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ANTÉCÉDENTS AÉRIENS
et MALADIE d’ALZHEIMER
 
Le malade Alzheimer présente au cours de l’évolution de sa maladie différents symptômes psycho-comportementaux qui sont l’expression des distorsions de la perception qu’il a entre autres de son environnement, du contenu de sa pensée, de son humeur ou de son comportement. Ce ne sont pas des symptômes annexes des troubles cognitifs mais bien des manifestations typiques de la maladie. Leur origine est mutifactorielle, déterminée par des facteurs génétiques, neurobiologiques, psychodynamiques et socio-environnementaux. Ils peuvent du reste précéder la survenue des troubles de la mémoire. Ils pourraient même être présents plusieurs années avant le diagnostic. Un changement brutal du caractère en est un exemple. Cette particularité clinique est essentielle. Elle explique certains comportements atypiques observés en cours de rapatriement sanitaire chez des seniors qui se considéraient pourtant encore sains d’esprit. Or parmi les comportements décrits et catalogués dans l’échelle NPI (Inventaire Neuro-Psychiatrique), échelle qui permet d’étudier les symptômes psycho-comportementaux présents au cours de la maladie, on retrouve certains symptômes comme l’exaltation de l’humeur, l’euphorie, l’anxiété et l’apathie.
À ce stade de la maladie, il ne s’agit plus d’un sentiment comme celui que peut ressentir un passager aérien mais d’un véritable trouble. Or l’expérience aéronautique qui sera nouvellement vécue par le malade Alzheimer aura sur lui les mêmes conséquences psychologiques que celle perçue par n’importe quel passager tout venant voyageant pour la première fois. Elle risque de déstabiliser un peu plus un état psychologique rendu précaire du fait de la maladie. Seul le sentiment de survalorisation sociale pourrait être manquant. Se reconnaître comme souffrant d’une maladie pour l’instant incurable est en effet loin d’être exaltant. Mais l’immersion brutale dans une ambiance aéronautique où tout est organisé pour vous séduire ne pourra qu’exciter un sentiment de survalorisation très apprécié dans un passé encore récent.
Ainsi, comme tout un chacun, le malade Alzheimer n’en est pas moins soumis aux mêmes affects. Son stade évolutif avec la présence avérée ou non de troubles psycho-comportementaux et
 
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MALADIE d’ALZHEIMER
et CONTRAINTES AÉRONAUTIQUES
 
L’utilisation de l’avion comme moyen de transport doit vous inciter à prendre toutes les précautions nécessaires vis-à-vis des contraintes aéronautiques.
Votre médecin traitant éliminera les contre-indications au voyage aérien. Lire la page Interdictions et Avion. En cas d’hospitalisation la recherche d’un épisode confusionnel au cours du séjour hospitalier est fondamental. Pour connaître les délais permettant de prendre un vol après une hospitalisation. Consultez la page Convalescence et Avion. La fragilité des patients Alzheimer étant réelle, le délai entre une hospitalisation et le voyage projeté s’appréciera sur sa capacité à retrouver ses habitudes de vie antérieures. Une durée de 6 mois paraît raisonnable. Une nouvelle évaluation médicale complète s’impose.
 
La recherche d’une épilepsie est à prévoir surtout devant la notion d’AVC (accident vasculaire cérébral) même ancien. Un traitement à visée préventive est à discuter et devra être testé avant le départ pour en apprécier les effets sur la vigilance, la mémoire et les symptômes comportementaux (privilégier les benzodiazépines à demi-vie courte).
 
Un niveau d’éveil suffisant est à respecter pour permettre une hydratation satisfaisante et des déplacements sans risque de chute pendant le vol. Parlez-en à votre médecin.
Veillez à ce qu’il s’hydrate correctement tout au long du vol. Éviter l’alcool voire diminuer la quantité habituelle. L’alcool abaisse le seuil épileptogène, aggrave les troubles du sommeil et favorise la déshinibition source de comportement agité, violent et irrespectueux.
 
