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Vaincre sa peur en avion
CONCLUSION 
 
Partir en voyage peut donc s’avérer bénéfique à la fois pour les patients et les aidants. La réussite de leur voyage en contrant leur démotivation et leur résignation respective leur apportera un regain de confiance. Au malade tout d’abord car il comprendra alors qu’il reste malgré tout un “être humain” avec des capacités même s’il ne maîtrise plus totalement sa mémoire et ses autres fonctions cognitives. Aux aidants pour qui cette page est dédiée, car mener à bien un voyage en compagnie de l’être cher aura pour effet de repousser les limites de leur renoncement. Tout n’est donc pas encore perdu. Le voyage n’est-il pas le meilleur projet de vie des seniors, quel que soit leur niveau de santé physique ou mentale ? À charge pour eux de bien se préparer... Le site voyage-aptitude-senior a été conçu spécialement pour eux... sans oublier les autres...      
TÉMOIGNAGES
 
L’institutionnalisation n’est pas forcément synonyme de mouroir ! Il est toujours possible de quitter sa maison de retraite pour entreprendre un voyage avec des amis ou sa famille. Il suffit d’en avoir la volonté. Les règlements l’autorisent. Un résident peut s’absenter 21 jours pour des vacances. Sa chambre restera réservée. Il n’aura à régler qu’une partie du prix de journée. Dans ce domaine, il n’est jamais interdit de s’arranger avec le directeur de l’établissement si le délai imparti de 21 jours complique votre organisation.
Lisez l’article sur  http://www.agevillagepro.com, “les vacances au grand âge” en utilisant le moteur de recherche du site.
 
Sur le site de la Société Alzheimer du Canada, vous trouverez le témoignage d’un voyageur et ses conseils de voyage pour les personnes atteintes d'une affection cognitive à un stade débutant. L’article ne précise pas le niveau de MMS du voyageur ni son GIR. Il serait intéressant de les connaître et d’en connaître l’évolution. On peut aussi regretter que les conseils donnés, tous plus judicieux les uns que les autres, ne soient pas hiérarchisés selon le stade de la maladie. Un article à lire impérativement par tous les patients Alzheimer qui se sentent encore le courage de voyager seul.
COMPORTEMENTS et INTERACTIONS
AIDANT-ALZHEIMER
 
À l’aidant :  malgré tout le mérite qui vous revient, vous n’êtes pas à l’abri de sentiments émotionnels lorsque vous emprunterez vous aussi un avion de ligne. Un caractère anxieux ou une forte appréhension ferait de vous un candidat peu à même de servir d’accompagnant. D’où l’importance de prendre aussi en compte vos différents comportements et vos habitudes aéronautiques. Mais sans que l’environnement aéronautique en soit la cause, votre anxiété peut naître de votre rôle de tuteur. Une anxiété que vous pourriez bien communiquer à votre “malade” en l’absence de toute présence amicale ou professionnelle de secours. Un rôle qui confirme l’intérêt de voyager en compagnie d’une tierce personne. Elle atténuera la charge de responsabilité qui pèse sur vos épaules. Elle renforcera votre bien-être.
Concernant le choix de la tierce personne, il est préférable de choisir parmi votre famille ou vos amis communs afin de rendre votre voyage le plus agréable possible pour vous et votre accompagnateur. Un conseil qui aura le mérite de suivre le “modèle hiérarchique compensatoire” propre aux personnes âgées. Elles préfèrent en effet faire d’abord appel à leur conjoint, à leurs enfants puis à défaut à des membres de la famille plus éloignées avant de se retourner vers une relation amicale ou de voisinage.
 
La santé physique de toutes les personnes accompagnantes doit être contrôlée avant le départ afin qu’elles puissent répondre de manière satisfaisante à toute épreuve qui surviendrait au cours du voyage.
 
suite PRÉVENTION des SYMPTÔMES PSYCHO-COMPORTEMENTAUX en VOYAGE 2
 
maladie. Même lorsque sa parole est au stade de la déstructuration totale, sous l’influence d’un état émotionnel intense, il retrouve parfois une qualité linguistique qui étonne son entourage. On parle alors d’éclairs de lucidité. Pour les professionnels de santé,  ces éclairs de lucidité sont plutôt la preuve que le patient Alzheimer est “porteur d’esprit”. Sa parole a donc un sens. Il est primordial de l’écouter et de tout mettre en oeuvre pour essayer de la comprendre.
 
