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DAD © et PERTE FONCTIONNELLE
LIÉE à la MALADIE d'ALZHEIMER
 
La DAD © (Disability Assessment for Dementia ©)(Gelinas et al, 1999) présente l’intérêt d’évaluer les activités de base de la vie quotidienne selon le concept d’incapacité modélisé par l’OMS. Chaque activité selon l’échelle DAD © est subdivisée en tenant compte de la capacité d’initiation, d’organisation et de la réalisation effective de l’activité en totale autonomie. Elle permet ainsi d’explorer de manière concrète les effets des troubles de la mémoire associés au syndrome dysexécutif et d’en dissocier certains facteurs psycho-comportementaux comme l’apathie. Ce symptôme est en effet précocement rencontré dans la maladie d’Alzheimer . 
 
DAD © Mode d'emploi : La DAD © validée à 40 items évalue 5 activités de base et 5 activités instrumentales de la vie quotidienne selon la subdivision suivante :
«initiation» (le patient prend seul l’initiative de ...) score maximum de 13.
«organisation» (il ou elle planifie, organise l’activité de ...) score maximum de 10.
«action efficace» (l’activité est effectuée avec efficacité ...) score maximum de 17.
 
Elle est d’une utilisation simple et rapide. Sa passation demande 15 à 20 minutes.
Elle est utilisée par le soignant qui doit pour cela interroger l’aidant principal sur les activités du malade concernant les deux semaines passés.
Il est possible d’imaginer qu’un aidant connaissant bien son malade se sente suffisamment armé pour utiliser le questionnaire sans l'aide du médecin. Une solution envisageable qui ne saurait être satisfaisante, l’échelle n’ayant pas été validée dans cette circonstance. 
 
Si les informations obtenues par l’aidant au moyen de l’échelle DAD© seront toujours pertinentes, le rôle joué par le médecin traitant au cours de la consultation médicale restera toujours le fer de lance de la prise en charge médico-psycho-sociale du patient Alzheimer, voyageur ou non.                   
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NPI-R : ÉVALUATION des SYMPTÔMES PSYCHO-COMPORTEMENTAUX
 
L’inventaire Neuropsychiatrique ou NPI demande pour sa réalisation un entretien entre un clinicien ou un membre de l’équipe soignante et l’aidant principal du malade examiné. Au cours de cet entretien, l’aidant est interrogé sur la fréquence et la gravité (ou la sévérité) des 12 symptômes dont la reconnaissance qu’il pourrait en avoir n’est pas des plus aisées. Cette difficulté est aplanie grâce aux explications données par le soignant. L’entretien demande donc du temps et une certaine pratique de la part du clinicien. 
L’intérêt de l’inventaire neuropsychiatrique réduit ou NPI-R réside dans la délivrance avant l’entretien d’un auto-questionnaire remis en main propre à l’aidant contenant toutes les instructions et sur le fait qu’il évalue non pas les deux paramètres fréquence et gravité qui sont étudiés dans la version standard mais seulement la gravité des symptômes psycho-comportementaux. Il a été en effet démontré que l’échelle de gravité était plus fortement corrélée à la souffrance de l’aidant et sa pertinence clinique meilleure par rapport à l’évaluation de la fréquence des symptômes (Cummings et al 1994). Quoi qu’il en soit et quel que soit le type d’inventaire neuropsychiatrique choisi, standard ou réduit, l’inventaire neuropsychiatrique demande à l’aidant de toujours préciser subjectivement le retentissement émotionnel de ces symptômes psycho-comportementaux. Ce dernier point a toute son importance car il est prouvé que la détresse de l’aidant et la détérioration de leurs relations exacerbent les symptômes psycho-comportementaux du patient Alzheimer créant ainsi une véritable boucle vicieuse.
 