L’évaluation des pathologies cardio-pulmonaires doit être impérative. La fragilité du patient Alzheimer en fait un passager à risque hypoxique en cas de pathologies cardiaque ou pulmonaire avérées. Voir le chapitre Testez votre aptitude au voyage.
VOYAGE en AVION
et MALADIE d’ALZHEIMER
 
Cette page a fait l’objet de deux articles dans la revue Neurologie-Psychiatrie-Geriatrie : NPG (Elsevier Paris) N° 51 volume 9 juin 2009 pages 123-137 : Dossier Alzheimer et voyage aérien.
 
Répondre à la question :  « Un patient Alzheimer peut-il voyager en avion ? » peut paraître saugrenu d’autant que dans les faits, une fois le diagnostic posé, le malade va se retrouver rapidement coupé du reste du monde.
 
De manière peu ou prou consciente, il subit de la part de son entourage une véritable exclusion sociale qui le confine à son environnement habituel. Pourtant la préservation d’un comportement social et d’une mémoire des faits acquis anciens jusqu’à un stade avancé de la maladie sont des arguments qui devraient pousser le patient Alzheimer, l’aidant et sa famille à poursuivre coûte que coûte leurs objectifs habituels. Le voyage ne représente-t-il pas pour les seniors le meilleur projet de vie à l’âge de la retraite ?
 
L’expérience clinique en ce domaine est plus que succincte. Elle repose plutôt sur des témoignages qui, révélés, laissent  à penser qu’une telle activité est encore envisageable, à condition d’en avoir la volonté. Elle pourrait même être poursuivie aussi longtemps que les capacités physiques et psychiques s’accordent avec l’objectif de tourisme choisi. On peut en décrire trois sortes. Le tourisme affectif qui porte le sujet vers sa famille ou ses amis en hébergeur ou en voyageur, le tourisme hédoniste ou thérapeutique dont le but  respectif est de se faire plaisir ou de se « refaire une santé ».
Cependant il est inconcevable d’emmener en voyage un malade par nature fragile sans l’avoir auparavant évaluer à la fois physiquement, appareil par appareil mais surtout psychiquement. L’évaluation organique se préparera en répondant aux pages du chapitre Testez votre aptitude au voyage. Elle demandera toujours l’intervention obligée du médecin traitant.
L’évaluation psychique nécessite quant à elle que l’on s’interroge sur le profil psychologique passé du voyageur.
MALADIE d’ALZHEIMER et AVIATION COMMERCIALE
Quelles sont les précautions à prendre ?
 

Après l’annonce de la maladie et la mise en route du traitement, il est conseillé d’attendre quelques semaines avant de reprendre des habitudes de voyage. Pendant ce délai, votre médecin traitant aura à coeur de traiter une éventuelle dépression ou une anxiété liée en parti aux conséquences psychologiques d’une telle annonce. Le calme revenu, il est alors possible d’envisager un voyage qui, selon la destination choisie, débutera le plus souvent par un voyage en avion.
 
Deux conditions influencent l’aptitude d’un patient alzheimer à voyager en avion. C’est sa personnalité et ses habitudes aéronautiques d’une part et d’autre part les effets et les conséquences des contraintes aéronautiques sur sa maladie et les pathologies associées (comorbidités).
 
Précautions à prendre :
 
Les comportements observés lors des voyages aériens antérieurs permettront d’adopter les mesures suivantes. Il paraît raisonnable :
 
D’éviter l’avion comme moyen d’évasion à tout malade Alzheimer qui en avait autrefois une peur irraisonnée !
 
De se méfier d’un malade Alzheimer qui éprouvait à chaque vol une appréhension ou une angoisse, même s’il semblait parfaitement la maîtriser.
 
