AccueilInformationsTestez votre Aptitude au VoyageConseils et VoyagePathologies à Risque AéronautiqueLe Blog des Seniors Globe-trotters 
AccueilInformationsTestez votre Aptitude au VoyageConseils et VoyagePathologies à Risque AéronautiqueLe Blog des Seniors Globe-trotters 
Testez en ligne votre APTITUDE
au voyage et recevez un avis circonstancié du directeur du site
 
CLIQUEZ  ☛ Évaluez votre Aptitude au Voyage
 
CLIQUEZ  ☛ Affinez votre Aptitude au Voyage
 
Participez à l'étude sur la Prévention des incidents en voyage
 
CLIQUEZ  ☛ ETUDE
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS
à RISQUE D'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION
 
Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
Elles sous-entendent de pouvoir se référer à une épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), examen indispensable devant toute pathologie pulmonaire. Parlez en à votre médecin.
 
Idéalement l’évaluation du risque hypoxique doit être réalisée dans les quatre mois précédent le voyage aérien lorsque le futur voyageur est en état stable. Si le voyage est planifié dans les deux mois suivant un épisode respiratoire aigu, l’évaluation du risque hypoxique doit être effectuée aussi près que possible du départ planifié [avis d’experts].
 
NB : < signifie strictement inférieur à, ≥ signifie supérieur ou égal à, > signifie strictement supérieur à.
 
Les catégories de patients suivantes doivent faire l’objet d’une évaluation préalable du risque d’hypoxie en vol :
 
Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
A. Patients présentant un trouble ventilatoire obstructif chronique et
 
1. Un VEMS < 50 % des valeurs prédites [niveau C] ou une intolérance à l’exercice (dyspnée sévère après 50 mètres sur terrain plat) [avis d’experts] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [niveau C] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [niveau C].
 
2. Un VEMS < 1 litre ou une hypercapnie connue (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [niveau C].
 
B. Patients présentant un trouble ventilatoire restrictif et
 
1. Une CV ≥ 50 % des valeurs prédites [niveau C] : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
 
2. Une CV < 50 % des valeurs prédites ou une hypercapnie (PaCO2 > 45 mmHg) : un test en hypoxie est recommandé d’emblée [avis d’experts].
 
C. Patients souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire
 
1. Classe fonctionnelle OMS I : voyage autorisé sous réserve des investigations à réaliser en fonction de l’affection sous-jacente [avis d’experts].
 
2. Classes fonctionnelles OMS II et III : une mesure de la SpO2 est recommandée dans un premier temps ; si SpO2 ≥ 95 %, le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
3. Classe fonctionnelle OMS IV : Voyage aérien contre-indiqué. [avis d’experts].
 
D. Patients présentant une intolérance respiratoire importante à l’exercice (dyspnée invalidante après une marche de 50 mètres sur terrain plat).
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer si la cause de l’intolérance à l’exercice est une cause respiratoire rentrant dans le cadre des recommandations précédentes [avis d’experts].
 
E. Patients ayant présenté des symptômes d’origine cardio-vasculaire ou respiratoire au cours d’un voyage aérien antérieur (douleurs thoraciques, syncope, dyspnée). [avis d’experts].
 
Une consultation médicale est recommandée afin d’évaluer la responsabilité de l’hypoxie dans l’apparition de ces symptômes [avis d’experts]. Une évaluation fonctionnelle respiratoire est conseillée [avis d’experts]. Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 95 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 95 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 95 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée [avis d’experts].
 
F. Patients âgés de plus de 70 ans souffrant d’une maladie respiratoire associée à un trouble ventilatoire obstructif chronique (VEMS > 50 % des valeurs prédites) ou d’une maladie cardiovasculaire (maladie coronarienne, insuffisance cardiaque, maladie cérébrovasculaire) [avis d’experts].
 