De toute évidence, toute communication ou effort de mise en relation avec un patient Alzheimer ne doit en aucun cas être imposé. L’instant propice sera saisi au vol et non forcé. Si cela est relativement aisé pour le conjoint de toute une vie, ce ne sera pas toujours le cas pour une tierce personne ou un soignant. Il est donc nécessaire de créer un climat relationnel favorable. Pour obtenir l’échange verbal souhaité, vous pourrez vous inspirer des consignes suivantes. Elles permettront de stimuler l’attention et la motivation de chacun :
 
Mettez-vous dans un endroit calme. Si le hall, le restaurant ou le bar ont un intérêt certain pour le sortir de son isolement, ces lieux de vie ne saurait créer un endroit propice à l’échange verbal compte tenu des nombreux éléments de distraction qui l’entoureront.
 
Donnez lui le temps de rentrer dans la discussion. Rappelez-lui au besoin le sujet de la discussion s’il s’évade ! Préférez des séances courtes en tenant compte de son degré de vigilance au cours de la journée. Mettez-vous toujours face à lui, au même niveau. Portez-lui un regard axial, horizontal, long et proche. Jamais de regards distants, fuyants et fugaces. Tenez compte de ses capacités visuelles.
Stimulez et captez son attention par le regard et le toucher. Prenez lui la main si cela est nécessaire.
Faites des phrases simples ne contenant qu’une idée à la fois. Parlez lentement d’une voix audible. Assurez-vous qu’il vous entende parfaitement.
 
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Suite INTÉRÊT du DÉPISTAGE de la MALADIE d’ALZHEIMER 
 
L'annonce du diagnostic
 
Une fois le diagnostic posé, le sujet doit trouver la force de l’accepter. Curieusement l’annonce du diagnostic, lorsqu’il s’avère possible, ce qui n’est pas le cas le plus fréquent, est alors acceptée avec une gravité responsable comme si le fait d’avoir trouvé une cause à ses troubles apportait au malade, après coup, un profond soulagement. Le fait d’avoir la possibilité d’en parler lui permet de mieux y faire face et ainsi de pouvoir mieux se reconstruire. L’inconnu est, il est vrai, la pire chose à supporter et devient au fil du temps insoutenable pour un patient encore capable de jugement.
Dans la pratique et selon l’étude du Dr Husband, il semble qu’après l’annonce du diagnostic les patients Alzheimer se plaignent surtout de ne plus être écoutés, et tout particulièrement de la part des professionnels de santé ! À ce stade de la maladie, un soutien psychologique s’impose. Mais tout aussi curieusement pour un non averti, l’annonce de la maladie, une fois intégrée, atténue l’angoisse de toutes les parties. Il s’ensuit une nette amélioration des symptômes cliniques que la mise sous traitement potentialise. Certains symptômes psycho-comportementaux souvent présents dès le début de la maladie comme l’agressivité anxieuse, l’agitation, la “déshinibition” et les troubles du sommeil s’amenuisent. Les tests font état d’un regain d’autonomie dans les 3 à 6 mois. Une telle situation s’observe surtout lorsque l’aidant et sa famille accepte sa maladie et se refuse à s’isoler socialement.
 
En conclusion, les familles et le corps médical aidé de tous les intervenants ne doivent en aucun cas craindre de porter un diagnostic sur les troubles observés même si l’incertitude qui entoure le diagnostic de la maladie d’Alzheimer à un stade débutant impose une certaine prudence quant à son annonce. À charge pour eux d’instaurer une prise en charge réfléchie au cours de laquelle le malade “alzheimérien” restera au centre de leurs préoccupations.
 
Le calme revenu, il paraît tout à fait envisageable de projeter un voyage et de renouer avec cette activité qui reste dans l’esprit des seniors comme leur meilleur projet de vie. Il est intéressant de noter qu’à l’âge de la retraite et à ce stade de la maladie, se créer des habitudes de vie stimule l’activité cérébrale. Une stimulation cognitive qui s’avère bénéfique pour la santé mentale des seniors.
PRÉVENTION des SYMPTÔMES
PSYCHO-COMPORTEMENTAUX en VOYAGE
 
Qu’ils soient en voyage ou à la maison, les patients Alzheimer du fait de leur hypersensibilité émotionnelle et relationnelle présentent souvent à l’occasion de leur prise en charge ou de leur accompagnement des comportements inadaptés interprétés comme agressifs par l’entourage. Il est donc important de pouvoir les prévenir.
 
Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® et humanitude
 
La pacification des troubles comportementaux appelés “comportements d’agitation pathologique” est possible en s’aidant de la méthodologie de soin Gineste-Marescotti®. Nous vous invitons à la découvrir. Elle ouvre des horizons qui dépassent celui aperçu au travers du hublot d’un avion de ligne !
Il est en effet essentiel pour toute personne amenée à cohabiter avec un patient Alzheimer de pouvoir entrer en relation avec ce dernier sans qu’il se sente agressé. Les techniques mises au point par les auteurs et utilisés pendant les soins font appel au regard, à la parole et au toucher.  Ces trois actions sont simultanées. Elles doivent aussi être adaptées à l’état psychique et physique de la personne prise en charge. Elles s’intriqueront pour aboutir à l’objectif recherché : déclencher chez le patient Alzheimer un ressenti émotionnel positif.
 
Il faut ainsi privilégier le regard axial droit dans les yeux, horizontal c’est à dire à hauteur égale, long dans le temps et proche plutôt qu’un regard de haut ou de travers, fuyants, éphémères ou distants. Le regard de l’aidant doit dans tous les cas tenir compte des capacités visuelles du patient (qualité de sa vision centrale ? en tunnel ou périphérique comme au cours de la dégénérescence maculaire liée à l’âge).
 
Les efforts de communication de l’aidant s’épuisent face au silence qu’un patient Alzheimer lui oppose. Un état inéluctable favorisé par son trouble de la
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INTÉRÊT du DÉPISTAGE
de la MALADIE d’ALZHEIMER
 
Première préparation au voyage.
 
La maladie d’Alzheimer comme toutes les pathologies cognitives neuro-dégénératives est une maladie irréversible. Son profil évolutif s’avère identique pour tous les patients tout en étant différent d’un sujet à l’autre. Il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement curatif. Mais certains traitements ont prouvé leur capacité à ralentir son évolution dès lors qu’ils sont prescrits à un stade précoce. C’est pourquoi il est primordial de la diagnostiquer le plus tôt possible. En aucun cas, il ne faut se retrancher derrière l’âge et ses signes aspécifiques que sont la perte d’énergie et d’anticipation, la baisse des capacités physiques, la diminution de la production verbale et intellectuelle, et les co-morbidités du sujet pour en retarder le diagnostic.
 
À l’heure actuelle, refuser sciemment de dépister une maladie cognitive neuro-dégénérative chez un patient susceptible d’en être atteint est contraire à la raison. Une telle attitude obère l’avenir du sujet car le gain obtenu lors d’un traitement précoce est définitivement perdu quand ce dernier est prescrit à un stade déjà évolué du fait d’un attentisme exagéré. L’absence de prise en charge médico-psycho-sociale individualisée rendra aussi à court, moyen et long terme le maintien à domicile encore plus précaire. Elle réduira d’autant ses chances et ses capacités éventuelles à voyager.
 
Envisager de porter un diagnostic de maladie cognitive neuro-dégénérative à un stade précoce devant des troubles ressentis par le sujet ou par ses proches est cependant délicat. Seul l’examen des troubles évoqués au cours de la consultation par une mise à l’épreuve au moyen de tests de mémoire simples permet d’en retenir l’hypothèse (Mini-mental State ou MMS, 5 Mots de Dubois, test de l’horloge, etc). Dans ce cas, elle doit décider le médecin traitant à procéder à une enquête complète à la fois biologique, neuroradiologique et neuropsychologique.
L’ensemble des examens réalisés et l’attention toute particulière que l’entourage portera au patient pendant cette période aura l’avantage de lui apporter un réconfort certain. Elle sera une première réponse à son angoisse que génère irrémédiablement ses troubles dont il pressent plus ou moins consciemment la gravité. Une prescience que la médiatisation de la maladie favorise et qui l’incite hélas à en masquer les premiers symptômes.
 
La prescription du bilan aura comme autres avantages, tout aussi essentiel, d’affirmer la nature curable ou non de ses troubles et d’éliminer une maladie dépressive ou de l’évoquer en tant que maladie intriquée. Une dépression ou un syndrome dépressif est fréquemment associé aux syndromes démentiels. Or la dépression participe lorsqu’elle n’est pas traitée à l’aggravation de la morbidité et de la dépendance. Cette affirmation doit être néanmoins tempérée si la dépression est seulement l’expression d’un trouble comportemental. Dans ce cas, elle ne semblerait pas influer sur la perte d’autonomie.
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Plan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
FRAGILITÉ SOMATIQUE, RÉSERVES PHYSIOLOGIQUES et VOYAGE
 
D’après le groupe de pilotage de l’étude Sâfes, la fragilité d’un senior peut se définir comme le risque qu’a une personne âgée de développer ou d’aggraver des limitations touchant les fonctions physiologiques, le fonctionnement cellulaire, les capacités de réserve ou les aptitudes relationnelles et sociales. Elle est la résultante dynamique de plusieurs situations complexes :
 
-Une réduction des réserves physiologiques aux niveaux nerveux, musculo-squelettiques, nutritionnel et social altérant sa capacité à faire face.
 