D’exclure de tout vol moyen ou long-courrier un patient alzheimer qui par le passé n’aurait jamais pris l’avion ou seulement à une époque lointaine. La méconnaissance de ses « sentiments » aéronautiques et le bouleversement émotionnel engendré par l’ambiance et l’environnement cabine risquent de favoriser l’émergence d’un trouble comportemental. Un apprentissage sur des vols de courte durée est néanmoins envisageable. Toute anxiété déclarée doit le déclarer inapte à un vol moyen ou long-courrier et impose  un  accompagnateur  formé  à  la  prise en                                                     
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voyage-aptitude-senior.fr© création 
Décembre 2007
MISE À JOUR Mai 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
PRÉPARATIFS ET LOGISTIQUES (II)
 
La prise d’un somnifère quand elle est habituelle est conseillé le soir de l’arrivée pour restaurer un sommeil de qualité. Elle effacera ainsi les fatigues du voyage. Au cours de votre première journée, diminuez le rythme de vos activités afin de ne pas déstabiliser un état de santé fragilisé par les contraintes aéronautiques.
 
Amélioration de son confort en vol :
 
Pendant le vol, faites lui faire les exercices recommandés sur les vols long-courriers pour se relaxer : mobilisation des épaules, flexion  du tronc et des membres inférieurs, des pieds et exercices respiratoires. Veillez en cas de vol de nuit à ne pas laisser inutilement l’écran TV et la veilleuse allumés. Eteignez celle de vos voisins s’il dorment ! Mettez-lui s’il le veut bien les bouchons anti-bruits qui limitent les bruits de fond ou réglez les écouteurs sur une musique douce qu’il apprécie. 
 
En cas de difficultés à la marche, signalez-vous comme PMR (personne à mobilité réduite) auprès du chef de cabine si vous n’avez pas demandé de pré-embarquement ou de chaise roulante (Lire la page Handicap et Avion). Suivez à la lettre les recommandations en cabine : gardez en permanence votre ceinture de sécurité attachée (turbulences). Pour vos déplacements à bord sur un vol long-courrier, vous pouvez demander la
 
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PRÉPARATIFS et LOGISTIQUES (I)
 
Privilégiez les périodes hors saisons pour éviter la cohue et les retards ! Une ambiance calme est toujours préférable.
 
Évitez les départs précipités aux aurores ou le soir tard. La peur de manquer l’avion impose de prévoir des temps de trajet suffisamment longs et de tenir compte de la fluidité de la circulation. La location à titre privée c’est-à-dire hors remboursement par la sécurité sociale d’une ambulance pour se rendre à l’aéroport est une possibilité. Dans tous les cas, tenez compte au maximum de ses habitudes et de ses rythmes de vie.
 
Choisissez si possible des vols directs sans escale. Se déplacer dans un aéroport moderne n’est jamais de tout repos !
 
Réservez impérativement une chaise roulante pour son confort. Le passage des contrôles de police et de sécurité se fera plus facilement et vous évitera de longues attentes à l’intérieur de serre-files debout sans possibilité de s’asseoir. Le service est gratuit.  Il est pour ainsi dire compris dans le prix du billet ! Contactez la compagnie aérienne sur laquelle vous allez voyager, ne serait-ce pour vérifier la gratuité de ce service (les compagnies à bas-coût ont une offre de  service différente !). Vous pouvez néanmoins en faire la demande au
 
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PLAN retour Résumé
 
VOYAGE en AVION et MALADIE d'ALZHEIMER
La préservation d’un comportement social et d’une mémoire des faits acquis anciens jusqu’à un stade avancé de la maladie sont des arguments qui devraient pousser le patient Alzheimer, l’aidant et sa famille à poursuivre coûte que coûte leurs objectifs habituels. Le voyage ne représente-t-il pas pour les seniors le meilleur projet de vie à l’âge de la retraite ?
 
MALADIE d’ALZHEIMER et AVIATION COMMERCIALE
Deux conditions influencent l’aptitude d’un patient alzheimer à voyager en avion. C’est  sa personnalité et ses habitudes aéronautiques d’une part et d’autre part les effets et les conséquences des contraintes aéronautiques sur sa maladie et ses pathologies associées.
Quelles sont les précautions à prendre ?
 