La lecture complète de l’auto-questionnaire d’après l’étude de Robert et coll ne demanderait que cinq minutes environ à l’aidant. Si l’auteur soulevait l’obligation de devoir revoir avec l’aidant les questions auxquelles il avait répondu suite
Le SCORE d'ALERTE
des ÉTATS d'AGITATION
 
Diagnostiquer précocement chez un patient  Alzheimer une évolution morbide vers un trouble comportemental est difficile. Pour s’aider, les équipes soignantes font appel à différentes échelles. Le score de Cohen-Manfield ou l’échelle de détérioration globale de Reisberg en sont les exemples les plus pertinents mais hélas d’une certaine complexité pour de simples aidants. 
Dans le cadre de la préparation au voyage qui sous-entend de prendre systématiquement un avis auprès de son médecin traitant avant le départ, le score d’alerte des états d’agitation chez le sujet âgé validé par l’équipe OCEAAN semble particulièrement intéressant. En effet, l’objectif du score d’alerte fondé sur des éléments environnementaux et cliniques simples est de permettre à des personnels peu ou prou expérimentés de décider à quel moment ils devront envisager une consultation spécialisée. Un objectif qui ne saurait aller à l’encontre de la volonté affichée du site.
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Vaincre sa peur en avion
COMPORTEMENTS AÉRIENS et VOYAGE
 
Selon que vous dépassez, acceptez ou refusez de reconnaître que l'idée d'envol déclenche chez vous des émotions intenses, vous présenterez dans l'aérogare et en cabine l’un des comportements suivants : un comportement  dominant dit autonome ou au contraire une attitude passive-dépendante proche parfois du retrait régressif qu’adoptent certains malades. Si l'idée provoque une appréhension certaine, celle-ci sera alors à l’origine d’un comportement marqué par une excitabilité anxieuse. Mais pour un observateur non averti, la plupart paraîtront seulement indifférents...
 
Le comportement marqué par une excitabilité anxieuse :
 
Le passager sur le départ est impatient de rompre avec son monde habituel. L'excitation émotionnelle que provoque l’ambiance du voyage se traduit par des réactions actives, parfois désordonnées et souvent chargées d'anxiété. La peur de manquer l'avion devient son obsession. Sa quête d’informations ne cessera pas tant qu’il ne sera pas assis à son siège. Tout est source de stress. Il génère à son tour exaspération et agressivité envers les personnels tant au sol que navigants ainsi qu'auprès des autres voyageurs. Au cours de son parcours semé d’interrogations, les changements de rythme dus aux files d’attente et aux multiples procédures qu’imposent les organismes de sécurité favorisent là encore l’instabilité de son comportement. Si son état d’exaltation se transforme en une excitabilité anxieuse, le moindre incident ressenti comme désagréable fera éclore une réaction comportementale explosive inadaptée. 
À l’inverse, son excitabilité anxieuse peut donner lieu à un état d’inhibition. Le passager paraît ailleurs. Une fois dans la cabine, il reste prostré comme vissé sur son siège, les mains crispées sur ses accoudoirs.
Un tel comportement qu’il soit productif ou non évoluera dans le temps au rythme des expériences aéronautiques vécues. Rien n’est figé dans ce domaine.
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PRÉVENTION des SYMPTÔMES
PSYCHO-COMPORTEMENTAUX en VOYAGE
 
Qu’ils soient en voyage ou à la maison, les patients Alzheimer du fait de leur hypersensibilité émotionnelle et relationnelle présentent souvent à l’occasion de leur prise en charge ou de leur accompagnement des comportements inadaptés interprétés comme agressifs par l’entourage. Il est donc important de pouvoir les prévenir.
 
Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® et humanitude
 
La pacification des troubles comportementaux appelés “comportements d’agitation pathologique” est possible en s’aidant de la méthodologie de soin Gineste-Marescotti®. Nous vous invitons à la découvrir. Elle ouvre des horizons qui dépassent celui aperçu au travers du hublot d’un avion de ligne !
Il est en effet essentiel pour toute personne amenée à cohabiter avec un patient Alzheimer de pouvoir entrer en relation avec ce dernier sans qu’il se sente agressé. Les techniques mises au point par les auteurs et utilisés pendant les soins font appel au regard, à la parole et au toucher.  Ces trois actions sont simultanées. Elles doivent aussi être adaptées à l’état psychique et physique de la personne prise en charge. Elles s’intriqueront pour aboutir à l’objectif recherché : déclencher chez le patient Alzheimer un ressenti émotionnel positif.
Il faut ainsi privilégier le regard axial droit dans les yeux, horizontal c’est à dire à hauteur égale, long dans le temps et proche plutôt qu’un regard de haut ou de travers, fuyants, éphémères ou distants. Le regard de l’aidant doit dans tous les cas tenir compte des capacités visuelles du patient (qualité de sa vision centrale ? en tunnel ou périphérique comme au cours de la dégénérescence maculaire liée à l’âge).
La parole lui permettra d'expliquer les différentes actions qu’il entreprendra lors d’un soin ou d’un accompagnement. Il adoptera ainsi l’attitude obligée d’un commentateur zélé.
Mais le regard comme la parole serait inopérant sans leur associer le toucher. Il complète et conclut l’entrée en relation avec le patient Alzheimer.
 
Lire  les autres recommandations pour communiquer avec un malade Alzheimer à la page Alzheimer et Voyage
ÉVALUATION SOMATIQUE
 
La prise en charge de symptômes psycho-comportementaux peut être très délicate. C’est pourquoi il est important d’évaluer avant le départ l’état physique et neuropsychologique du  futur voyageur de manière à les prévenir.
 
Avant le vol et au cours des différentes consultations de préparation au voyage votre médecin évaluera sa condition physique en recherchant une éventuelle pathologie en cours de déstabilisation. Vous l’aiderez en préparant votre consultation  et en répondant pour lui aux différents questionnaires proposés au chapitre Testez Votre Aptitude au Voyage. Vous pourrez parfaire sa préparation en visitant la page Auto-examen et les différentes pages du site répondant aux différentes pathologies actuellement traitées. Notez au passage que l’auto-questionnaire n’a pas été conçu pour les voyageurs pour lesquels un diagnostic de maladie d’Alzheimer a déjà été posé.
 
Sur le plan somatique, le médecin traitant devra vérifier au minimum l’absence d’anémie (taux d’hémoglobine recommandée supérieure ou égale à 12 g/dl chez la femme, 13g/dl chez l'homme), d’insuffisance cardiaque et/ou ischémique, de diabète, d’hypertension artérielle, d’insuffisance respiratoire (SpO2 au saturomètre supérieure ou égale à 96 %) et de toute pathologie source de douleur aiguë ou chronique. (expérience de l’auteur).
 
La maladie d’alzheimer s’accompagnant au cours de son évolution d’un amaigrissement notable qui est du reste favorisé par les traitements prescrits et les troubles du comportement alimentaire, la vérification du taux d’hémoglobine est impérative avant un vol quelle que soit la durée de celui-ci.
 
Une fois le contrôle somatique réalisé, le médecin traitant et l’aidant tenteront de repérer l’existence de symptômes psycho-comportementaux pouvant venir perturber la tranquillité du voyage. Trois échelles méritent une attention toute particulière. Ce sont la DAD©, le NPI-R et le score d’alerte des états d’agitation.
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PSYCHOLOGIE du VOYAGEUR AÉRIEN
 
Cette page a fait l’objet d'un article dans la revue Neurologie-Psychiatrie-Geriatrie : NPG (Elsevier Paris) N° 51 volume 9 juin 2009 pages 123-137 : Dossier Alzheimer et voyage aérien.
 
Si le médecin traitant peut répondre à l’aptitude du sujet sur le plan médical, il éprouvera peut-être plus de difficulté à appréhender le profil psychologique actuel du futur voyageur. Or celui-ci ne peut être que l’évolution d’un profil existant bien avant la maladie. C’est pourquoi les informations récupérées auprès des aidants sont essentielles pour parfaire l’évaluation psychique d'un patient Alzheimer. Il faut cependant que le médecin et l’aidant reconnaissent les différents sentiments psychiques rencontrés en aéronautique commerciale. Il en existe quatre.  Ce sont :
 
                               l’exaltation
                               la survalorisation sociale
                               l’anxiété
                               l’appréhension
 
L’exaltation et la survalorisation sociale sont deux sentiments à tonalités positives par opposition aux deux autres : l’anxiété et l’appréhension. Elles donnent lieu à différents comportements.
 
