 : la dyspnée survient à la marche sur terrain plat à allure normale. Distance parcourue dans la fourchette 250-349 m. (Stade 2)
 
Grade 3 : la dyspnée survient à la marche lente. Distance parcourue dans la fourchette 150-249 m. (Stade 2)
 
Grade 4 : la dyspnée survient au moindre effort (parole, habillage, rasage, coiffure). Distance parcourue inférieure à 149 m. (Stade 3)
 
NB concernant le test de marche de 6 minutes : si certaines équations ont permis d’obtenir des valeurs de référence chez les sujets sains entre 40 et 80 ans, aucune de ces équations n’a été actuellement validée.
Vous pouvez mesurer votre distance parcourue en la calculant. Voir le chapitre calculer votre distance de Marche  à la page Auto-Examen.
 
 
 
 
voyage-aptitude-senior.fr©création  Décembre 2007
MISE À JOUR  Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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