MALADIE d’ALZHEIMER et CONTRAINTES AÉRONAUTIQUES
L’évaluation des pathologies cardio-pulmonaires doit être impérative. La fragilité du patient Alzheimer en fait un passager à risque hypoxique en cas de pathologies cardiaque ou pulmonaire avérées.
 
ANTÉCÉDENTS AÉRIENS et MALADIE d’ALZHEIMER
Comme tout un chacun, le malade Alzheimer n’en est pas moins soumis aux mêmes affects. Son stade évolutif avec la présence avérée ou non de troubles psycho-comportementaux et ses propres sentiments émotionnels passés conditionnent en conséquence son comportement “aéronautique”. Dans tous les cas, vous devez garder à l’esprit la fragilité potentielle d'un malade Alzheimer face aux nombreux événements qui jalonneront son périple. Vous devrez pour mener à bien votre projet jouer à la perfection le rôle de conciliateur.
 
PRÉPARATIFS et LOGISTIQUES (I)
Comment partir du bon pied. Les conseils donnés vous serviront à organiser la logistique de votre voyage : vol sans escale, chaise roulante, choisir sa place etc. Il est important de connaitre les autres précautions à prendre énumérées au chapitre Maladie d'Alzheimer et Aviation Commerciale
 
PRÉPARATIFS et LOGISTIQUES (II) Quelques conseils pour améliorer son confort en vol : exercices de relaxation,  déclaration PMR (passager à mobilité réduite), alarme, choix du fauteuil, hydratation etc.
couloir.  L’avantage de cette disposition est de pouvoir intervenir à tout moment sur le malade transporté. Vous pourrez vous en inspirer pour votre installation dans l’avion. Cette disposition offrira au voyageur Alzheimer un espace de liberté  L’intimité de chacun et le modèle hiérarchique compensatoire seront ainsi respectée. Selon la taille du sujet, évitez les places se situant devant une paroi, surtout en classe économique.
 
La disposition des sièges dans un avion ne permet pas de se tenir face à face. Choisissez le côté qui correspond le plus à ses aptitudes neuro-sensorielles (vision et audition) !
 
Le choix de la classe sera fonction des fonds alloués mais aussi de son confort et de l’image qu’il s’en faisait par le passé. On évitera peut-être de mettre un senior présentant des troubles cognitifs avérés en classe économique si par le passé il ne voyageait qu’en classe affaires. L’inverse peut au contraire améliorer son confort pendant le voyage.
 
Avoir ses médicaments à portée de main. Le rac ou le coffre à bagages n’est jamais à portée de main ! Prévoir une petite bouteille d’eau pour la prise des médicaments (à acheter après les contrôles de sécurité sauf si vous voyagez en classe affaires puisque vous aurez ainsi accès au salon VIP).
 
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chaise de transfert de bord. Le personnel de bord est habilité et formé à son utilisation. Dans tous les cas, accompagnez-le. Demandez-lui de ne pas fermer le loquet des toilettes, vous pourrez ainsi contrôler ses faits et gestes. Réservez si possible une place peu éloignée des commodités et des classes affaires.
 
Fabriquez une alarme qui vous réveillera si pour une raison ou une autre il éprouvait le besoin de se lever pendant votre sommeil. Ne le ligotez pas à l’accoudoir, cela pourrait favoriser l’émergence d’un trouble comportemental. Partagez la surveillance avec une tierce personne sinon avertissez le personnel de bord. Le déclarer PMR dès l’enregistrement facilitera sa surveillance.
 
Évitez les places à l’arrière de l’avion. Les nombreux va-et-vient seront préjudiciables à sa tranquillité. Veillez à prévoir un change complet et des vêtements de rechange en cabine. Tout accident portant atteinte à son image sera une source possible de symptômes psycho-comportementaux.
 