Le sentiment d'exaltation 
 
Il naît de la perception de la puissance d’avoir su conquérir le ciel en dépassant les limites habituelles de son cadre de vie. La capacité de monter dans les airs prend alors valeur de conquête. L'image de l'avion est spontanément reliée à la possibilité matérielle d'atteindre les pays les plus éloignés et de rapprocher l'inaccessible et d’abolir ainsi ses limites spatio-temporelles et sociales.
L'avion suggère ainsi une évasion totale que n'offrent pas les autres moyens de transport. L'évasion totale se confond alors avec la transformation de soi. Elle provoque une coupure avec sa personnalité habituelle. Lorsque l'on pense à l'avion, on pense à un départ vers l'infiniment grand.                                 
                                                                              suite
CONCLUSION
 
Leur évaluation physique et psychique une fois réalisée, les futurs voyageurs se sentiront plus en confiance pour affronter les aléas d’un voyage. Ils pourront alors profiter pleinement de leur séjour. Si par un fâcheux concours de circonstance un incident de parcours survenait, les conseils proposés sur cette page et à la page Alzheimer et Voyage devraient permettre à tous les aidants voyageurs d’agir avec efficacité et rapidité.
L’utilisation de protocoles thérapeutiques doit rester sous la responsabilité du médecin consulté. Dans l’attente de celui-ci ou avant de mettre en pratique celui conseillé par votre médecin traitant, vous devrez toujours vous poser la question suivante : “ Pour quelles raisons son comportement a-t-il changé ? Répondre à cette question est difficile. Elle dépendra en partie de la qualité de votre préparation au voyage.
 
 
 
 
 
 
 
positivement afin d’éviter les faux positifs, la version réduite montrait néanmoins une forte corrélation avec la version standard en ce qui concerne les 12 domaines comportementaux étudiés mais aussi pour chaque domaine pris individuellement. Dans tous les cas, la durée de passation du NPI-R restait toujours plus brève.
Le NPI-R est donc un outil pratique de dépistage et d’évaluation des symptômes psycho-comportementaux. Sa faisabilité en fait un outil capable d’aider les aidants à apprécier les comportements pathologiques du patient Alzheimer qu’il soit à domicile ou en voyage. La possibilité d’en suivre l’évolution et d’évaluer aussi son retentissement sur l’aidant permettra d’anticiper les risques d’un départ inopportun. L’intérêt d’une assurance-voyage-annulation est évident.
 
ÉVALUATION des SYMPTÔMES
PSYCHO-COMPORTEMENTAUX
AVANT LE VOL
DAD © préparation au voyage : l’intérêt de promouvoir l’échelle DAD © auprès des médecins et des aidants dans le cadre d’une préparation au voyage d’un patient Alzheimer s’impose comme une évidence. Le calcul de l’autonomie du voyageur Alzheimer mais aussi des sous-scores par activité ou par facteur entre deux dates d’examen permettront aux médecins mais surtout aux aidants d’évaluer la dégradation de l’autonomie qui projetés dans le temps leur donnera une idée assez précise des difficultés attendues au cours du voyage à venir et donc de sa faisabilité.
 
L’échelle DAD © les guidera dans leur rôle de tuteur en leur évitant de demander au malade Alzheimer d’accomplir une tâche qu’il n’est plus capable de réaliser. Il est en effet important que les aidants comprennent qu’un malade Alzheimer “désapprend” ses actes de la vie quotidienne au fur à mesure de l’évolution de sa maladie.
Enfin, se donner la possibilité d’apprécier un des principaux troubles psycho-comportementaux qu’est l’apathie d’après les réponses données selon les trois dimensions testées (initiative, organisation et efficacité dans l’action) est avantageux. Ce renseignement est d’importance car l’apathie induit une perturbation significative du fonctionnement socio-familial.
L’existence d’une apathie impose aussi de dépister coûte que coûte d’éventuels symptômes psycho-comportementaux associés qui pourraient compromettre la sérénité du voyage. Le médecin traitant pourra s’aider de l’inventaire NPI ou inventaire neuro-psychiatrique. Une difficulté supplémentaire qui peut justifier à elle-seule une consultation spécialisée.
 