-L’affaiblissement organique concernant les organes sensoriels, le système musculo-squelettique, cardio-pulmonaire, et immunitaire entraînant une baisse du contrôle qu’il exerce sur son environnement.
 
-L’existence d’un syndrome gériatrique avec des manifestations cliniques diverses qui révèle sa fragilité.  
 
Les deux premières situations complexes résument assez bien ce qui parait indispensable à tout voyageur pour exercer cette activité de loisir : des réserves physiologiques suffisantes, un corps et plus particulièrement un système musculo-squelettique, cardio-pulmonaire et neurologiques sains pour exercer un contrôle approprié sur son environnement. Mais qu’appelle-t-on “réserves physiologiques” ?
Arrivé à l’âge de la maturité vers 25 ans, un sujet normalement constitué possède des aptitudes maximales. À moins de vouloir se surpasser, celles-ci ne sont utilisées qu’à des degrés divers pour s’adapter au milieu ambiant ou aux objectifs donnés. On peut donc avancer l’idée que tout sujet possède en lui une réserve d’aptitude physiologique.
 
Au cours du vieillissement, cette réserve physiologique va cependant décliner selon une pente qui semble linéaire. Mais cette diminution des performances n’atteint jamais le niveau d’insuffisance, le vieillissement n’étant jamais à lui seul à l’origine d’une décompensation d’une fonction. Seule une maladie ou un syndrome gériatrique peut la révéler comme le souligne l’étude Sâfes. Le vieillissement est donc seulement responsable d’un déclin de l’adaptation. Il confirme la notion de fragilité du sujet âgé. Cet état de fragilité garde néanmoins une réversibilité potentielle. Cette réversibilité est un des enjeux de la prise en charge gériatrique.
 
La notion de réduction des réserves physiologiques est fondamentale. Elle doit rester toujours présente à l’esprit de tous les intervenants et des sujets impliqués. Le médecin consulté avant un voyage se doit en conséquence d’évaluer les réserves physiologiques du senior globe-trotter mais aussi de dépister ses éventuelles pathologies chroniques correspondant à l’affaiblissement organique cité plus haut. L’examen clinique et la pratique d’épreuves spécifiques nécessaires au dépistage d’insuffisance fonctionnelle le permettent. Néanmoins le plan de soins du médecin traitant à l’égard du senior globe-trotter souffrant d’une malade d’Alzheimer ne saurait se suffire à ces deux temps d’explorations. Il doit encore se projeter dans un futur plus ou moins proche pour anticiper la survenue d’un syndrome gériatrique intéressant les pathologies chroniques reconnues et traitées comme celles qui sont susceptibles de décompenser au cours du voyage à venir.
 
Les différents conseils développés dans les différentes pages du site découlent de cette anticipation. La lecture attentive et ciblée de ses pages devrait inciter l’aidant ou le patient Alzheimer à venir consulter au plus tôt son médecin traitant pour parfaire l’évaluation de ses réserves fonctionnelles. L’apparition d’un symptôme nouveau ou l’aggravation d’un symptôme déjà connu précarise son état de santé et sa capacité à faire face. Le conforter dans l’idée d’adopter une attitude préventive augmentera ses chances de maintenir dans le temps son aptitude au voyage quitte à accepter une inaptitude temporaire. La sécurité du voyageur est à ce prix !
RAPPEL sur la MALADIE d’ALZHEIMER
et son ÉVOLUTION
 