La disposition à bord qui est choisie par les médecins transporteurs lors d’un accompagnement médical se décompose de la manière suivante : la personne à surveiller est installée côté couloir, l’aidant ou le conjoint à côté (siège hublot ou milieu), la tierce personne en l’occurrence le médecin sur l’autre siège coté
 
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bruit de fond dont l’intensité est fonction de l’ancienneté de l’appareil. L’aptitude auditive du voyageur Alzheimer en sera amoindrie. Il est donc important de contrôler avant le départ son audition. L’impact d’un déficit neuro-sensoriel étant réel sur les capacités cognitives de tout sujet, il est inconcevable de faire voyager un patient Alzheimer sans avoir corrigé ses éventuels déficits! 
 
Il est absolument déconseillé de lui faire prendre un somnifère une fois installé dans l’avion s’il n’en prenait pas auparavant. Dans l’hypothèse contraire, diminuez la dose de moitié voire arrêtez-le le temps du vol. La probabilité d’un syndrome de sevrage au cours de la “nuit de vol” est faible. Si votre médecin garde à l’esprit une telle éventualité, qu’il remplace alors le somnifère par une benzodiazépine à demie-vie courte après l’avoir testée et quantifiée à la dose souhaitée. Il préviendra à la fois un trouble anxieux et une éventuelle épilepsie favorisée par la maladie, les contraintes aéronautiques et la fatigue du voyage.
La prise de somnifère, outre le risque de favoriser une éventuelle chute lors d’un déplacement, provoque un sommeil qui, lorsqu’il est de plomb, empêche de bouger et de s’hydrater correctement pendant le vol. La déshydratation, même légère, qui s’ensuit compte tenu de la siccité de l’air à l’intérieur de la cabine et l’oedème de stase lié à la position immobile sur le siège augmente le risque de maladie veineuse thrombo-embolique. Voir la page Phlébite et Avion.
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moment de votre enregistrement. Il existe trois types de chaise roulante : WCH R, S ou C. Lire la page Handicap et Avion. Un formulaire d’informations médicales “MEDIF” vous est demandé si vous réservez une chaise roulante “C” dite “Cabine”. Prévoyez le temps nécessaire pour le remplir et le renvoyer. Le formulaire Medif impose une consultation chez votre médecin traitant.
 
Avant de choisir votre destination, veuillez tenir compte du climat, de l’humidité ambiante et de l’altitude. Vous trouverez les informations à la page Réflexes et voyage. Préférez pour vos premiers vols une destination qui remplisse toutes les conditions de sécurité. Vous élargirez par la suite votre rayon d’action s’il montre une bonne capacité d’adaptation. Les séjours de courte durée sont préférables. Évitez les voyages itinérants avec changement d’hôtel, surtout pour une première expérience !
La communication est une source de plaisir chez les malades souffrant de la maladie d'Alzheimer et apparentées surtout lorsqu’ils se sentent reconnus, écoutés et compris comme en témoigne leur bonne participation à des groupes de parole et la densité des échanges dans les accueils de jour. Une manière implicite de prouver qu’ils réprouvent l’exclusion dont ils sont victimes.
 
Les moteurs de l’avion créent dans la cabine un
 
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ses propres sentiments émotionnels passés conditionnent en conséquence son comportement “aéronautique”. Cependant il peut être difficile pour un aidant de « verbaliser » la réalité d’un trouble comportemental chez un malade dont le comportement évolue du fait de l’aggravation de sa maladie. L’utilisation d’échelles comportementales peut s’avérer d’un grand secours. L’échelle NPI ou inventaire neuro-psychiatrique de J.Cummings (1997) validé en langue française en est un exemple : elle permet un examen exhaustif  de la situation en recueillant des informations tout en catégorisant le type de trouble psycho-comportemental, son intensité, sa fréquence, l’intrication des différents symptômes entre eux et le retentissement des troubles sur l’entourage familial ou professionnel. Cette échelle évalue ainsi 12 troubles neuropsychiatriques communs aux affections cognitives neuro-dégénératives. Il semble qu’au stade léger à modéré les troubles soient plus à tonalité affective (anxiété et dépression) par rapport au stade sévère où ils sont d’expression plus comportementale (irritabilité et agitation).  
 