Il pourrait être intéressant  de confronter les événements survenus pendant le voyage aux valeurs des tests MMS et DAD © réalisés lors des consultations de préparation au voyage. Allez à la page Contact pour envoyer votre témoignage. Suivez bien les recommandations.
 
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D’un point de vue pratique, si le score d’alerte sert d’indicateur d’une évolution potentielle vers un état d’agitation dans les jours ou semaines à venir, il ne préjuge en rien à l’instant donné des événements qui pourraient survenir. L’influence de facteurs intercurrents bénéfiques ou néfastes sur les états d’agitation d’un patient Alzheimer ne saurait être remis en cause par personne. C’est pourquoi, l’intérêt du score d’alerte repose non pas sur l’évaluation du statut psychique qu’il intègre néanmoins parfaitement bien mais sur sa finalité, à savoir d’aider l’aidant à se décider à consulter avant et pendant le voyage.
 
Vous trouverez l'échelle et son interprétation à la page Alzheimer et Voyage
Le comportement passif-dépendant
 
Le mot passif-dépendant parle de lui-même. Autant dire qu’aucune activité désordonnée caractérise son état. Son attitude passive et bienveillante est la résultante de sa volonté affichée de rechercher de la part du personnel de bord une protection affective voire presque maternelle. Toute l’attention qu’il lui prodigue lui procure, sans qu’il en soit vraiment conscient, un sentiment de bien-être. Il se soumet sans difficulté à l'autorité du personnel pendant toute la durée du vol. 
 
Le comportement autonome
 
Le passager autonome ne ressent pas ce sentiment de transformation de soi. Il parvient à se servir de l'aérogare et de l'avion comme d’un simple moyen utilitaire. Le confort et le service attentif lui permettent seulement de se sentir à l’aise. Au lieu de se sentir valorisé par le phénomène de l’ascension, le passager  autonome cherche plutôt à se distinguer en éprouvant l'attitude du personnel à son égard. Mais ce comportement qui n’évoque a priori aucun trouble, peut, s’il s’exacerbe, prendre les caractéristiques d’un comportement antisocial. Transgresser les "règles d'usage" établies par les compagnies et appliquées à la lettre par les personnels navigants en sont un exemple.
 
En pratique, les passagers paraissent plutôt indifférents pour un observateur non averti. Les passagers autonomes sont en règle générale majoritaires. Ils représentent la caste des consommateurs aériens habituels. Les autres, rarement indifférents, empruntent l’avion à l’occasion. Une occasion plus ou moins forcée ! Leur placement disséminé au hasard des sièges permet néanmoins de prévenir tout événement indésirable. Une ambiance somme toute paisible qui renforce dans l’esprit de chaque voyageur cette idée plus ou moins fausse que voyager en avion est sans risque !
 
Cette page a fait l’objet d'un article dans la revue Neurologie-Psychiatrie-Geriatrie : NPG (Elsevier Paris) N° 51 volume 9 juin 2009 pages 123-137 : Dossier Alzheimer et voyage aérien.
Le sentiment d’appréhension 
 
L’appréhension (crainte vague mal définie) résulte de l'obligation de s'abandonner à la technique, à la machine, à des forces ou à des personnes que l'on ne contrôle pas. Quel que soit son statut social tout voyageur est pieds et poings liés à son avion. Il reste en conséquence à la merci d’un accident mécanique, d’une défaillance des pilotes, ou d’un événement extérieur. L’appréhension quand elle est ressentie évolue irrémédiablement vers l’anxiété.
 
L'avion n'est donc pas seulement un moyen commode et agréable d'accéder rapidement à un lieu défini. On éprouve avec lui inconsciemment des sensations nouvelles. Ainsi le voyage aérien et le cadre dans lequel il s'inscrit se vivent sous le double mode de l'imaginaire et du réel. En permanence, le passager ressent ce télescopage qu’animent ces sentiments d'exaltation et d'anxiété par opposition à une réalité plutôt terre à terre. Se confondre dans ces deux univers simultanés est susceptible de provoquer des chocs psychologiques intenses chez les passagers dont la personnalité ne parviendrait pas à en faire une synthèse satisfaisante.
 