Son impact sur le désir et la capacité à voyager
 
La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neuro-dégénératives. Elle touche essentiellement la personne âgée. Sa fréquence augmente du fait du vieillissement de la population et de l’espérance de vie. Parmi les signes cliniques au premier plan que sont les troubles de la mémoire des faits récents et les atteintes associées des autres fonctions cognitives comme la capacité à organiser ou à se projeter, le langage, la réalisation gestuelle et à un stade déjà plus évolué la reconnaissance des objets et des visages se dégagent deux caractéristiques cliniques qui vont avoir pour le sujet qui nous préoccupe une implication réelle. Ce sont la préservation d’un comportement social et d’une mémoire des faits acquis anciens jusqu’à un stade avancé de la maladie. Cette phrase a toute son importance. Elle sous-entend qu’un bon nombre de seniors  touchés par la maladie vont pouvoir donner le change à leurs proches en corrigeant leur déficit par des mesures d’évitement retardant d’autant l’heure du diagnostic mais aussi, de leur permettre de poursuivre certaines activités habituelles comme le fait de voyager, de conduire une automobile ou de pratiquer certains sports à haut risque. Piloter un avion seul aux commandes en est un. Dépister un trouble cognitif chez un candidat touché par la maladie devient pour le médecin aéronautique un challenge. C’est aussi le cas pour tout médecin recevant dans son cabinet un sujet décidé à conduire ou à voyager au-delà des frontières. Pour pouvoir décider d’une aptitude, le médecin tout comme l’aidant devront se projeter dans le temps. Il est donc nécessaire de connaître l’évolution des maladies neuro-dégénératives.
 
En ce qui concerne la maladie d’Alzheimer, il est maintenant admis qu’elle évolue en trois phases.
Une phase d’une durée très longue d’au moins dix années pendant lesquelles se mettraient en place les lésions cérébrales, plaques séniles et dégénérescences neurofibrillaires, en l’absence de tout symptôme clinique.
Une phase intermédiaire entre deux et quatre années au cours de laquelle apparaissent les premières modifications cognitives et comportementales sans qu’il soit possible d’établir un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Au-delà, les signes cliniques observés remplissent les critères de probabilité de la maladie au stade léger puis modéré et enfin sévère.
 
La maladie d’Alzheimer est la maladie neuro-dégénérative la plus fréquente dans sa forme tardive après 65 ans. Il va sans dire qu’elle a une implication réelle sur l’activité quotidienne  et le devenir des sujets vieillissants atteints. Faut-il comprendre qu’elle aura aussi des répercussions différentes selon son stade d’évolution sur les capacités du sujet âgé à voyager ? La présence de lésions à un stade pendant lequel la maladie ne s’exprime pas ou très peu explique peut être pourquoi certains voyageurs hospitalisés lors de leur voyage à l’étranger se mettent à présenter des signes comportementaux inhabituels qu’une hospitalisation ne permet pas à elle seule d’expliquer. Seule la survenue d’une confusion mentale pendant la prise en charge hospitalière pourrait en être la raison. Un suivi neuropsychologique à distance est à proposer chez ces voyageurs ayant perdu leurs repères au cours de leur hospitalisation. Elle affirme en tout cas leur fragilité réelle et potentielle.
 
http://www.espace-ethique.org
ALZHEIMER et VOYAGE
 
Les patients présentant des troubles cognitifs peuvent-ils voyager ?
 
Bibliographie : Cette page a fait l’objet d’un article dans la revue Neurologie-Psychiatrie-Geriatrie : NPG (Elsevier Paris) N° 51 volume 9 juin 2009 pages 123-137  Dossier Alzheimer et voyage aérien
 
La page Alzheimer et Voyage s’adresse à tous les aidants et aux personnes impliquées de près ou de loin dans la prise en charge des patients souffrant d’une pathologie cognitive neuro-dégénérative. Les conseils et observations présentés reposent uniquement sur l’expérience personnelle de l’auteur et les témoignages de patients. Il n’existe à ce jour aucune recommandation d’expert et aucune référence médicale bibliographique sur le sujet hormis l’abondante bibliographie sur la maladie d’Alzheimer et l’ensemble des pathologies cognitives neuro-dégénératives.
 
Pour des raisons pratiques, les conseils donnés peuvent s’appliquer à toutes les autres pathologies neuro-dégénératives s’exprimant par une atteinte des fonctions cognitives sans exception avec ou sans troubles moteurs associés.
 
Préambule
 
Le voyage a été de tout temps une activité privilégiée des hommes et des femmes. Elle perdure dans la mémoire des êtres humains depuis la nuit des temps. Si autrefois, voyager demandait une santé de fer, caractéristique propre à la jeunesse, et un sacré courage, à ce jour, à l’heure de la banalisation des voyages intercontinentaux, aucun handicap en terme de santé ne semble pouvoir s’opposer à un tel désir.
 