Les personnalités aéronautiques décrites restent en soi caricaturales, il n’empêche qu’elles auront le mérite de servir de base de réflexion ou de garde-fou. Lire l'article Psychologie du voyageur aérien à la page Maladie d'Alzheimer : prévention des états d'agitation en vol. Elles aideront le médecin traitant à statuer sur le profil psychologique du voyageur Alzheimer.
 
Pouvoir prévenir une complication d’ordre comportemental n’est-il pas pour vous un objectif important voire votre souhait le plus cher ? Dans tous les cas, vous garderez à l’esprit la fragilité potentielle d'un malade Alzheimer face aux nombreux événements qui jalonneront son périple. Vous devrez pour mener à bien votre projet jouer à la perfection le rôle de conciliateur. Il paraît prudent et plein de bon sens d’envisager de voyager avec une tierce personne. Il est préférable de choisir parmi votre famille ou vos amis communs de manière à rendre le plus agréable possible votre voyage pour vous et votre accompagnateur. Un conseil qui aura le mérite de suivre le “modèle hiérarchique compensatoire” propre aux personnes âgées. Elles préfèrent en effet faire d’abord appel à leur conjoint, à leurs enfants puis à défaut à des membres de la famille plus éloignées avant de se retourner vers une relation amicale ou de voisinage.
                                     
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(suite  Quelles sont les précautions à prendre ?)
 
d’Alzheimer  est  un  facteur  de  risque  reconnu de confusion mentale. Dans tous les cas, la survenue d’une confusion mentale signe la fragilité. Elle impose un temps de convalescence suffisant et une nouvelle évaluation médicale avant de projeter un nouveau voyage. Comptez au moins six mois en l’absence de tout incident ! Vous aurez ainsi le temps de préparer votre voyage... L’incertitude qui planera sur la concrétisation de votre projet impose de prévoir l’achat d’une assurance annulation.
 
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charge des symptômes psychocomportementaux.
 
D’éviter un transport aérien à un patient Alzheimer au stade sévère (MMS inférieur à 10) présentant des symptômes psycho-comportementaux sans un accompagnateur parfaitement formé, médical en l’occurrence.. Ils sont à ce stade le plus souvent d’expression comportementale (agitation, irritabilité...).
 
Dans ces cas, la prudence impose le choix d’un autre moyen de transport comme le train, le car ou la voiture dans la mesure où il en avait autrefois l’habitude et la maîtrise. Elle limite nécessairement le rayon d’action et ses choix. L’impossibilité de prendre l’avion n’est en aucun cas un obstacle à opposer à son désir de voyager puisque d’autres moyens de transport existent. Voir la page Alzheimer et Voyage.
 
Par expérience, le risque de voir émerger des symptômes psycho-comportementaux est moindre si la personne a de tout temps utilisé l’avion pour ses déplacements professionnels ou privés. Mais les patients Alzheimer au comportement autonome passé qui, pour le rappeler, sont totalement adaptés au transport aérien, peuvent à n’importe quel stade de leur maladie montrer un comportement antisocial à l’occasion d’un stress ou d’une contrariété. L’aidant au besoin avec l’aide de son médecin traitant devra à tout prix dépister tout signe prémonitoire d’agressivité étant entendu que le risque de voir émerger un comportement antisocial augmentera selon le stade évolutif de la maladie. En l’absence de toute agressivité, l’aidant veillera à son confort dans la cabine pour permettre un voyage sans histoire.
Les passagers Alzheimer autonomes devenus passif-dépendants ne devraient pas poser de problème lors d’un voyage en avion hormis ceux liés aux contraintes aéronautiques et à l’évolution de leurs maladies associées.
 
Une prudente attention est recommandée à l’égard d’un malade récemment hospitalisé qui aurait présenté au cours de son hospitalisation un épisode  de  confusion  mentale.  La  maladie
 
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