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Le sentiment de survalorisation sociale 
 
Il découle de l’exaltation mais encore de sa capacité à s’offrir l’inaccessible. Le prix d’un billet d’avion représente pour beaucoup un réel effort financier. Ce voucher possède, mis à part son coût, une valeur intrinsèque. Il est le blanc-seing à l’accessibilité vers une classe sociale supérieure. L’environnement propre à l’aviation commerciale aide à l’accroître. Ainsi l’architecture recherchée des aérogares, mise en valeur par le choix de matériaux aussi lumineux que coûteux, les facilités de haute technologie comme l’accès sans fil à Internet , les boutiques de luxe des zones duty-free, les campagnes publicitaires sur le ton « notre plus belle destination, c’est vous » concourent à flatter l’ego du voyageur et à le conforter dans son sentiment de survalorisation sociale. La démocratisation du transport aérien et même l’arrivée sur le marché des compagnies à bas coût n’ont pas entamé ce sentiment de survalorisation. Les passagers empruntant les compagnies à bas coût se flattent d’avoir pu atteindre la même destination au meilleur prix tout en volant sur des appareils aussi modernes que ceux mis à disposition par les compagnies dites «nationales». À l’instar de tous les passagers aériens d’Air France, ils adhèrent tous au slogan publicitaire: « faire du ciel le plus bel endroit de la terre ».
 
Le sentiment d’anxiété
 
Les enquêtes d’opinion effectuées par les instituts de sondages à la demande des compagnies aériennes révèlent qu'un passager sur quatre au moins reconnaît éprouver une certaine angoisse en avion.
Le sentiment d'anxiété (état psychique s’accompagnant d’excitation ou au contraire d’inhibition et comportant entre autres une sensation de constriction dans la gorge) qui s’empare du voyageur aérien naît de la transgression d’un interdit. Réaliser le mythe d’Icare est loin d’être naturel.  Mais son angoisse est surtout la conséquence de son impuissance en cas d'événements incontrôlables et de sa perception qu’il a, cette fois, de sa réelle dimension dans l'univers.                                                 
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La méthode de passation de la DAD et les différentes questions sont visibles à l’adresse suivante  : cliquez sur ce lien
 
DAD et résultats : le résultat obtenu permet de calculer plusieurs scores : un score global « oui » qui varie de 0 à 40 moins le nombre de NA, correspondant à la somme des «oui». Plus le score de «oui» est élevé, plus le patient est autonome ; (NA signifie non applicable, car le patient n’a jamais effectué l’activité avant la maladie).
un score global «non» qui varie de 0 à 40 moins le nombre de NA, correspondant à la somme des «non». Plus le score de «non» est élevé, plus le patient est dépendant ; On peut aussi comptabiliser deux sous-scores par activité : un sous-score «oui» moins le nombre de NA et un sous-score «non» moins le nombre de NA. Soit 20 sous-scores en tout. Il est aussi possible de comptabiliser deux sous-scores par facteur : un sous-score «oui» moins le nombre de NA et un sous-score «non» moins le nombre de NA pour les 3 facteurs «initiation», «planification /organisation», «action efficace».
 
Intérêt de la DAD © : l’échelle DAD © est intéressante pour plusieurs raisons. Elle a une excellente fiabilité. Elle est indépendante de l’âge, du sexe et de l’éducation. Elle est corrélée de manière significative au score du test de mémoire MMS et de la GDS de Reisberg (échelle de détérioration globale de Reisberg). Le résultat attendu est donc fonction de la population étudiée. Il l’est aussi de l’intervalle de temps entre deux tests. Mais quel que soit le cas étudié la diminution de 2 points du score est considérée comme cliniquement significative. Elle permet donc d’apprécier une éventuelle fragilité ou une éventuelle amélioration sous l’effet d’un traitement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est utilisée dans de nombreuses études cliniques.
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PLAN retour Résumé
 
ÉVALUATION SOMATIQUE
La prise en charge de symptômes psycho-comportementaux est délicate. Elle demande toujours en premier lieu une évaluation somatique. Préparez-là en répondant aux questionnaires ciblés du chapitre Testez Votre Aptitude au Voyage. N'oubliez pas d'en parler à votre médecin traitant.
 