L’organisation du tourisme a permis depuis ces trente dernières années de voyager à travers le monde avec facilité et en toute sécurité. Seuls quelques cataclysmes inopinés ou l’inconscience de certains globe-trotters ignorant tout de leur santé ont pu porter atteinte à l’image d’une aussi heureuse évolution.
 
L’action d’entreprendre un voyage dévoile une volonté de se créer un espace de liberté dans un monde un peu trop formaté. D’un point de vue médical, un tel projet de vie essentiel au bien-être a comme propriétés d’entretenir nos aptitudes physiques, de stimuler notre psychisme et nos capacités intellectuelles. Il favorise qui plus est les échanges inter-générationnels grâce au partage de l’expérience vécue au travers du récit. Les photos et autres carnets de voyage sont autant d’outils de travail nécessaires à la préservation du souvenir. Grâce à leur utilisation quelques semaines ou années plus tard, la mémoire du voyageur est mise à l’épreuve…
ÉVALUATION RAPIDE d’un ÉTAT d’AGITATION : score d’alerte des états d’agitation
 
Résultats :
 
Si le total général  est :
 
strictement inférieur à 3 (0-2) : faible risque de survenue d’un état d’agitation : Drapeau vert
 
entre 3 et 7 inclus ( 3-7) : patient à surveiller, refaire le test régulièrement : Drapeau orange
 
strictement supérieur à 7 : prévoir une consultation spécialisée : Drapeau rouge
 
D’un point de vue pratique, si le score d’alerte sert d’indicateur d’une évolution potentielle vers un état d’agitation dans les jours ou semaines à venir, il ne préjuge en rien à l’instant donné des événements qui pourraient survenir.
L’influence de facteurs intercurrents bénéfiques ou néfastes sur les états d’agitation d’un patient Alzheimer ou apparenté ne saurait être remis en cause par personne. C’est pourquoi, l’intérêt du score d’alerte repose non pas sur l’évaluation du statut psychique qu’il intègre néanmoins parfaitement bien mais sur sa finalité, à savoir d’aider l’aidant à se décider à consulter.
 
L’objectif du site a pour vocation d’évaluer les capacités physiques et psychiques d'un patient Alzheimer avant son voyage.
Les conseils proposés pourront aussi servir à maintenir son intégrité physique et psychique pendant le voyage.
 
L’approche qui en est faite s’oriente vers une prise en charge non pharmacologique de la maladie d’Alzheimer. C’est la raison pour laquelle aucun protocole thérapeutique n’est indiqué quant à la prise en charge des symptômes psycho-comportementaux. L’idéal étant de les prévenir. Néanmoins, avant d’utiliser le protocole conseillé par votre médecin traitant, posez-vous toujours la question : pour quelles raisons son comportement a-t-il changé ? La recherche et la réponse à la question exigent un temps d’observation. Proposez-lui en attendant un verre d’eau fraîche. Le fait de boire peut déclencher l’envie d’uriner et casser la raison de son trouble. Si vous pensez qu’il est peut-être lié à la douleur, proposez lui un antalgique avec son verre d’eau (en l’absence d’allergie !).
Si le trouble persiste, utilisez alors le protocole conseillé par votre médecin traitant voire appelez-le à la rescousse...
ÉVALUATION RAPIDE d’un ÉTAT d’AGITATION : score d’alerte des états d’agitation
 
Diagnostiquer précocement chez un malade Alzheimer une évolution morbide vers un trouble comportemental est difficile. Pour s’aider, les équipes soignantes font appel à différentes échelles. 
Dans le cadre de la préparation au voyage qui sous-entend de prendre systématiquement un avis auprès de son médecin traitant avant le départ, le score d’alerte des états d’agitation chez le sujet âgé validé par l’équipe OCEAAN semble particulièrement intéressant. En effet, l’objectif du score d’alerte fondé sur des éléments environnementaux et cliniques simples est de permettre à des personnels peu ou prou expérimentés de décider à quel moment ils devront envisager une consultation spécialisée. Un objectif qui ne saurait aller à l’encontre de la volonté affichée du site.
 