Une mesure de la SpO2 est recommandée ; si SpO2 ≥ 92 % le voyage aérien est autorisé sans supplément d’oxygène [avis d’experts] ; si SpO2 < 92 % (confirmée par ponction artérielle montrant une SaO2 mesurée < 92 %), la réalisation d’un test en hypoxie est recommandée (voir Recommandation 6) [avis d’experts].
ASTUCE pour COMPENSER
la SICCITÉ de l'AIR en CABINE
 
Ayez à votre disposition un foulard en soie déjà lavé et propre, une casquette et un pulvérisateur standard (déconditionnez un produit pour laver les vitres et veillez à nettoyer l’intérieur pour enlever toute substance chimique). Mettez le foulard sur votre tête puis la casquette pour le maintenir ou l’inverse si vous avez peur d’étouffer. Le foulard doit déborder et recouvrir complètement vos épaules. Prenez un carré Hermès, c’est plus chic ! Arrosez ensuite le foulard sur toute la face de votre visage avec le pulvérisateur rempli d’une eau à température ambiante offerte gracieusement par l’équipage. Attention, votre foulard ne doit pas vous coller au visage. Ainsi affublé, vous respirerez un air saturé d’humidité. (Système D validé par un patient rapatrié intolérant à la sécheresse de l’air ambiant et transporté sous oxygène 4 l/min).
ASTHME NON CONTRÔLÉ
 
L’asthme est non contrôlé si vous avez au moins trois des critères ci-dessus avec au moins une exacerbation à une “semaine quelconque”.
 
Plus de deux symptômes diurnes (souffle court, toux, respiration sifflante, gène respiratoire etc.) par semaine passée.
Il existe une limitation des activités
Il existe des symptômes et réveils nocturnes.
Vous avez recours au traitement bronchodilatateur de secours (en plus du traitement habituel) plus de deux fois par semaine
Votre fonction respiratoire est anormale.
Votre DEP ( Débit Expiratoire de Pointe au Peak-flow ou au Pico®) ou  un VEMS ( Volume Expiratoire Maximal en 1 Seconde) est inférieure à 80% de la valeur prédite ou connue.
Vous avez eu au moins une exacerbation dans l’année.
L’exacerbation se définit par une recrudescence progressive d’un ou plusieurs symptômes (souffle court, toux, respiration sifflante, sensation d’oppression) et se caractérise par une diminution du DEP.
ASTHME PARTIELLEMENT CONTRÔLÉ
 
L’asthme est partiellement contrôlé si vous présentez un des critères suivants à une “semaine quelconque” :
 
Plus de deux symptômes diurnes (souffle court, toux, respiration sifflante, gène respiratoire etc.) par semaine passée.
Il existe une limitation des activités
Il existe des symptômes et réveils nocturnes.
Vous avez recours au traitement bronchodilatateur de secours (en plus du traitement habituel) plus de deux fois par semaine
Votre fonction respiratoire est anormale.
Votre DEP ( Débit Expiratoire de Pointe au Peak-flow ou au Pico®) ou  un VEMS ( Volume Expiratoire Maximal en 1 Seconde) est inférieure à 80% de la valeur prédite ou connue.
Vous avez eu au moins une exacerbation dans l’année.
ÉVALUATION : ASTHME CONTRÔLÉ
 
L’appréciation du contrôle de sa maladie peut s’évaluer grâce aux recommandations de prise en charge de l’asthme :
 
L’asthme est contrôlé si tous les critères suivants sont remplis :
 
Aucun symptôme diurne ( souffle court, toux, respiration sifflante, gène respiratoire etc.), au maximum 2 symptômes par semaine passée
Aucune limitation des activités
Aucun symptôme et réveil nocturne
Aucun recours au traitement bronchodilatateur (ex Ventoline®) de secours (en plus du traitement habituel), au maximum  deux fois par semaine
Vous avez une fonction respiratoire normale quantifiée par un DEP (Débit Expiratoire de Pointe au Peak-flow ou au Pico®) ou  un VEMS ( Volume Expiratoire Maximal en 1 Seconde).
Aucune exacerbation.
CONSEILS aux VOYAGEURS ASTHMATIQUES
 
Il faut comprendre que la survenue d’une exacerbation vous impose de revoir votre médecin traitant afin qu’il adapte à nouveau votre traitement de fond. Vous devez avec lui rediscuter de l’opportunité d’un départ aux horaires prévus si l’exacerbation survient quelques jours avant votre départ. La surveillance de votre DEP est indispensable de même que la connaissance de votre SpO2 à l’oxymètre de pouls. En l’absence de saturomètre, une consultation spécialisée est recommandée pour apprécier votre risque hypoxique.
 
Si le voyage aérien est autorisé, vous devez porter sur vous en cabine votre traitement bronchodilatateur de secours. Pas de traitement de secours dans le coffre à bagage.
 