PSYCHOLOGIE du VOYAGEUR AÉRIEN
Appréhender le profil psychologique actuel du futur voyageur ne peut se concevoir qu'en connaissant son profil passé. Encore faut-il connaitre les 4 sentiments psychiques rencontrés en aéronautique. Ce sont :
l’exaltation
la survalorisation sociale
l’anxiété 
l’appréhension...  Commentaires...
 
COMPORTEMENTS AÉRIENS et VOYAGE
Selon que vous dépassez, acceptez ou refusez de reconnaître que l'idée d'envol déclenche chez vous des émotions intenses, vous présenterez dans l'aérogare et en cabine l’un des comportements suivants : un comportement  dominant dit autonome ou au contraire une attitude passive-dépendante proche parfois du retrait régressif qu’adoptent certains malades. Si l'idée provoque chez vous une appréhension certaine, celle-ci sera alors à l’origine d’un comportement marqué par une excitabilité anxieuse. Explications...
 
PRÉVENTION des SYMPTÔMES PSYCHO -COMPORTEMENTAUX en VOYAGE
Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® et humanitude : les techniques mises au point par les auteurs et utilisés pendant les soins font appel au regard, à la parole et au toucher...
 
DAD © et PERTE FONCTIONNELLE LIÉE à la MALADIE d'ALZHEIMER
intérêt de la DAD (Disability Assessment for Dementia ©)(Gelinas et al, 1999).Cette échelle évalue les activités de base de la vie quotidienne selon le concept d’incapacité modélisé par l’OMS.
DAD © Mode d'emploi : en évaluant 5 activités de base et 5 activités instrumentales de la vie quotidienne, l'échelle explore de manière concrète les  effets des troubles de la mémoire associés au syndrome dysexécutif qui se caractérise par des troubles de l'initiation, de l'organisation et de  l'efficacité dans l'action et d’en dissocier certains facteurs psycho-comportementaux comme l’apathie...
DAD © et résultats : plus le score  de «oui» est élevé, plus le patient est autonome. À l'inverse, plus le score de «non» est élevé, plus le patient est dépendant.
Intérêt de la DAD © : l'échelle permet d’apprécier une éventuelle fragilité ou une éventuelle amélioration sous l’effet d’un traitement.Et par voie de conséquence la faisabilité du voyage selon l'évolution pendant le temps de préparation.
DAD © et préparation au voyage : l’échelle peut servir de guide à l'aidant quant à son rôle de tuteur. Celle-ci lui permet de se projeter dans un avenir proche. Elle lui donne aussi la possibilité d’apprécier un des principaux troubles psycho-comportementaux qu’est l’apathie. Trouble qui induit une perturbation significative du fonctionnement socio-familial.
 
NPI-R : ÉVALUATION des SYMPTÔMES PSYCHO-COMPORTEMENTAUX
Le NPI-R est un outil pratique de dépistage et d’évaluation des symptômes psycho-comportementaux. Sa faisabilité en fait un outil capable d’aider les aidants à apprécier les comportements pathologiques du patient Alzheimer qu’il soit à domicile ou en voyage...
 
Le SCORE d'ALERTE des ÉTATS d'AGITATION
Diagnostiquer précocement chez un patient  Alzheimer une évolution morbide vers un trouble comportemental est difficile. Le score d’alerte des états d’agitation chez le sujet âgé validé par l’équipe OCEAAN est une aide précieuse... Explications...
 
CONCLUSION
L’utilisation de protocoles thérapeutiques doit rester sous la responsabilité du médecin consulté. Répondre à la question "Pour quelles raisons son comportement a-t-il changé ?" dépendra en partie de la qualité avec laquelle vous avez préparé  votre voyage.
 
voyage-aptitude-senior.fr© création  Décembre 2007 MISE À JOUR Janvier 2011
© Dr Haicault de la Regontais Ghislain
MALADIE D'ALZHEIMER : PRÉVENTION des ÉTATS d'AGITATION en VOL
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