Il s’avère que le score d’alerte des états d’agitation chez le sujet âgé est d’une utilisation très simple.
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                                                         pas du tout     rarement       parfois      souvent    en permanence
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Opposant, refuse toute activité                   0                    1                   2                 3                    4                        
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Déambule, hyperactivité diurne                   0                    1                   2                 3                    4                     
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Agressivité verbale                                     0                    1                   2                 3                    4 
et/ou accélération du débit               
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cris dans la journée                                    0                    1                   2                 3                    4                              
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comportement                                            0                    1                   2                 3                    4
sexuel provoquant                          
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total par colonne
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total général
PLAN retour Résumé
 
ALZHEIMER et VOYAGE
Les conseils s’adressent à tous les aidants et aux personnes impliquées de près ou de loin dans la prise en charge des patients souffrant d’une pathologie neuro-dégénérative dont l'expression clinique comporte une atteinte des fonctions cognitives accompagnée ou non de troubles moteurs associés.
Préambule : l’organisation du tourisme a permis depuis ces trente dernières années de voyager à travers le monde avec facilité et en toute sécurité. Seuls quelques cataclysmes inopinés ou l’inconscience de certains globe-trotters ignorant tout de leur santé ont pu porter atteinte à l’image d’une aussi heureuse évolution...
 
INTÉRÊT du DÉPISTAGE de la MALADIE d’ALZHEIMER
Première préparation au voyage : dépister la maladie au plus tôt permet une prise en charge médico-sociale la plus adaptée et permet d'envisager la poursuite d'une activité essentielle au bien-être . Le voyage n'a-t-il pas comme  propriétés d’entretenir nos aptitudes physiques, de stimuler notre psychisme et nos capacités intellectuelles.
L'annonce du diagnostic : l’annonce de la maladie, une fois celle-ci acceptée, est suivie d'une nette amélioration des symptômes cliniques. La mise sous traitement potentialise ce bénéfice apparent. Certains symptômes psycho-comportementaux souvent présents dès le début de la maladie comme l’agressivité anxieuse, l’agitation, la “déshinibition” et les troubles du sommeil s’amenuisent. Les tests font état d’un regain d’autonomie dans les 3 à 6 mois. Une telle situation s’observe surtout lorsque l’aidant et sa famille accepte la maladie et se refuse à isoler socialement le malade Alzheimer...  Voyager redevient possible...
 
RAPPEL sur la MALADIE d’ALZHEIMER
et son ÉVOLUTION
La préservation d’un comportement social et d’une mémoire des faits acquis anciens jusqu’à un stade avancé de la maladie sous-entend qu’un bon nombre de seniors  touchés par la maladie vont pouvoir donner le change à leurs proches en corrigeant leur déficit par des mesures d’évitement retardant d’autant l’heure du diagnostic mais aussi, de leur permettre de poursuivre certaines activités habituelles comme le fait de conduire une automobile, de pratiquer certains sports à haut risque ou de voyager. Ce qui en l'espèce nous intéresse... Explications...
 
FRAGILITÉ SOMATIQUE, RÉSERVES PHYSIOLOGIQUES et VOYAGE
Il faut au voyageur des réserves physiologiques suffisantes, un corps et plus particulièrement un système musculo-squelettique, cardio-pulmonaire et neurologiques sains pour exercer un contrôle approprié sur son environnement. Mais comment peut-on apprécier ses propres réserves physiologiques ? Seuls l’examen clinique et la pratique d’épreuves spécifiques nécessaires au dépistage d’insuffisances fonctionnelles le permettent...Le plan de soins du médecin traitant à l’égard du senior globe-trotter souffrant d’une malade d’Alzheimer ne saurait se suffire à ces deux temps d’explorations. Le médecin sollicité doit encore anticiper ... Explications...
 
PRÉVENTION des SYMPTÔMES PSYCHO-COMPORTEMENTAUX en VOYAGE
Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® et humanitude : les techniques mises au point par les auteurs et utilisés pendant les soins font appel au regard, à la parole et au toucher...
Communication et maladie d’Alzheimer : évitez de vous focaliser sur ses idées fixes. Ne le sermonnez pas ! Il ne le mérite pas. Au contraire ! Banalisez-les tout en en recherchant leur cause. Elles sont souvent l’expression d’une insatisfaction ou d’une angoisse.
Ainsi, apprendre à lui parler et à le comprendre par une écoute attentive et l’observation de ses réactions para-verbales est fondamental. Cette participation active mobilisera tout au long de son évolution ses émotions et ce jusqu'à un stade avancé...
 
COMPORTEMENTS et INTERACTIONS
AIDANT-ALZHEIMER
L'aidant n'est pas à l’abri de sentiments émotionnels lorsqu'il emprunte lui aussi un avion de ligne. D’où l’importance de prendre aussi en compte vos différents comportements et vos habitudes aéronautiques. Voyager en compagnie d’une tierce personne peut s'avérer indispensable. Quels sont les conseils à suivre ? ...
 