Par expérience, un utilisateur de bronchodilatateur à titre occasionnel, même s’il ne s’en est pas servi depuis une date très reculée, doit avoir sur lui un traitement de secours.
Il veillera à ce que la date de péremption de son bronchodilatateur ne soit pas dépassée lorsqu’il prendra l’avion. Ne pas oublier l’ordonnance.
Une consultation médicale avant de voyager est toujours souhaitable.
Lire la Charte de voyage-aptitude-senior.fr
ASTHME et AVION
ASTHME : CE QU'IL FAUT COMPRENDRE
 
À la différence de la BPCO, le bronchospasme est dans l’asthme réversible. Il peut donc y avoir une longue période quiescente entre deux crises. Son imprévisibilité en fait toute sa dangerosité.
 
L’asthme est une maladie particulièrement sensible aux conditions environnementales et aéronautiques en particulier. Ainsi un bronchospasme peut se déclencher lorsque l’organisme est soumis à une contrainte hypoxique, à un air sec et froid, à des accélérations, à l’effort et à l’hyperventilation.
 
En résumé, les contraintes aéronautiques peuvent déclencher une crise d’asthme chez un voyageur aérien même indemne de toute pathologie inflammatoire ou de crise récente.
 
Il est donc particulièrement important de rechercher tous les éléments cliniques qui pourraient amener à penser qu’une crise d’asthme se prépare.
 
L’asthme est une maladie qu’il est tout à fait possible de contrôler à la condition de lui appliquer un traitement adéquat et de le maintenir dans la durée.
haut de page
haut de page
plan
haut de page
 
 
 
 
 
 
CONCLUSION 
 
Il est admis que tout futur voyageur qui présenterait une SpO2 au sol supérieure à 95 % peut voyager sans arrière-pensée et sans adjonction d’oxygène pendant le vol.
Hélas, cette assertion ne tient pas pour les voyageurs qui présenteraient une pathologie cardio-pulmonaire chronique ou récente.
La conférence d’expert sur “voyage aérien et maladies respiratoires” donne la conduite à tenir selon l’âge, l’état clinique, les pathologies associées ou non du sujet, le résultat de la SpO2 et des éventuels examens complémentaires VEMS (Volume Expiratoire Maximal en 1 seconde), CV (capacité vitale) et gaz du sang artériel. 
PLAN retour Résumé
 
ASTHME : CE QU'IL FAUT COMPRENDRE
L’asthme est une maladie particulièrement sensible aux conditions environnementales et aéronautiques en particulier...
 
RECOMMANDATIONS ACTUELLES pour les PASSAGERS à RISQUE d'INSUFFISANCE RESPIRATOIRE lors d'un VOYAGE en AVION : Conférence d’experts. Voyage aérien et maladies respiratoires (à l’exclusion de la pathologie infectieuse). Rev Mal Respir, 2007; 24/4S7-4S68.
 
CONSEILS aux VOYAGEURS ASTHMATIQUES
Toute exacerbation de votre asthme doit vous inciter à consulter votre médecin traitant. Intérêt de connaitre son Débit Expiratoire de Pointe (DEP)et sa SpO2 au sol.
 
ÉVALUATION : ASTHME CONTRÔLÉ
Le contrôle de sa maladie peut s’évaluer grâce aux recommandations de prise en charge de l’asthme : tous les critères doivent être remplis...
 
ÉVALUATION : ASTHME PARTIELLEMENT CONTRÔLÉ
L’asthme est partiellement contrôlé si vous présentez un des critères parmi les suivants à une “semaine quelconque” de votre évolution...
 
ÉVALUATION : ASTHME NON CONTRÔLÉ
L’asthme est non contrôlé si vous présentez  au moins trois des critères avec au moins une exacerbation à une “semaine quelconque” de votre évolution.
Définition du mot exacerbation
 
ASTUCE pour COMPENSER la SICCITÉ de l'AIR en CABINE
Il faut un vaporisateur, un carré Hermés, une casquette de golfeur et de l'eau !
 
CONCLUSION
Prudence chez les patients aptes sur le plan pulmonaire mais souffrant d'une pathologie cardio-pulmonaire chronique ou récente.
 
DICTIONNAIRE
DEP :  Débit Expiratoire de Pointe
VEMS : Volume Expiratoire Maximal en 1 Seconde
EFR : Épreuve Fonctionnelle Respiratoire
SpO2 : Saturation en oxygène à l'oxymètre de pouls
SaO2 : Saturation en oxygène du sang artériel circulant
voyage-aptitude-senior.fr©création  Décembre 2007
MISE À JOUR  Mai  2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.