ÉVALUATION RAPIDE d’un ÉTAT d’AGITATION
L’intérêt du score d’alerte des états d'agitation repose non pas sur l’évaluation du statut psychique qu’il intègre néanmoins parfaitement bien mais sur sa finalité, à savoir d’aider l’aidant à se décider à consulter. Résultats ...
 
TÉMOIGNAGES et CONCLUSION
Partir en voyage peut donc s’avérer bénéfique à la fois pour les patients et les aidants. La réussite de leur voyage en contrant leur démotivation et leur résignations respective leur apportera un regain de confiance. Elle ne peut s'envisager sans une préparation adéquate...
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Vérifier au besoin la bonne marche de ses appareils auditifs s’il en porte.
Dites « je » et évitez d’utiliser le pronom « on », trop flou et impersonnel
Formulez les questions pour susciter des réponses par « oui » ou par « non ». Évitez de lui demander de faire des choix difficiles. Vous pourriez le mettre en échec et interrompre la discussion. Attendez sa réponse avant de poser une autre question ou de débattre d’un autre sujet.
Reformulez éventuellement ses paroles pour en vérifier le contenu. Observez alors son comportement. Il vous indiquera selon les signaux qu’il emploie habituellement si vous suivez bien le cours de sa pensée. N’allez pas trop vite en besogne : sa pensée peut vous sembler “anachronique” car décalé dans le temps. Parfois, le passé et le présent se mélange. Ne faîtes pas le professeur, prêtez lui plutôt les mots manquants. Acceptez cet “anachronisme” avec bienveillance.
 
Dans tous les cas, ayez une attitude de soutien : guidez-le et valorisez sa pensée. La parole du patient Alzheimer est plutôt directe, familière mais rarement “désaffectivisée”. Ne démontrez pas mais montrez en utilisant des phrases courtes et des mots simples. Évitez de vous focaliser sur ses idées fixes. Ne le sermonnez pas ! Il ne le mérite pas. Au contraire ! Banalisez-les tout en en recherchant leur cause. Elles sont souvent l’expression d’une insatisfaction ou d’une angoisse.
 
Ainsi, apprendre à lui parler et à le comprendre par une écoute attentive et l’observation de ses réactions para-verbales est fondamental. Cette participation active mobilisera tout au long de son évolution ses émotions. Elles développeront en retour sa pensée et sa parole. Son désir de communiquer et le plaisir qu’il en retirera se maintiendra aussi longtemps que vous participerez à cet effort. Un plaisir qui continue de l’habiter jusqu’à un stade très sévère de sa maladie ! Tenez en compte !
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parole qui évolue en même temps que la perte de ses fonctions cognitives. Le silence involontaire dans lequel il s’enfonce sera l’occasion pour l’aidant ou le soignant d’expliquer en parole les différentes actions qu’il entreprendra lors d’un soin ou d’un accompagnement. Il adoptera ainsi l’attitude obligée d’un commentateur zélé. Elle devra se poursuivre pendant toute la durée de la prise en charge du soin ou de l’accompagnement pour obtenir la disparition des comportements d’agitation pathologique.
 
Mais le regard comme la parole serait inopérant sans leur associer le toucher. Il complète et conclut l’entrée en relation avec le patient Alzheimer.  Le toucher présente quatre caractéristiques :
Le “toucher professionnel” en berceau dont l’objectif est de répartir au mieux la pression sur une partie plus grande du corps. Il évite ainsi le toucher en pince comme en prise avec des menottes qui rappelle trop la contention coercitive des états d’agitation.
Le “toucher progressif” qui repose sur l’idée de se consacrer en premier lieu aux zones qui ne sont pas douloureuses ou intimes.
Le “toucher permanent”. Il doit occuper tout le temps du soin jusqu’à la fin de celui-ci. Il n’est pas question pour un aidant d’aller et venir en laissant la personne dans une situation inconfortable.
Enfin le “toucher pacifiant”, doux, vaste toujours appliqué sur une grande partie du corps.
 
L’utilisation conjointe de ces différentes techniques mises au point par les auteurs a ainsi permis de faire diminuer de manière importante les comportements d’agitation pathologique au cours des soins. Vous trouverez sur le site Gineste-Marescotti®igm-formation.net de plus amples informations.
 
Communication et maladie d’Alzheimer
 
Le désir de communiquer est toujours présent chez un patient Alzheimer à n’importe quel stade de sa 
 
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MALADIE d'ALZHEIMER et VOYAGE   
voyage-aptitude-senior.fr©création Décembre 2007
MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
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